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Finalement, le copié-collé, c'est très bien. Là aussi une piqûre de rappel...

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le 30/10/2009 à 13:47, vu - fois, - nombre de réactions
Info non vérifiée par la rédaction du Post.

Comment je me rappelle que le Chanoine du Latran est contre la laïcité donc, n'est PAS mon président de la République.

 

 

Henri Pena-Ruiz : "Laïcité..."

Henri Pena-Ruiz, philosophe, professeur, écrivain, ancien membre de la commission Stasi sur l'application du principe de laïcité dans la République vient de publier dans Le Figaro du 03 janvier 2008 un article intitulé : "Laïcité : les cinq fautes du président de la République".

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Henri Pena-Ruiz
Laïcité : les cinq fautes du président de la République

 

Nicolas Sarkozy a prononcé au Vatican, un discours choquant à plus d'un titre. Soutenir, en somme, que la religion mérite un privilège public car elle seule ouvrirait sur le sens profond de la vie humaine est une profession de foi discriminatoire. Il est regrettable qu'à un tel niveau de responsabilité cinq fautes majeures se conjuguent ainsi.

Une faute morale d'abord. Lisons : «Ceux qui ne croient pas doivent être protégés de toute forme d'intolérance et de prosélytisme. Mais un homme qui croit, c'est un homme qui espère. Et l'intérêt de la République, c'est qu'il y ait beaucoup d'hommes et de femmes qui espèrent.»

Dénier implicitement l'espérance aux humanistes athées est inadmissible. C'est montrer bien peu de respect pour ceux qui fondent leur dévouement pour la solidarité ou la justice sur un humanisme sans référence divine. Ils seront nombreux en France à se sentir blessés par de tels propos. Était-ce bien la peine de rendre hommage au jeune communiste athée Guy Môquet pour ainsi le disqualifier ensuite en lui déniant toute espérance et toute visée du sens ? En fait, monsieur le président, vous réduisez indûment la spiritualité à la religion, et la transcendance à la transcendance religieuse. Un jeune héros de la Résistance transcende la peur de mourir pour défendre la liberté, comme le firent tant d'humanistes athées à côté de croyants résistants.

Une faute politique. Tout se passe comme si M. Sarkozy était incapable de distinguer ses convictions personnelles de ce qui lui est permis de dire publiquement dans l'exercice de ses fonctions, celles d'un président de la République qui se doit de représenter tous les Français à égalité, sans discrimination ni privilège. Si un simple fonctionnaire, un professeur par exemple, commettait une telle confusion dans l'exercice de ses fonctions, il serait à juste titre rappelé au devoir de réserve. Il est regrettable que le chef de l'État ne donne pas l'exemple. Curieux oubli de la déontologie.

Une faute juridique. Dans un État de droit, il n'appartient pas aux tenants du pouvoir politique de hiérarchiser les options spirituelles, et de décerner un privilège à une certaine façon de concevoir la vie spirituelle ou l'accomplissement humain. Kant dénonçait le paternalisme des dirigeants politiques qui infantilisent le peuple en valorisant autoritairement une certaine façon de conduire sa vie et sa spiritualité. Des citoyens respectés sont assez grands pour savoir ce qu'ils ont à faire en la matière, et ils n'ont pas besoin de leçons de spiritualité conforme.

Lisons à nouveau : «Dans la transmission des valeurs et dans l'apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l'instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur.» On est surpris d'une telle hiérarchie éthique entre l'instituteur et le curé. L'école de la République a été inventée pour que les êtres humains puissent se passer de maître. Tel est l'honneur des instituteurs et des professeurs.

Grâce à l'instruction, l'autonomie éthique de chaque personne se fonde sur son autonomie de jugement. Elle n'a donc pas à être jugée moins bonne que la direction de conscience exercée par des tuteurs moraux. Étrange spiritualité que celle qui veut assujettir la conscience à la croyance !

Une faute historique. L'éloge du christianisme comme fondement de civilisation passe sous silence les terribles réalités historiques qui remontent à l'époque où l'Église catholique disposait du pouvoir temporel, puisque le pouvoir politique des princes était alors conçu comme son «bras séculier».

