Frédéric Lefebvre: "Les médias remplacent l'opposition". Et s'il avait raison?
Ce matin sur RTL (sous le regard atterré de Jean-Michel Aphatie) Frédéric Lefebvre s'est livré à son exercice favori (et c'est pour ça qu'il est mon idole): je fais mon malin avec une grosse ficelle.
Pour Lefevre, comme toujours, les choses sont simples: les polémiques de ces deux dernières semaines ont un responsable direct: les médias. L'affaire Mitterrand? Les médias. L'affaire Jean Sarkozy? Les médias.
Et Lefebvre de pointer les deux causes de cette responsabilité: les médias sont à la remorque du net et se sont autoconsacrés opposition en lieu et place de l'opposition politique.
(Source: RTL)
Sur le premier point, Lefebvre a bien évidemment tort. Les médias ne sont pas à la remorque du Net dans le but de faire plus trash encore. C'est même plutôt l'inverse. Les responsables des grands médias traditionnels de presse écrite ou audiovisuelle n'aiment pas le Net. Témoin cette petite phrase de Patrick Le Lay, la semaine passée, expliquant qu'une information n'existe pas tant qu'elle n'est pas passée aux 20 heures de Tf1 ou France 2. Ces médias subissent le net et rien d'autre, ne traitant d'affaires nées sur la toile (souvenez-vous du « Casse toi, pôv con! ») lorsqu'il n'est plus possible de feindre l'ignorance.
En revanche, et au risque de surprendre, Lefebvre n'a pas tort de constater le vide oppositionnel politique que vient contrebalancer le trop plein d'opposition médiatique. C'est un phénomène réel.
A ce stade de la réflexion, j'entends déjà ceux de mes lecteurs qui vont me faire le compte de tous les patrons de médias de droite, ou réputés de gauche qui roulent pour Sarko... j'entends déjà les noms de Mougeotte, Barbier, Olivennes, Joffrin, etc, jetés comme autant de preuves du sarkozysme triomphant des médias français. Et j'entends déjà la « vox populi » m'accuser de complaisance vis-à-vis de Frédéric Lefebvre.
Eh bien non... Pas de complaisance. Juste un petit rappel historique. De 1993 à 1995, alors qu'Edouard Balladur était Premier ministre, le pouvoir de l'époque, notamment un certain ministre du Budget ET de la Communication, s'était arrangé pour placer à tous les leviers de commandes des grands médias des copains et des copains et encore des copains. Résultat des courses, cet entreprise tourna court et se retourna même contre ses initiateurs. Pourquoi? Parce que les journalistes de base, frustrés par deux ans de terreur médiatique balladurienne, se déchaînèrent contre ce pouvoir lorsque l'élection présidentielle révéla sa faiblesse. Les papiers vengeurs se multiplièrent, les reportages assassins et les éditoriaux sanglants également. Les petits, les sans-grades de la profession, méprisés, dénigrés durant deux ans, se révoltèrent, contre le pouvoir, mais aussi contre leurs patrons complices, et accompagnèrent le mouvement de rebellion de l'opinion qui porta Chirac au pouvoir. On ne dira jamais assez combien l'élection de Jacques Chirac sauva la liberté de la presse dans ce pays.
Le même scénario se répète sous nos yeux ces jours-ci. L'opinion publique porte une jugement de plus en plus sévère sur le pouvoir actuel, et les petits, les sans-grades des médias accompagnent ce mouvement. Ils l'accompagnent d'autant plus, c'est vrai, que nombre de ces journalistes ne supportent plus l'actuel pouvoir et le régime qu'ils tentent d'imposer à la presse. Et c'est vrai, combien de journalistes parfois se disent « Tiens! On a encore fait le boulot du PS! ». Eh oui! Lefebvre a raison, même si c'est pour de mauvaises raisons, car il oublie que c'est le pouvoir qu'il défend aujourd'hui contre les médias oppositionnels qui génère, comme autrefois le pouvoir balladrien, un poison qui ne reste pas sans antidote.
