Les années 60, ce n'est pas seulement la guerre froide ou la construction du mur de Berlin. Je ne reviendrai pas sur ces évènements, nous en avons assez parlé ces derniers temps.
Non, pour moi , les années 60, c'est mon adolescence, le lycée et.... "Salut les copains"!!!
A l'époque, j'étais au lycée qui se trouvait à 15mn de mon domicile, les cours se terminaient à 16h45, à 17h tapantes, je mettais la clé dans la seerure, ouvrais la porte, laclaquait, paf! et allumais mon transistor juste pour le générique de l'émission..
Mon transistor....autre petite révolution de l'époque. Cadeau de mes parents au précédent Noël, qui venait remplacer, en ce qui me concerne, l'antique TSF de Papa qui prônait toujours dans la salle à manger, d'ailleurs, car mon père ne voulait pas s'en séparer, il y écoutait toujours SES informations, pendant que moi, je m'enfermais dans leur chambre, la seule et unique que nous possédions - je dormais dans un divan dans la salle à manger - pour écouter Françoise Hardy et les autres yé-yé, comme tous les garçons et les filles de mon âge
Nous découvrions ces jeunes talents qui parlait le même language que nous, la jeunesse, les premières amours et les premiers chagrins d'amour...Richard Anthony entendait siffler le train.
D'autres les trouvent belles, belles, belles..
Pendant ce temps-là Johnny Hallyday retenait la nuit.....qu'il était beau gosse à ce moment-là...!
Cette superbe chanson était tirée d'un film "Les Parisiennes", film à sketches, où Johnny chantait la romance à Catherine Deneuve. Film, que je suis allée voir à Paris, et pour cela, j'ai pris le métro, où, dans ce temps-là, un poinçonneur nous trouait notre petit ticket.....
Et tous les soirs, j'attendais avec impatience que l'école soit finie.....
Bref, je passais mes soirées l'oreille sur mon transistor, je dansais le twist sur des chansons dont les titres commençaient à avoir des consonnances anglaises, j'avais troqué mes socquettes blanches contre des chaussettes noires..
Mais évidemment,passant plus de temps à écouter les yé-yés plutôt qu'à faire mes leçons, mes notes se sont mises à baisser et mon père décida de m'inscrire dans une école privée, où c'était un peu plus sévère.Dans ces temps-là, c'était comme ça! On ne travaillait pas, on était sanctionné! Aujourd'hui, dans la même situation, il se créerait une association de mères de famille qui porteraient plainte contre Daniel Filipachi (fondateur de SLC), en l'accusant d'être le responsable de l'échec scolaire de toute une floppée de cancres!!!! Ca ne fait rien, je ne me décourageait pas, bien que mon nouvel établissement scolaire étant plus éloigné de la maison, à 16h45 (toujours..), j'enfourchais mon vélo, et fonçait tête baissée à 50 à l'heure dans les rues d'Argenteuil pour ne pas rater le début de mon émission, tout en rêvant à être la plus belle pour aller danser....
Mais pour aller danser, il fallait demander la permission à Papa..
Dans les années 60, les radios ne nous donnaient pas non plus que des bonnes nouvelles.Le 29 Février 1960, eut lieu un tremblement de terre terrible à Agadir...La guerre d'Algérie battait son plein avec son lot quotidien d'horreurs, et les premiers "pieds noirs", arrivaient en France....
Pour eux, une nouvelle vie commence
A Londres, quatre garçons dans le vent rendent les filles hystériques..
Dans les années 60, je fais ma première communion, et outre la traditionnelle montre, qui me servira à ne pas rater l'heure de Salut les copains, ma grand-mère m'offre le disque de Soeur Sourire, histoire que je ne m'éloigne pas trop de la religion..
Mais le monde bouge; le 22 août 1962, le Général de Gaulle échappe à la mort dans l'attentat du Petit Clamart, tandis que le 22 novembre 1963, John Fitzgerald Kennedy n'échappe pas à la balle de Lee Harvey Oswald...Ce jour-là, notre professeur d'anglais nous apprend la nouvelle en plein, cours, elle est en larmes...
Dehors, la neige tombe....
Un beau jour de printemJe passe mon Certificat d'études, très important, puis mon Brevet, par ps, au temps des fleurs..
Et le temps des amours, toujours...
Un nouveau venu, Antoine nous fait part de ses élucubrations....
Tandis que Johnny, vexé, riposte
Les années passent, je commence à entrer dans la vie active et, tandis que je me promène dans les rues de Paris, mon appareil photo près à attraper la moindre image intéressante à mes yeux, ces mêmes rues commencent à se dépaver , mais Paris s'éveille toujours aussi tôt...
Le voyage se termine, j'éspère que cette decennie vous a fait rêver autant qu'elle m'a rendue heureuse, aujourd'hui, c'est souvenirs, souvenirs