Selon plusieurs études, ceux qui téléchargent le plus illégalement sont aussi... ceux qui achètent le plus de CDs!
hadopi et l'industrie du disque
montage Le Post
Censée protéger les artistes et apporter une certaine
pérennité aux industries du disque et du film, la
loi Hadopi pourrait-elle avoir, finalement, un effet contre-productif?
C'est une question que l'on peut se poser au vu des résultats d'une étude britannique commandée par
Ipsos Mori et publiée ce dimanche:
les personnes qui
téléchargement le plus de manière
illégale sont aussi celles qui achètent le plus de
musique de façon légale, rapporte
The Independent. Selon cette étude, un Britannique qui ne télécharge jamais illégalement dépense en moyenne 33£ en CDs chaque année, alors qu'un Britannique qui télécharge illégalement en dépense 77.
C'est une étude britannique me direz-vous. Dont le panel était constitué de citoyens britanniques et non français. Transposer la situation à la France et à Hadopi serait un peu capilo-tracté, me direz-vous.
Sauf que des études comme celle-ci, il y en a aussi eu en France...
1. 2009, "les pirates consomment légalement plus de musique"
C'est une étude de l'Ipsos, elle n'est vieille que de quelques semaines (septembre 2009) et ses conclusions... ressemblent fortement à celle de l'étude britannique paru dans
The Independent!
"
Les pirates achètent
davantage de musique que la moyenne des internautes, qu'il s'agisse
de téléchargement sur les sites officiels ou d'achat
de CD dans les magasins traditionnels", écrit l'Ipsos dans le communiqué qui présente les résultats de son étude.
La donnée selon laquelle téléchargements légal et illégal ne s'opposent pas tient une place importante. En effet, les jeunes Français (16-34 ans) téléchargent quasiment autant de musique de façon légale que de façon illégale, selon l'étude Ipsos:

ipsos
2. 2007, "téléchargements payant et illégal ne s’opposent pas"
C'est L'IDATE (Institut de l'audiovisuel et des télécoms en Europe) et Médiamétrie qui, déjà en 2007, le disaient. Il y a 2 ans, ces deux organismes
publient une étude sur les
pratiques de téléchargement - légal et
illégal - de musique, de vidéo et de jeux en France,
aux Etats-Unis et en Grande Bretagne. Conclusion? "
Téléchargement payant
et téléchargement illégal ne s'opposent pas:
les clients des services payants se retrouvent largement parmi les
utilisateurs des réseaux peer-to-peer", rapporte le site institutionnel
Artesi Ile-de-France.
3. 2003, c'était l'époque du Peer to peer
Il y a presque 10 ans, Jupiter Research, un cabinet d'études international spécialisé dans l'économie numérique, planchait déjà sur la question. A l'époque,
il paraît que les conclusions
de son étude avaient effrayé Pascal Nègre, qui était alors le patron du SNEP, le syndicat national de l'édition phonographique. Et pour cause, Jupiter Research annonçait alors que "
ceux qui
téléchargeaient le plus sur les réseaux de
Peer-to-Peer (P2P) étaient aussi ceux qui achetaient le plus
de CDs", rapportait
Numérama.
Alors, ça vous inspire quoi?
Selon vous, est-ce que Hadopi peut tuer l'industrie du disque?
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