Ajoutez à cela la disparition des VRAIS éditorialistes politiques. Autrefois, dans les journaux de 20 heures figuraient des Albert du Roy ou des Gérard Carreyrou qui venaient éclairer la lanterne du téléspectateur. Aujourd'hui, il n'y en a plus. Voilà des années que l'on considère que l'exercice es dangereux. Cette extinction a entraîné la naissance de l'éditorialiste politique humoristique, qui surfe sur la vague populaire et cause un tort considérable à l'actuel pouvoir. Quand j'entends le matin sur les radios Canteloup (Europe 1) et Guillon (France Inter), dont les saillies drolatiques dévastatrices valent 200 000 déclarations du tandem Benoît Hamon/Marine Le Pen, je me dis que le PS ferait bien de les écouter et de s'en inspirer.
Que tous ceux qui passent leur temps à taper sur la prétendue « presse aux ordres » méditent cette constatation, ils comprendront mieux les phénomènes complexes, et parfois contradictoires, qui se déroulent sous leurs yeux: en France, la presse est de droite, mais les journalistes sont de gauche.
Cela étant, Lefebvre pose une vraie question. Ce transfert de compétences oppositionnel de la sphère politique à la sphère médiatique est-il bien sain?
(Source: RTL)
A lire sur LePost.fr:
- Jean-Michel Aphatie à Frédéric Lefebvre: "Vous dites n'importe quoi!"
- Noël Mamère accuse Frédéric Lefebvre d'avoir "un langage" des "régimes totalitaires"
Pour l'instant rien a l'horizon , c'est tellement confortable de dire qu'on les empêche d'être de vrais opposants !
C'est mon ressenti !
BPR doit être en train de se suicider tellement le score est nul et démonte le désintêret du peuple pour cette Sarkozie qu'il défend!!!
http://www.toutelatele.com/article.php3?id_article=20477
plus supporteur de Jean Jean il faut qu'il se coupe les cheveux peut être qu'on lui trouvera un mandat plus facilement.
c'est dommage qu'il ne soit pas au PS, il aurait eu beaucoup de clients à fustiger à l'UMP.
la droite avec les mêmes têtes au gouvernement depuis 1995 a pas fait grand chose pour la France et les Francais. si Balladur a placé ses copains Messier
chez Vivendi, feu Mr Jaffrey de Elf Aquitaine, le président Chirac a bien aidé
Mr Pinault ce qui lui assure à vie ses vacances sur la côte,
l'UMP est tellement médiocre qu'on fait des ponts d'or aux ministres intelligents du PS
la démocratie est respectée, l'UMP approuve et vote les pleins pouvoirs à son président par vote électronique ah ah ah !
et le ridicule ne tue plus vous avez vu Xavier Bertrand en photo sur le Point
habillé de rouge comme un échevin du 16ème sièce ou comme un cardinal ?
dans sa commune de Saint-Quentin ?
en tous les cas prendre sa carte à l'UMP cela rapporte l'un en 5/7 est devenu
député, l'autre n'arrête pas de tourner des pub (enfin pour lui c'est bien), est ce qu'il y a une formation pour les députés ?
au fait qu'est ce qu'il y a pour les chômeurs et les retraités à part l'inquiétude et le stress parce qu'ils n'ont rien à becqueter ?
Tous les journalistes sont de gauche ou de tendance. Même ceux qui écrivent dans les journaux de droite... Un peu comme tous les professeurs d'écoles...et autres fonctionnaires. En tous cas avec le même pourcentage ; ceux de droite font parti de la minorité.
Malgré ce constat "constaté officielement", la France reste pourtant de tendance de droite... Comment expliquer cela ?
D'autant plus, que c'est devenue une tradition française de longue date !
Faites une enquête sur nos politiques de gauche, vous pourriez avoir de drôles de surprises quant à leur situation "d'où ils viennent" et ce dont ils disposent en acquis ou en espérance de biens familiaux. Certains n'ont même jamais travaillé "chez-les-autres". alors comment peuvent-il appréhender réellement, sensitivement, la pauvreté ? Pour bien comprendre les malaises de la pauvreté, il faut avoir vécu, hélas, non seulement ce milieu mais, encore hélas, l'avoir vécue.