L'Occident chrétien peut-il s'enorgueillir du thème religieux du «peuple déicide» qui déboucha sur un antisémitisme particulièrement virulent là où l'Église était très puissante ? Les hérésies noyées dans le sang, les guerres de religion avec le massacre de la Saint-Barthélemy (3500 morts en un jour : autant que lors des attentats islamistes du 11 Septembre contre les Twin Towers), les croisades et les bûchers de l'Inquisition (Giordano Bruno brûlé vif en 1600 à Rome), l'Index Librorum Prohibitorum, censure de la culture humaine, l'anathématisation des droits de l'homme et de la liberté de conscience (syllabus de 1864) doivent-ils être oubliés ? Les racines de l'Europe ? L'héritage religieux est pour le moins ambigu…

L'approche discriminatoire est évidente dès lors que le christianisme est invoqué sans référence aux atrocités mentionnées, alors que les idéaux des Lumières, de l'émancipation collective, et du communisme sont quant à eux stigmatisés à mots couverts au nom de réalités contestables qu'ils auraient engendrées. Pourquoi dans un cas délier le projet spirituel de l'histoire réelle, et dans l'autre procéder à l'amalgame ? Si Jésus n'est pas responsable de Torquemada, pourquoi Marx le serait-il de Staline ? De grâce, monsieur le président, ne réécrivez pas l'histoire à sens unique !

Comment par ailleurs osez-vous parler de la Loi de séparation de l'État et des Églises de 1905 comme d'une sorte de violence faite à la religion, alors qu'elle ne fit qu'émanciper l'État de l'Église et l'Église de l'État ? Abolir les privilèges publics des religions, c'est tout simplement rappeler que la foi religieuse ne doit engager que les croyants et eux seuls. Si la promotion de l'égalité est une violence, alors le triptyque républicain en est une. Quant aux droits de l'homme d'abord proclamés en Europe, ils proviennent de la théorie du droit naturel, elle-même inspirée de l'humanisme de la philosophie antique et notamment de l'universalisme stoïcien, et non du christianisme. Si on veut à tout prix évoquer les racines, il faut les citer toutes, et de façon équitable.

Une faute culturelle. Toute valorisation unilatérale d'une civilisation implicitement assimilée à une religion dominante risque de déboucher sur une logique de choc des civilisations et de guerre des dieux. Il n'est pas judicieux de revenir ainsi à une conception de la nation ou d'un groupe de nations qui exalterait un particularisme religieux, au lieu de mettre en valeur les conquêtes du droit, souvent à rebours des traditions religieuses. Comment des peuples ayant vécu avec des choix religieux différents peuvent-ils admettre un tel privilège pour ce qui n'est qu'un particularisme, alors que ce qui vaut dans un espace politique de droit c'est justement la portée universelle de conquêtes effectuées souvent dans le sang et les larmes ?

Si l'Europe a une voix audible, ce n'est pas par la valorisation de ses racines religieuses, mais par celle de telles conquêtes. La liberté de conscience, l'égalité des droits, l'égalité des sexes, toujours en marche, signent non la supériorité d'une culture, mais la valeur exemplaire de luttes qui peuvent affranchir les cultures, à commencer par la culture dite occidentale, de leurs préjugés. Simone de Beauvoir rédigeant Le Deuxième Sexe pratiquait cette distanciation salutaire pour l'Occident chrétien. Taslima Nasreen fait de même au Bangladesh pour les théocraties islamistes. La culture, entendue comme émancipation du jugement, délivre ainsi des cultures, entendues comme traditions fermées. Assimiler l'individu à son groupe particulier, c'est lui faire courir le risque d'une soumission peu propice à sa liberté. Clouer les peuples à des identités collectives, religieuses ou autres, c'est les détourner de la recherche des droits universels, vecteurs de fraternité comme d'émancipation. Le danger du communautarisme n'est pas loin.

