En pleine discussion sur l'identité nationale, le dossier est d'actualité... L'identité passe aussi, selon moi, par nos fromages !
L'avenir du petit fromage au lait de vache dépend de l'obtention d'un label : l'indication géographique protégée (IGP).
Et ce label ne vient pas !
Putain pourtant que c'est bon le Saint-Marcellin sur un peu de pain frais avec un petit verre de Saint Joseph.
Et si rien est fait, comme un atelier de couture, le célèbre fromage présent sur la table du roi Louis XI risque la délocalisation.
Oui, Madame, la délocalisation en Roumanie ou en Pologne...
"C'est une volonté politique des éleveurs et des transformateurs de cette région, pour éviter une délocalisation de la production et de la transformation du fromage de Saint-Marcellin. C'est un réflexe de survie, une réaction antimondialiste", explique Bruno Neyroud, agriculteur et président du comité interprofessionnel du Saint-Marcellin, interrogé par Le Dauphiné Libéré.
Les producteurs n'ont "pas envie de voir produire des Saint-Marcellin en Bretagne ou avec du lait des pays de l'Est ou pire encore, avec du lait en poudre", affirme le quotidien.
Il manquerait plus que ça : du Saint Marcellin slovaque ! Et pourquoi pas du camembert hollandais ou du reblochon portugais ?
Le dossier pour l'obtention de l'IGP passera en commission nationale
le 10 décembre. Elle devrait être positive, selon le journal local. Mais...
Cette bataille vaut bien un fromage sans doute, dirait Jean de la Fontaine, cité par Le Dauphiné Libéré. Reste à la gagner.
Vive l'Etoile du Vercors ! Vive le Saint Marcellin dauphinois !