Tous d’accord avec Besson !
Vu de loin, on a vraiment l’impression que le PS est devenu un organisme fou qui se dévore lui-même. Au moins à l’époque de la guerre Rocard-Mitterrand, il y avait un débat d’idées entre gauche socialo-communiste (pour faire court) et gauche plus libérale.
Mais aujourd’hui qui saurait dire pourquoi Ségolène Royal et Vincent Peillon se bouffent le nez ?
Il faut quand même se souvenir, je le précise car la mémoire médiatique est courte, que Vincent Peillon était le porte-parole et porte-flingue du courant Royal lors du dernier congrès à Reims il y a tout juste un an.
Depuis la lune de miel a tourné en lune de fiel. On l’a vu ce week-end à Dijon. Peillon a peu apprécié que Royal s’invite à sa petite sauterie avec les Verts et le Modem.
Et depuis, Peillon n’a pas de mots assez cruels pour décrire son ancienne égérie. Ségolène Royal n’aurait pas la capacité de rassembler. Elle n’aurait pas la capacité de travailler sur le fond des choses. Elle serait imprévisible. Pire. Elle participerait gravement à la pipolisation du politique.
Ce qui m’amuse beaucoup, c’est exactement ce que disait Éric Besson dans son livre “Qui connaît Madame Royal ?” après avoir claqué la porte du PS en 2007.
Je serais curieux de savoir ce que disait Vincent Peillon au même moment !
Et Valls, et Montebourg ? Et les journaux tels Libé qui se moquent aujourd’hui de celle qu’ils ont pourtant fait reine ?
Il est vrai qu’à l’époque les sondages étaient “royal” pour Ségolène.
Bruno Testa