La laïcité, sans adjectif, ni positive ni négative, ne saurait être défigurée par des propos sans fondements. Elle ne se réduit pas à la liberté de croire ou de ne pas croire accordée avec une certaine condescendance aux «non-croyants». Elle implique la plénitude de l'égalité de traitement, par la République et son président, des athées et des croyants. Cette égalité, à l'évidence, est la condition d'une véritable fraternité, dans la référence au bien commun, qui est de tous. Monsieur le président, le résistant catholique Honoré d'Estienne d'Orves et l'humaniste athée Guy Môquet, celui qui croyait au ciel et celui qui n'y croyait pas, ne méritent-ils pas même considération ?

> Source :

  • Un article d'Henri Pena-Ruiz, philosophe, professeur, écrivain, ancien membre de la commission Stasi sur l'application du principe de laïcité dans la République.
  • Derniers ouvrages parus : Qu'est-ce que la laïcité ? (Gallimard) et Leçons sur le bonheur (Flammarion).
  • Publié par : http://www.lefigaro.fr/
  • Le : 03/01/2008
Par Nanou75 Groupe Actif et militant (- Encourager)
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@ Nanou 75.
Gracie mille signora !!!!Si se gioca, tua nonna italianna ! il sangue flussi
Italiano nelle vene. benvenuto nel club...;Amica mia....Cosa fare ? Ci sono
persone appassionate.....

En ce qui me concerne, nos joies et nos peines, c'est souvent très fort....
Félicitations pour ta ténacité....pour la licence...

Buona sera.....
Avouons tout, je me suis bien fendu la pêche...
J'avais beaucoup de chance à cette époque. Demandée, comme lectrice, par le président de la fac' d'Urbino, alors qu'il me manquait deux U.V. de licence (pas grave pour ce brave homme...), c'est Paris-Sorbonne III, en la personne du professeur Fioratino (un con, s'il n'est pas mort, autant qu'il le sache), qui m'empêcha de signer le contrat, outré qu'une même pas licenciée "ose" décrocher le poste... Il me déclara (un vrai salopard) "vous n'irez pas, mais je suis très content de savoir qu'il y a un poste de lecteur à Urbino, j'envoie quelqu'un d'autre." Évidemment, j'étais germaniste un peu reconvertie, "ça" déplaisait... Ces gens se haïssaient.
Comique, mais ça fait cagare...
Bof ! On fait autre chose.
@ Nanou !

Mais je suis totalement d'accord avec toi ! que se passe t- il ? j'ai raté un
épisode ? Aujourd'hui, suite à un problème de santé (+ température ) je suis
partie avec mon mari ( je ne conduis pas. ) Enfin bref ! avant j'ai lu assez
rapidement le post puis, j'ai fait le commentaire...Ce n'est pas vraiment la forme.... Tu me demandes si je suis Italienne par hasard ? ou d'origine ? quel rapport ? D'origine, avec une mère (Carla !! ) et tutta la famiglia.....
ma io sono nata à Parigi !!Dove in Italia ? Bergamo, Intra, Milano Etc....
Buona notte...Signora!!!
Nicolina, cela me semblait de consonnance italienne et... j'adore l'italien et l'Italie. J'ai bien une grand'mère d'origine italienne, mais je pense que cela ne joue pas. Par contre, lorsque j'ai abordé les études d'italien à la fac' (il me fallait une seconde langue - obligatoire - et je détestais l'anglais), après deux mois passés en Italie à ne fréquenter que des Italiens ne parlant pas un mot de français, à lire les albums de "Topolino" (excellents pour le vocabulaire courant) et six mois en cours du soir au lycée italien de Paris, très gonflée, je me suis inscrite en italien seconde langue en première année de fac' (la gueule du prof', l'horreur ! J'entravais que dalle !) et je suis passée de justesse avec le mépris total du prof' d'italien. Drôlissime, j'ai décidé, pendant mon anée de licnce d'allemand, de m'inscrire en licence d'italien (cela me plaisait vraiment), au grand dame d'un de mes prof' d'allemand, parce que, en prime je travaillais pour gagner ma pitance, qui m'a dit "vous êtes complètement dingue, vous allez tout rater". L'idiot... Je m'étais inscrite en 3 ème année d'italien (pas le droit de passer les examens, il me fallait d'abord une première licence), juste pour "entretenir" mes connaissances. Du coup, vexée (on est con, à cet âge), je me suis dit "tu vas voir, bonhomme !", faisant donc une double licence (séparément l'une de l'autre, double boulot, ce qui n'existe plus) et m'offrant le luxe d'un cours sur le "Decameron" de Boccacio, une horreur d'italien ancien illisible, dont je sortis avec un 13 de moyenne sur l'année. Le plus drôle était que le prof' qui enseignait sur le Decameron était celui qui m'avait traitée de "tarte" (à très juste titre) en première année de fac'... Ce ne fut pas pas un 13 de faveur...
Nicolina, tu n'as raté aucun épisode. Mais, "mes Italiens" ou bien mes "Allemands", je les détecte de très loin, je les connais presque par coeur... Cosa fare ? E' difficile... Ecco li...
Pas certain que Le Figaro de maintenant méme .fr publierai ce méme article remarquable...! +1
Hautefort,
Je n'ai pas vérifié s'il est dans le Figaro.fr que je reçois chaque jour (mais je suis abonnée au "Monde", je n'aime pas le Fig'), il faut cependant savoir ce que racontent les lèche - bottes qui, parfois, en ont marre ( ! ) mais ce n'est pas chez eux que je l'ai pêché. Je pensais ("faut pas penser", dit mon mari...) que les références du site étaient notées, au moins dans les "sources", ce n'est pas le cas. Il faut absolument que je vous retrouve les références de ce blog (créé avec SPIP) qui a l'air d'avoir des contenus absolument remarquables...

