Ce courant du PS piloté par Vincent Peillon organise samedi, à Dijon, des rencontres pour l'éducation. Voici le programme et les enjeux.
Ce courant du PS piloté par Vincent Peillon organise samedi, à Dijon, des rencontres pour l'éducation. Voici le programme et les enjeux.
Samedi 14 novembre, l'Espoir à gauche, courant du Parti socialiste et association ouverte à tout citoyen, organise les premières rencontres du rassemblement pour l'éducation à Dijon.
En conviant, comme à Marseille en août dernier Robert Hue, ancien 1er secrétaire du PCF, Marielle de Sarnez, Jean-Luc Benhamias, vice-présidentsdu MoDem, la PRG Christiane Taubira et Gaby Cohn-Bendit spécialiste de l'éducation, président des amis d'Europe Ecologie et frère de Daniel, en convalescence, l'Espoir à gauche transforme l'essai marseillais de ses ateliers d'été et prolonge la réflexion en commun.
Autour de Vincent Peillon, député européen et animateur du courant, et de François Rebsamen, sénateur-maire de Dijon, de nombreux spécialistes, enseignants, chercheurs, acteurs du monde de l'éducation débattront de ce sujet majeur, autour duquel s'est construit la république française, au XIXe siècle. Un projet éducatif que la nation semble avoir abandonné depuis plusieurs années, "autant en matière de valeurs que de moyens", déplore Vincent Peillon. Il s'agit de remettre l'école au coeur du projet républicain.
Un "back to basics" pétri de socialisme français républicain

"La France et la république doivent conduire une troisième grande réforme de l'école. La crise de l'identité nationale que nous connaissons, car il y en a bien une, est une crise de l'école. On s'est égaré en allant chercher l'origine de cette crise dans l'immigration : la France va mal parce que son école ne va pas bien, l'école se porte mal parce que la république ne lui accorde pas la considération nécessaire, ni à ce qui est inséparable de l'école républicaine : les savoirs, l'esprit critique et la formation citoyenne", selon Vincent Peillon.
Un rassemblement social, démocrate et écologiste qui dépasse les limites du Parti socialiste et se veut constructif, loin des querelles de clochers ou de personnes. Il s'agit, à l'issue de la journée de proposer une ébauche de contrat de gouvernement, de propositions communes pour une réforme de l'éducation à tous les participants : « un projet national, politique et humain ». Trois propositions de base ont été lancées : refonte du temps scolaire, des contenus d'enseignement et des méthodes d'évaluation revisités, un nouveau pacte entre la nation et les enseignants avec une revalorisation et redéfinition du métier d'enseignant. Des sujets dont les militants débattent déjà sur le site web de l'espoir à
gauche.
Ces rencontres de Dijon, doivent accueillir 1500 inscrits. Cinq ateliers, au fil de la journée, visent à apporter des solutions au malaise actuel, des échanges avec de nombreux syndicalistes, responsables associatifs, analystes sont prévus. Voir ici le programme
Ce n'est qu'une première étape pour la rédaction d'un programme, d'une vraie alternative de gauche au pouvoir sarkoziste. Tous les trimestres, l'Espoir à gauche prévoit de nouvelles journées de Rassemblement. Les prochains rendez-vous concerneront les institutions, la VIème république début 2010. Bien plus qu'une belle photo. Un socle de valeurs partagées qui sera utile à la gauche dans son entier à l'horizon 2012.
La photo de famille de Marseille, qui réunissait des anciens communistes et des centristes avait fait jaser, dans les rangs du PS et au delà. Au delà du simple "coup médiatique", dénoncé alors par certains, la première journée du rassemblement écologique, social et démocrate existe d'abord pour faire avancer la gauche française. Et reconquérir des valeurs républicaines délaissées et malmenées par le pouvoir actuel.
Mis à jour par la rédaction du Post
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