Autour de Ségolène Royal, les témoins ont dit la violence inouïe du capitalisme...

A la tribune Michel Gollac, Ségolène Royal, Gaëtan Gorce et Hélène Cixous, lors de l'Université sur le Travail.
Photo : cc RichardTrois
C'était lors de l'Université populaire et participative de Désirs d'Avenir, présentée par Ségolène Royal et animée par Gaëtan Gorce député de la Nièvre; une université intitlée "Souffrance au travail, salariés bridés, chômage explosif: les salariés peuvent-ils encore croire en la valeur travail ?".
J'ai été frappé par la dignité et la force des témoignages des salariés de Fabris, l'ex-sous-traitant de Renault et de Peugeot, liquidé sur l'autel du profit à tout prix. Vous me pardonnerez ce propos très personnel.
Mais Guillaume Duval, le premier salarié de Fabris à temoigner, m'a tout particulièrement rappelé mon père.
Même moustache, même cheveux blancs et même usure physique infligée par des années de labeur en usine. Et comme mon père, même dévouement pendant des années de dur labeur pour être finalement jeté avec moins de considération et d'égards que n'en ont eu les machines.
C'est cela le capitalisme d'aujourd'hui qui continue à placer le profit au dessus de tout.
Les interventions lors de cette université de Guillaume Duval et Guy Eyermann, syndicalistes et salariés de l'ex-Fabris, ont montré la dignité et la très forte demande de respect qui émane des salariés.
Voici leur intervention pendant l'université populaire de Mercredi :
Ces interventions avaient été précédées par celle de Paul Moreira, journaliste et auteur du documentaire et du livre "Travailler à en Mourir" (co-écrit avec Hubert Prolongeau). Paul Moreira a décrit son parcours de grand reporter parti au Japon enquêter sur les Karoshi, les morts d'excès de travail et revenu en France pour découvrir que la souffrance au travail et ce qu'il a appelé le "management qui fracasse les gens" est lui aussi reponsable de très nombreux morts et suicides en France.
Après avoir expliqué son enquête chez Arcelor et puis chez Renault, Paul Moreira a terminé sur une proposition concrète pour lutter contre la souffrance au travail : "permettre plus de transparence, faire que les rapports des inspecteurs du travail soient rendus publics. Il faut savoir que c'est quasiment impossible de les avoir". Il a ajouté : "c'est terrible à dire mais ce qui bouge les entreprises aujourd'hui confrontées à ces problèmes, les gens qui se suicident parmi leurs salariés, ce n'est pas tellement la morale, ce n'est pas tellement la peine, ce n'est pas tellement la compassion, c'est la peur pour leur image. Ils ont très très peur que leur image soit endommagée parce que c'est vrai qu'entre 2 entreprises ont préférera toujours acheter l'objet assimilé à une entreprise sympa qu'à celle où les gens se tuent les uns après les autres (...). Pour que ce contre-pouvoir de la société civile soit efficace, il faut que le politique admette, un jour ou l'autre, que les travaux des agents administratifs, je pense en particulier aux inspecteurs du travail, doivent devenir publics."
Voici l'intervention complète de Paul Moreira:
Sont aussi intervenus Hélène Cixous, philosophe et écrivain , Yvan du Roy, journaliste auteur de "Orange stressée" qui a décrit en détail le drame qui se déroule à France Télécom, Yves Perrot, chef d'entreprise, Président du Centre des jeunes dirigeants (Paris), Anna Sam, caissière de supermarché, auteur de "Les tribulations d'une caissière".
Juste avant les interventions du public et la conclusion par Gaëtan Gorce, député de la Nièvre, le sociologue Michel Gollac a très brillamment présenté les causes de la souffrance au travail qu'il dit massive en France même si cette souffrance n'est pas toujours intense voire extème comme dans les cas qui conduisent au suicide. Il a conclu en donnant des pistes pour y remédier.
Michel Gollac a commencé par expliquer que la souffrance nait d'abord et partie d'une évolution positive et source d'espoir: "une formation plus élevée, une éducation différente qui change nos attentes vis à vis du travail" alors que le travail lui n'évolue pas dans le même sens et qu'un "nombre croissant de salariés qui se sentent responsables vis-à-vis de leur travail et de leur collègues".
