C'est une information affligeante, le récit consternant de deux représentants syndicaux de l'usine Molex qui sont invités aux Etats-Unis par le syndicat majoritaire américain, AFL-CIO, et qui sont traités comme des terroristes à leur arrivée sur le territoire.
Quatre heures d'interrogatoire poussé à la douane. Des fonctionnaires qui connaissent leur dossier et qui exposent des articles de presse pour s'assurer qu'ils sont bien en présence des dangereux terroristes.
Des gros bras aidés de la police qui bloquent le passage pour empêcher les deux français de participer à la réunion syndicale à laquelle ils sont pourtant invités en bonne et due forme par leurs collègues nord américains.
Bref, le récit que relate aujourd'hui l'Express est à se taper la tête contre les murs. Car il ne faut pas oublier une chose dans cette histoire : les terroristes ne sont pas ceux que l'on croit et, si vous voulez mon avis, on devrait davantage les chercher au niveau du conseil d'administration de l'entreprise qu'au niveau des salariés.