J'ai honte, mais j'ai "pensé"... Normal.
Bonjour!

Pouce! bien sûr !
Cet homme, ce Résistant catholique Honoré d'Estienne D'Orves et ce jeune
Humaniste Athée Guy, Moquet, et tous les autres, que nous nommerons au fil du temps....afin que personne ne les oublient.....méritent la même considération Ô combien !!
En ce qui concerne la séparation de l' Eglise et de l'Etat ! cela a été une
grande initiative........
Nicolina,
Ma, saresti Italiana, per caso ? O, almeno di origine ?
Un homme qui n'a ni foi ni loi ne peut que faire mu-muse avec le pape. Benoît, cette andouille à moitié conditionnée par le nazisme (ET je suis gentille, ET je sais de quoi je parle, je les ai étudiés, tant les nazis que les fascistes, JE VOULAIS COMPRENDRE, DANS LE TEXTE...), ce pape qui a re - répandu la soutane dans nos rues (ce qui me met quelque part en joie, me donnant l'occasion de recommencer à croasser quand je les rencontre, il ne faut pas les rater) , qui a ré - intégré les intégristes et qui ne veut pas des capotes anglaises dans les pays pauvres, ce con, SANS EXPLIQUER POURQUOI, là tout le monde aurait fait une campagne d'envoi massif de capotes dans les pays pauvres, parce qu'il a fait cela pour éviter LA grosse épidémie de SIDA mais un pape, ça condamne, ça n'explique pas...
Revenons à Chouchou. La trouille, la superstition, la jupe papale "allo, Papà, bobo !" , "j'ai divorcé deux fois mais je suis croyant" (tu parles ! On comprend que le "Canard Enchaîné" lereprésente avec des cornes de diable maquillées en mêches de cheveux). Il faut aller lire "Napoléon le Petit" de Victor Hugo. Si j'nseignais, à partir de l'élémentaire jusqu'à la fac', j'en lirais, tous les jours un extrait pendant 10 minutes à mes élèves... Je n'enseigne pas. Je vais finir par le regretter. Bonne leçon de civisme, de politique. Il faut envoyer un courriel à Sarko pour qu'il exige cette lecture dans les écoles, au lieu de la lettre d'adieu de Guy Moquet. ça, c'est l'impudeur TOTALE du personnage. Comment a-t-il osé ? Un écrit aussi personnel,aussi privé, cela ne s'impose pas, cela se choisit. Il Duce ? ou le Führer ?
Moi aussi. Je m'en suis mis 2...
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