Prévisions de notes : espérer peu pour mieux s'en foutre ?
Savez-vous quelle est l'appréciation la plus frustrante d'un devoir raté ? Celle-ci : Hors sujet total.
Leçon n°1, année scolaire 2009/2010 :
Lorsque j'ai une production à faire, délimitée par une problématique, je ne m'amuse surtout pas à modifier cette même problématique. Je n'interprète pas le sujet. J'ai une démarche scientifique.
C'était en géographie. Une carte à légender. Je n'avais jamais fait ce type de devoir auparavant. La prof nous a bien distribué une fiche méthode, mais quand on n'a jamais pratiqué, c'est toujours un peu dur. Bref, je lis la problématique et là, je ne sais pas quelle mouche m'a piqué, je modifie cette même problématique. Je ne me suis rendu compte de mon énormité qu'à la fin. Enfin... je n'ai pas tout changé, j'ai juste rajouté un cadre temporel car la problématique me paraissait « trop évasive » (quand j'y repense, ça fait le mec qui se fait pas ch...). C'est dingue, c'est bête, c'est con, je sais.
Résultat : ma carte était juste dans son ensemble, mais radicalement hors sujet. D'une, j'ai tronqué une partie des éléments qu'il fallait placer. De deux, il y a plus d'informations économiques que politiques dans ma carte, or la problématique de base ne parlait que de politique.
Mais je vous assure que, jusqu'à ce que je discute avec mes camarades, j'étais persuadé d'avoir fait un travail correct. J'étais vraiment déçu de moi lorsqu'on m'a dit ce qu'il aurait fallu que je mette. Comme d'habitude, la correction m'est apparu comme une évidence...
Leçon n°2, année scolaire 2009/2010 :
Un 6/20, lorsque je sais que j'ai raté mon devoir, est moins douloureux qu'un 6/20 lorsque je pensais avoir fait quelque chose de bien.
Question bête :
Faut-il donc toujours se convaincre de n'avoir pas réussi son contrôle pour être le moins déçu possible, voire s'en foutre ?
Chacun sa réponse. La mienne est claire : Non.
A mon sens, la déception dû à la mauvaise note est un sentiment « douloureux » mais nécessaire pour rebondir. Le fait de dire « je m'attends à une note pourrie » permet de dire par la suite « je m'y attendais » en cas de mauvaise note avérée. Ceci va sans doute vous permettre de relativiser cet échec, mais il peut vous amener à affronter d'autres échecs si vous n'avez finalement pas accordé une certaine importance à cette mauvaise note.
Oui, il faut relativiser la mauvaise note car « ce n'est qu'une note ». A elle seule, elle ne détermine pas votre avenir, loin de là. C'est d'autant plus vrai lorsque vous avez d'autres notes, bien meilleures. C'est bien connu : on avance en prenant un certain recul sur les choses de la vie.
Mais non, la relativiser à l'extrême n'est pas bon. J'entends par relativiser à l'extrême, le fait de n'avoir aucun ressenti (bon ou mauvais). Au collège, et même au lycée, certains rient de leurs médiocres résultats et font même des concours de la plus mauvaise note. Voici l'exemple d'un garçon que je connais bien : moi.
Ceux qui me lisent régulièrement savent que je ne porte pas les cours d'espagnol dans mon cœur. Je suis mauvais dans cette matière depuis le collège, et j'ai très peu progressé depuis que je suis au lycée. J'ai des notes mauvaises. Elles peuvent s'expliquer par le fait que ma prof ne me motive pas particulièrement. Mais, la véritable raison est toute simple : je ne travaille pas suffisamment. Je le sais, j'essaie de rectifier le tir, mais c'est dur.
Pourquoi ? Parce que l'an dernier, dès le début de l'année, mes notes catastrophiques dans cette matière me déprimaient tellement que j'avais décidé de prendre un des chemins de la facilité. Il y en a trois : la triche, la rebelle-attitude et le je-m'en-foutisme. J'ai choisi le je-m'en-foutisme : je ne travaillais pas. Les mauvaises notes ne me faisaient ni froid ni chaud.
De la facilité, peut-être même de la lâcheté. Comprenez, je reçois une mauvaise note : « je le savais, j'avais pas bossé de toute façon, je m'en fous. » Si dans cette phrase, vous remplacez le « j'avais pas bossé de toute façon » par « j'avais bossé en plus ! », forcément la suite change. Le « je m'en fous » devient « je suis dégoûté ».
La réalité c'était ça. Je savais que, pour avoir une note correcte, il ne fallait pas que je travaille un peu ou normalement : il fallait que je bosse énormément pour rattraper un retard colossal. J'avais une montagne à gravir (tout est relatif...), j'ai préféré prendre le long fleuve tranquille. Une fois que vous empruntez ce long fleuve tranquille, le courant devient de plus en plus fort, vous sentez que si vous ne sautez pas immédiatement dans l'eau pour regagner la terre, vous ne pourrez plus jamais la regagner, et la grande cascade finira par décider de votre sort. Une décision qui ne vous laisse plus le choix.
