Stéphane Guillon et Yann Barthès: des têtes vont tomber!
Branle-bas de combat là où réside « qui vous savez ». Cibles désignées: Stéphane Guillon, Yann Barthès et les Guignols, ces adversaires irréductibles qui résistent encore et toujours à ce même qui vous savez.
De plus en plus, « qui vous savez » s'inquiète des effets politiques dévastateurs que les interventions de ces néo-éditorialistes peuvent causer dans l'opinion. Nous avons déjà eu, sur ce blog, l'occasion de souligner que la stratégie présidentielle de contrôle des médias avait finalement échoué. Et pire encore pour ce pouvoir, la sournoise régression de la liberté des journalistes entamée en 1993, accélérée en 2007, a été compensée par l'émergence des « humoristes » qui, des Guignols à Canteloup, en passant par Guillon et Barthès, ont occupé un espace éditorial que les journalistes ont déserté.
Résultat: le système a généré un antidote cent fois plus puissant que le poison concino-sarkozyste. Car ces amuseurs, écriveurs, bateleurs, imitateurs, complètement affranchis des règles du savoir-vivre journalistiques s'en donnent à coeur joie. Et comme le citoyen de base ne se retrouve pas dans les éditoriaux de Joffrin, dont le rêve est de collaborer au débat sur l'identité nationale de Besson, il se replie fiévreusement sur ces héritiers de Coluche et le Luron. CQFD.
Mais tout cela ne va pas durer.
Dans le collimateur, le patron de Canal, Rodolphe Belmer, jugé coupable de ne pas tenir les Guignols et Yann Barthès. Procédé classique: on lâche le petit écho faisant état du mécontentement suprême. A défaut de pouvoir obtenir la tête de la cible, cette dernière, se sachant menacée, finit par offrir une tête ou deux, histoire de donner des gages. Longtemps efficace, cette arme tend à s'émousser. Le rapport de forces s'inverse. Regardez Guillon à Inter. Toujours là...
Cela étant, l'opération « évacuons Guillon en douceur » semble avoir débuté. Guillon lui même le raconte dans une interview à Téléobs.
Question: « On sent moins l’enthousiasme des journalistes d’Inter pendant vos chroniques? »
Réponse: « Il y a eu beaucoup de tension à Inter au printemps dernier autour de ce changement de présidence. Parmi les critiques qui m’ont été adressées, certaines ont évoqué les “rires gras” du studio. Après, forcément, il y a eu un silence de cathédrale ! J’ai demandé à l’équipe de se détendre, mais ce n’est pas évident. Je sais aussi qu’il y a un clivage au sein de la rédaction, certains adorent, d’autres détestent. C’est comme ça. Et les rires, j’ai appris à m’en passer. »
Cette déclaration est étonnante. Guillon y avoue que ses camarades de jeu, notamment Demorand et Legrand, n'osent plus rire de ces gaudrioles. Rire serait compromettant, suspect, donc coupable.
Et on imagine déjà le piège qui pourrait se refermer sur Guillon. La petite rumeur qui peut devenir grosse. Guillon ne fait plus rire, d'ailleurs même ses copains du studio ne s'esclaffent plus. Il suffit ensuite de décliner dans les déjeuners en ville: « Avez-vous remarqué que Guillon ne fait plus rire Demorand et Legrand? », qui sera suivi de: « Il est quand même moins drôle qu'avant non? ». Puis de : « Depuis le temps qu'il fait cette chronique, forcément, il s'est usé ».
Reste le cas Barthès. Disons le tout net: pour avoir une idée de ce qui l'attend à terme, dans les semaines qui viennent, scrutons tous attentivement les réactions de Denisot à ses saillies drolatiques. Denisot a toujours été le baromètre canalosarkozyste des grâces et disgrâces...
PS: en prime pour ceux qui le rateraient sur un blog voisin (on ne se parle plus depuis l'affaire Mitterrand, comme chacun sait), la dernière de Yann Barthès hier... Il l'aura bien cherché...
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A lire sur LePost.fr:
- J'ai retrouvé l'indic qui a balancé le discours de Nicolas Sarkozy à Yann Barthès!