En effet d'après Michel Gollac : "on a enregistré une très forte intensification du travail, puis un retour de la formalisation, des prescriptions, des normes et critères d’évaluations abstraits, une précarisation de l’emploi, une individualisation, une fragilisation des identités et des collectifs. Je n’ai pas le temps de développer mais si je prends l’exemple de l’intensification du travail qui a été évoqué à la fois à propos de Fabris ou de France Telecom, c’est quelque chose qui entre en contradiction avec les attentes nouvelles. Face à cette intensification du travail nous ne sommes pas tous égaux : 2 personnes soumises à la même intensification du travail, l’une va la supporter au moins un certain temps, l’autre ne va pas la supporter. Et beaucoup des transformations du travail ont cet effet de créer des clivages entre les personnes. Et l’une des conséquences pour les personnes qui n’arrivent pas à faire face, c’est que les souffrances engendrées sont vécues comme des problèmes personnels, sont vécues comme de l’incompétence."
Voici l'intervention complète de Michel Gollac :
En conclusion, Gaëtan Gorce, député de la Nièvre et très investi à l'Assemblée Nationale sur les questions relatives au travail et à l'entreprise, a réussi le tour de force en moins de 8 minutes de résumer et d'esquisser les solutions qui nous permettront de sortir le pays de cette situation si douloureuse pour beaucoup.
Voici cette conclusion :
Retrouvez l'ensemble des interventions, y compris celles du public, sur le site de Désirs d'Avenir,
en cliquant ici.
Je vous conseille notamment l'intervention liminaire d'Hélène Cixous.
Et si vous avez apprécié cette université populaire et participative, je vous invite très chaleureusement à la prochaine édition qui se déroulera le 30 novembre à Paris.
Il se trouve que j'ai écouté l'interview de S.Royal sur Europe 1, et en aucune
façon je n'y retrouve ce que vous sous-entendez....disant que la justice devait
être la même pour tous néanmoins...et surtout insistant sur l'incongruité de
l'immunité dont bénéficie le Président de la République.
On ne serait mieux dire car qu'est-ce que cela veut dire une justice qui passe
vingt ans après les faits ???
La question est plus que jamais d'actualité.....
Çà radote toujours ? :))))
MDR!
Faire travailler la France pour grandir et sortir de cette boucle d'assistés sociaux
mais tu n'as pas compris qu'ils preferent des zassistés sociaux plutot que des travailleurs syndiqués?
et pendant ce temps ils se payent des douches en or!!!
Si vous aviez pris le temps de lire et d'écouter les témoignages , vous vous rendriez compte que l'on parle ici de personnes qui ont donné leur vie à leur travail et qui n'ont pas compté leur heure pour se faire jeter comme des malpropres.
Sans parler de ceux qui ont tellement donné leur vie qu'ils l'ont perdue.
Quant à ceux que vous traitez d'assistés, j'imagine que vous parlez des banquiers ou du patron de Véolia nommé par Sarkozy à la tête d'EDF et autorisé à rester à la tête de Veolia pour toucher sa retraite chapeau de plusieurs millions d'euros ?
c'est peu dire de la crédibilité absente de leur com
On débat sur un sujet sérieux, on ne s'insulte pas. Rien n'empêche Zénobie, Innuendo et consorts d'argumenter, au lieu d'injurier Ségolène Royal.
De tels commentaires ne devraient pas être publiés.
elle ne fait que pleurer la France mais en profite au max
Le monde va changer , il faut anticiper pour survivre , le capitalisme et le libéralisme vont nous entrainer à la perte de l'humanité .
Cependant attention, à ne pas trop se couper de tout le monde.
Elle n'a pas de poste à distribuer, pas d'investiture à valider mais elle ne partage sûrement pas le ton de ton commentaire sur David Assouline ni ceux entendu sur A.Montbourg ou d'autres camarades socialistes.
Merci pour ce travail de transmission via internet.
P.S. : je trouve bien de laisser les commentaires outranciers, par hasard des sarkozistes patentés. Cela nous montre leur niveau et leur manque d'intérêt pour les sujets que concernent les travailleurs.
Comme d'habitude depuis un long moment, il n'y a que Royal pour se poser les bonnes questions. Je vais finir par voter pour elle si ça continue! :)
Trève de plaisanteries, il est vrai que le bien être au travail est un sujet charnière car son état aujourd'hui représente très bien la coupure en le peuple et ceux qui dirigent l'activité.