Premier trimestre, j'étais sur ce long fleuve tranquille, deuxième trimestre aussi, et ce n'est qu'au troisième trimestre que j'ai plongé dans l'eau. J'arrive cette année sur terre. Pas décidé à travailler à fond en espagnol car dans mon esprit, ce n'est pas « l'espagnol avant tout », mais décidé à mettre la matière au même niveau que les autres, ni plus ni moins. C'est déjà un pas de géant pour moi. Pour l'instant, les notes sont toujours mauvaises, mais « moins » mauvaises. Avant d'espérer atteindre le sommet, j'espère que, petit à petit, des notes « potables » s'inscriront dans mon carnet de notes. Les fruits du travail s'obtiennent avec patience, c'est un chemin difficile, mais qui, au final, vous offre une précieuse liberté : la liberté de choisir.
Objectivement, je sais qu'être bon en espagnol n'est pas indispensable. Je sais aussi que si je mets en place une stratégie (le gros mot !) consistant à me focaliser sur les matières dites principales (un peu comme les S avec les matières scientifiques) et à mettre de côté « les autres », je peux m'en sortir si j'assure d'un côté. Mais, j'ai décidé de me refuser autant que je le peux à cette facilité. Il n'est pas question ici de réussir mes études grâce à l'espagnol, non, il est simplement question de me prouver à moi-même que je ne suis pas un dégonflé. Ce n'est qu'en prenant conscience qu'on ne peut rester sur un échec qu'on peut le faire.
P.S. :
- Certains espèrent très peu ("j'aurai une note de m..de") mais ont finalement une note excellente. En réalité, ils espèrent beaucoup, mais font croire aux autres qu'ils sont mauvais pour x raisons. J'en parlerais un prochain post, si ça vous intéresse.
- Post long, je sais. Désolé. Je suis même un peu parti en... hors-sujet. 
A lire sur LePost.fr:
- Une drôle de conception de l'histoire...
- Le site numéro un chez nos jeunes fait de la pub pour l'armée
- Plus c'est gros, plus on y croit
pour ma part le certificat d'étude primaire ( rien que le nom m'amuse) que j'ai obtenu en 1964 ne m'a pas empêché d'être aujourd'hui celui qui t'adresse cette prose.. apprise au fil du temps par ce que l'on nomme l'étude !!
L'étude de soi... et de l'autre et continuer à enseigner pour mieux apprendre encore.... de soi... et de l'autre..
Amitiés..... geka
Autre tactique, j'étais nul en anglais bon en espagnol. je faisais plusieurs devoirs d'espagnol (me réservant le meilleur pour moi, il ne faut pas exagérer) et j'échangeais avec des collègues.
Avec tout ça, je m'en sortais plus ou moins. Attentif en classe, (enfin dans certaines classes, pas en anglais LOL !!), et avec une relative bonne mémoire, je n'apprenais que rarement mes leçons.
En histoire, j'avais toujours la même appréciation, bon plan, bonne connaissance de l'époque mais manque de détails. Evidemment, quand tu fais une disserte d'histoire sans mettre une seule date, c'est un peu juste.
Puis tu passe de 15 ou 16 de moyenne en seconde pour arriver à un vague 10 en terminale, tu intègre on ne sait comment une classe prépa, pas de concours "of course" et à la fac en licence (licence 3 maintenant) la bonne claque qu'il fallait.
A la fin, le travail l'emporte TOUJOURS sur le don. Mais quand on a jamais travaillé s'y mettre c'est duuuuuuuuuuuuuuur, on sent les crampes au niveau des "muscles du cerveau".
Avoir une mauvaise note ou rater un examen ce n'est vraiment pas grave si cela sert à rebondir.
Sais-tu qu'un prof peut connaitre la tentation de la vengeance héhéhhéhhéhhé.
Bon rien à voir avec ton post, je dirais que tu es un peu trop appliqué, prend toujours 2-3 minutes avant de te jeter sur ta copie.
"prend toujours 2-3 minutes avant de te jeter sur ta copie. " Tu as tout à fait raison.
comment faire pour que mon fils comprenne ca?
car parfois c pas evident du tout (ca depend du prof pourquoi?)
Au fait, en tant que English Teacher (désolée..) je voudraisd savoir: ça t'est déjà arrivé de te "vautrer" en anglais?
Merci pour le commentaire frogrosbif ! ;)
Au Bac, j'étais tombé sur des sujets que je connaissais et que j'avais révisé. Je suis sorti des épreuves plutôt content de moi.
Bilan : 5/20 en bio, 7/20 en Histoire géo. Douche glacée...
Oral de rattrapage, je passe la bio et l'histoire (normal) : 16/20 en HG, 13/20 en Bio.
J'aurais du demander à voir mes copies et même demander une deuxième correction :-P
Je ne sais pas si la vidéo de la chanson officielle du mondial 2010 de football a déjà été postée sur le site, si c'est le cas, excusez-moi du doublon.......
Je me suis fait passer pour un ours puis une fille. Je vous raconte mes rencontres.
Lorsqu'on fait un exposé, on se regroupe par affinités et non en fonction d'un thème commun intéressant un petit groupe d'élèves...
Je vais oser théoriser un phénomène constaté durant ma petite vie d'élève, mais pour lequel je n'ai pas encore trouvé de contre-exemple.
Il serait temps de réfléchir à ce que vous allez mettre dans vos nombreux SMS.
Mille excuses pour mon absence de « postage ». « On prévient, quand on est polie ! », vrai. « On poste quand on veut, on n'est pas salarié ! », vrai aussi.......
Quelques enseignements que je tire de mon expérience de lycéen...
Un mois de Première et je suis déjà fatigué. C'est qu'il s'en est passé des choses...
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