- Les secrets du Petit Journal de Yann Barthes
- Stéphane Guillon et Yann Barthès: des têtes vont tomber!
dans ce cas, il faudra prendre les armes.
Non seulement il ne me fait pas rire,mais en plus il me stress...!
Quand je pense à P.Desproges,Thirry Le Luron,Coluche et dans un autre genre Ramond Devos!Y a pas photo!!!
J'ai fait des efforts ...mais bon à chacun ses.....
Si l'un des deux disparaient dans les semaines qui viennent c'est vraiment un pays bizarre...
Vouloir baillonner tout le monde, c'est d'autant plus inquietant que Sarkosy peut y arriver. Il me fait peur ce président.
pas de quoi vraiment créer le scandale
mais de nos jours, dès que tu t'éloignes de la pensée unique et que tu critiques un tant soit peu l'autorité, tu t'exposes à des attaques
ça en devient désolant, elle serait belle la télévision sans des personnes de ce type :(
un mois pour commencer et ptetre une vie si la france continue de perdre sa liberté ce pour quoi elle était respectée dans le monde entier
si tous les francais en faisaient autant(partir)...il ne resterait que la famille adams (sarko) et ses (vieux) electeurs en france soit 25% de la population
Ce type d'humour me semble cependant nécessaire. C'est la marteau piqueur qui permet de percer quelques trous d'aération dans la chape de plomb imposée sur les médias et les idées actuellement
C'est un besoin vital
La plus grande erreur (supplémentaire) de qui-vous-savez serait de s'attaquer aux bouffons du roi avec le risque d'une explosion beaucoup plus dévastatrice pour la suite.
Sans la liberté de l'ironie, il n'est point de règne flatteur.
http://immonde.canalblog.com
bon, quant à moi je passe à autre chose - bonne journée
Celà dit, quand on cite le président de la république française, le commentaire est retiré car non conforme à la charte du Post.
J'en prends bonne note, avec copie à la présidence, pour que ce président soigne son langage afin qu'on puisse le citer sans risque d'être modéré.
il serait bon de conseiller à vos confrères journalistes de se fédérer, se solidariser pour faire front commun, lors de ces tentatives de restriction de leurs libertés, seuls et indépendants, ils ne peuvent qu'accepter le ravage progressif de leur esprit critiques et donc l'anéantissement progressif de leur crédibilité, autrement dit de leur profession ...
à chaque acte de démission de la part de la profession journalistique, à chaque fois que les journalistes acceptent de se conformer à un ordre injuste de l'état, une mise au placard d'un des leurs, c'est une peur supplémentaire qu'ils inscrivent dans leur inconscient et au final, ils vont tous se retrouver amorphes et dépressives comme certaines présentatrices de journal .. incapables de comprendre à quoi ils servent, quel est leur rôle dans l'existence ..
Une association a saisi le CSA, estimant que Cluzet a tenu des propos incitant à la haine contre Israël.
La qualif' des Bleus devait offrir à Sarkozy le prétexte à un super show médiatique. La main d'Henry a tout foutu par terre! Une com' cata vue par 12 millions...
Vincent Peillon a-t-il dérapé ou a-t-il dit ce que beaucoup de socialistes disaient jusque là en "off"?
Un prix intitulé "Noir qui fout la honte aux Noirs" faisait polémique. Pour calmer la controverse, les Gérard viennent de supprimer la catégorie.
Cette semaine encore, sur le plateau de Drucker, Roumanoff a encore dézingué Sarkozy et ses amis. Ca commence à faire beaucoup. Drucker joue avec le feu......
Un avion entièrement conçu pour les besoins du président...
Comme prévu Ségolène Royal a saboté les débats de Peillon à Dijon. Dommage pour Peillon et surtout, plein de dommages pour elle...
Royal et Vanneste sont les deux vedettes politiques de cette fin de semaine. A priori, tout les oppose, sauf si on les regarde de plus près.
Un "fake" circule sur le Web: l'Irlande propose à notre président de monter sur une boîte pour pouvoir voir le match contre la France...
Dans son discours, le président a enfilé les perles réacs. Qui osera le dire?
















































