Le service d'études et de sondages qui dépend de Matignon serait squatté par l'Elysée.
Le palais de l'Elysée
© Bernard Bisson & Thierry Orban/Sygma/CORBIS
Nicolas Sarkozy, l'hyperprésident, est également un hyper-communicant. Sondages et campagnes de com' sont le quotidien de l'
Elysée, mais tout cela a un coût. Selon
Marianne2,
l'Élysée
n'hésiterait pas à piocher dans le budget com'
alloué à Matignon.
Malaise au Service d'Information du Gouvernement. Le SIG,
c'est le Service d'Information du
Gouvernement, un organisme qui dépand de Matignon chargé des études et des sondages. En juin dernier, le numéro 2 du SIG est limogé. Selon
Marianne2 Laurent Viguier aurait été débarqué pour avoir critiqué certaines pratiques, dans une lettre adressée à ses anciens collaborateurs, l'interessé évoque une "mise à l'écart".

Thierry Saussez
Les soucis auraient débuté avec l'arrivée de Thierry Saussez à la tête du SIG. Dès son arrivée et à grand renfort d'interventions médiatiques, Thierry Sausez, un communiquant proche de Nicolas Sarkozy, fait comprendre à qui veut l'entendre qu'il reprend en main la com' présidentielle. Finies les déclarations contradictoires de membres du gouvernement, finis les cafouillages, le temps des sondages est arrivé.
Un million d'euros du SIG serait affecté "aux études et sondages de la présidence de la République" annonçait
Thierry Saussez à
L'Express en juillet 2008. Selon
Marianne2,
Thierry Saussez va là
à l'encontre des règles en vigueur et des missions fixées par décret au SIG. Rien dans lesdites missions ne concerne la
communication de l'Elysée ou du Président souligne le site internet.
Et Thierry Saussez ne s'en cacherait pas: si l'action gouvernementale est centralisée à l'Elysée, il serait logique que
Matignon partage les compétences du SIG avec le Chateau. Selon
Marianne2, le nouveau patron du SIG aurait même annoncé à ses collaborateurs sa volonté de m
obiliser une partie du budget pour
l'Elysée, notamment celui destiné aux études.
Et Marianne 2 de citer des exemples. Une mission confiée au cabinet Giacometti-Péron: les responsables du SIG la découvrent en lisant les annonces de marchés. L'attribution de marchés aux instituts de
sondage: taxée de favoritisme par plusieurs collaborateurs du SIG. Une étude sur les banlieues livrée par TNS-Sofres en 2008: commandée directement par l'Elysée.
But de l'opération, toujours selon
Marianne2,
"réduire officiellement des
dépenses de com' en puisant sans complexes dans la cagnotte
du SIG".
Dans une lettre adressée à Marianne2, Thierry Saussez adresse des "recommandations" à Philippe Cohen, le journaliste auteur de l'article et fustige les "contradictions" du papier.
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