J'aime la liberté de ton de Didier Porte, son courage, son engagement...
En plus, j'ai eu le plaisir, dans ma vie passée d'éditeur, de publier ses chroniques (clic clic clic).
Surtout, lisez tout ce qu'il publie et, notamment, son dernier opus (clic clic clic).
Alors, quelque chose me dit que la franchise et la lucidité de ses propos concernant Stéphane Guillon, son petit camarade de chronique de France inter, tenus devant les étudiants du Master de journalisme de Montpellier, vont faire beaucoup beaucoup parler... Et au delà du web.
"...J'pense qu'il a un peu, là, pété les plombs. Il a eu beaucoup de presse, donc il est un peu sur un piédestal et il commence à donner des leçons un peu à tout le monde... Donc, je n’oublie pas de rappeler que Stéphane Guillon, y a trois ans, il n’en avait rien à foutre de de la politique. Il a jamais eu la queue d'un début d'engagement politique sur quoi que ce soit. Et son anti-sarkozysme est de pure circonstance. Il a découvert la politique, il y a trois ans (...). Donc... Je ne le considère pas comme le premier opposant à Sarkozy. Je ne le trouve pas fracassant sur le plan politique ..."
Vous voyez que Didier Porte ignore absolument la langue de bois.
La suite est tout aussi intéressante.
Elle permet, surtout, de replacer précisément dans le contexte des rapports Guillon/Porte, les propos de ce dernier...
Le reste - tout le reste ! - est absolument passionnant - et se trouve intégralement ici clic clic clic.
Je vous invite donc à écouter tout ce que dit Didier Porte, tant sont rares les "humoristes" (ce mot est trop limitatif) qui ont un regard aussi affuté, précis et intelligent sur leur "métier" et leur éventuelle influence...
BONUS : à méditer, comment, selon Porte, les humoristes dérangent bien moins qu'un éditorialiste politique comme Thomas Legrand...