Le management actuel s'inscrit dans une logique (qui est bien politique) néolibérale. Sarkozy est un néolibéral, quand Chirac n'était qu'un libéral. Pour moi, il n'y a rien d'étonnant à voir les choses se déliter..
J'ai d'ailleurs écrit un article sur le néolibéralisme comme facteur de précarité sociale et culturelle.
Si ça vous intéresse: http://www.lepost.fr/article/2009/04/12/1493593_neoliberalisme-qui-es-tu_1_0_1.html
Extrait: Et c’est là que le bât blesse. Car en effet, le programme néolibéral, qui tire sa légitimité en apparence de la force politico-économique de ceux dont il exprime les intérêts (actionnaires, opérateurs financiers, industriels, hommes politiques, hauts fonctionnaires des finances) favorise, dans la réalité et depuis 30ans, la coupure entre l’économie et les réalités sociales. Le but étant de construire un système conforme à la description théorique, c’est-à-dire une sorte de machine logique.
On recherche alors le règne absolu de la flexibilité (avec les recrutements à durée déterminée ou les intérims et les « plans sociaux » à répétition). Pire, l'objectif, au sein même de l’entreprise, est la concurrence entre filiales, entre équipes et, enfin, entre individus. En fait, la théorie néolibérale favorise l’ individualisation de la relation salariale : objectifs individuels ; entretiens individuels d’évaluation ; évaluation permanente ; hausses individualisées des salaires ou primes...
En tout cas, ce serait un débat plus utile que celui sur une sorte d'identité qui n'existerait plus dans notre pays...
Reprenons les valeurs de notre pays et travaillons une politique à partir de ça, voilà comment nous affirmerons l'identité française : Liberté, égalité, fraternité !
Pas le peine de chercher autre chose, elles sont là les valeurs de la France écrites sur toutes les mairies.
Toute réflexion pour l'avenir doit se baser sur elles.
@CHOUCHOUCHAT le 31/10 à 08h51
c'est justement sans doute parce qu'elle est comme çà que quasiment tous les vrais socialistes ( mitterrandiens ou autres) n'en veulent pas !
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le socialiste et mitterrandien que je suis la soutien a fond
alors parlez pour vous car sur ce sujet vous etes largement minoritaire
Je m'engage à servir ses disciplines et à rester fidèle à sa personne et à son oeuvre."
François Mitterrand "
C'est peut-être à cause de ces paroles que Chouchouchat, Innuendo et des mitterrandiens comme Besson, aiment Sarkozy et détestent Royal
Réponse : DSK, patron du FMI
Un vrai homme de gauche, lui, pas comme Royal (ironie, pour ceux qui ne comprendraient pas)
si royal est si detestée par certains c'est qu"ils craignent pour leurs traitement de faveur leurs magouilles
le patron du FMI comme les autres besson sarko hortefeu et ciesont plus proches de petain que royal
mais on a l'habitude avec cette droite de voir faire prendre des vessies pour des lanternes comme disait papi
Derrière tous ces problêmes, cette phrase de Sarkozy, président des amis du Fouquets : "je ne crois pas au partage du travail"...
merci Richard3.
Cela va en surprendre plus d'un...
Parcourant ma ligne Twitter, ce midi, je suis tombé sur cette maxime journalistique...
Comment en quelques jours et quelques phrases, il s’est définitivement discrédité et grillé......
La ministre de l'Economie est désignée "star" de la finance de l'année par le Financial Times.
Des centaines de mails, de coups de fil attérés, de commentaires consternés... La colère gronde parmi les militants contre Vincent Peillon!
Sur BFM TV, quelques mots qui sonnent étrangement, comme si l'inconscient de Valls avait parlé...
Où comment Peillon a raté son putsch sur le courant 'L'Espoir à gauche'...
Aux US en ce moment, j'ai pris une photo, finalement très en phase avec l'actu du moment : le pass contraception proposé par Ségolène Royal.
Le gouvernement "réfléchit" à un ministère commun entre la France et l'Allemagne. On se demande bien où il a bien pu trouver cette idée......
Ségolène Royal était à Berlin ce 8 novembre...















