Ne serait-ce pas plutôt la misère des "Autres" qui leur permet de vivre bien ? De faire parler d'eux ? Sacerdoce ? Mon oeil !
Autrefois, quand je faisais encore de la politique, trésorier régional d'un petit parti politique, un ami communiste très connu me fit la réflexion suivante que j'emporterai dans ma tombe : "Ils veulent être communistes avec le fric de la droite". Je vous assure que cet ami ne parlait pas de partage pour ces "Ils veulent".
Aller, je vous fiche la paix avec "mes délires" comme disent les jeunes.
Il y a des gents bien et intelligents partout mais ce sont ceux qui se défoncent le plus qui réussissent le mieux.
Claude Roussel écrit dans son recueil de citations :
"Intelligence et instruction sont deux choses différentes. Celui qui possède les deux a plus de chance de réussir que celui qui est orphelin de l'une ou l'autre".
J'ajoute sans animosité, que l'on oblige personne à poursuivre dans un job qui ne lui apportera jamais la bouffe ; sauf par assitanat. Même en aimant son job, l'intelligence doit primer sur l'incertitude d'une vague carrière que l'on sait ou sent sans avenir.
Je sais ce que je dis pour l'avoir vécu entre 17 et 27 ans où je chantais, écrivais des chansons. Heureusement pour moi, je pratiquais d'autres jobs à coté pour me payer ma piole, ma bouffe et mes vêtements, à Paris où je vivais sans famille, venant de la cambrousse, espèrant devenir une vedette.
De chanteur... j'ai vite déchanté.
Tous ensembles. Que la nation soit informée par les petits sans grades de la presse. Que ces derniers soient soutenus par la nation. et les deux se fortifieront ensembles. Redonnons aux politiques d'oposition et du pouvoir, et aux majors de la presse, le chemin de l'honneur perdu.
On voit de plus en plus le malaise des chroniqueurs et des journalistes à la TV face à une question génante. On entend leur refus de s'exprimer connaissant + de l'INfo qu'ils n'en disent ou dévoilent. Alors merci aussi à ces caméramen et ces monteurs qui nous donnent des indices de raisonnement
ni du fait que la gauche a ignoree,le monde du travail,et de plus elle as tout
fait pour detruire l artisanat.et l agriculture.
C'est vrai que tous les jours, sont créées des polémiques sur les amis, la famille, ou les membres du gouvernement, de Nicolas SARKOZY.
Quand il s'agit du PS (magouilles rapportées par le bouquin paru), cela dure très peu, on confectionne un petit écran de fumée sur la droite pour vite faire oublier l'épisode.
LePost, filiale du Monde confirme, également, les dires de FL : il n'y a qu'à lire les commentaires, tous les gauchistes s'y retrouvent et, lorsque l'on est de droite (sans être UMP) on se fait insulter.
à ce propos, je tiens à faire remarquer le manque de tolérance et d'esprit de démocratie que cela démontre.
Dans le même temps, s'exposer aux feux de la rampe, c'est risquer le lynchage à tout moment. Ségolène avec son site, avec une déclaration un peu malheureuse, peut parfaitement faire l'objet d'une campagne hystérique menée par les média de droite mais pas seulement. Le Post ne rate pas une occasion de l'enfoncer. En comparaison, on pardonne beaucoup plus à Sarkozy qu'à Ségolène: Nicolas n'a jamais eu à répondre de son discours raciste de Dakar, malgré une ressortie du dossier par Le Monde.
Dans le même temps, quand la gauche ou le centre tente une déclaration, on ne peut pas dire que les média se ruent non plus pour en parler.
La gueulle de l'opposition!!!!
Ca va pas être facile!
Les médias aux ordres du pouvoir, rappelons nous ce refrain de Royal et Bayrou durant la campagne...
A cette époque, les journalistes ne se sont pas levés comme un seul homme pour dénoncer les deux candidats remettant en cause leur intégrité.
Or aujourd'hui Frédéric Lefebvre ne fait que rappeler une vérité, 80% des journalistes se disent de sensibilité de gauche selon un récent sondage. Il va donc subir la foudre de la presse. Deux poids, deux mesures...
http://www.lepost.fr/article/2009/10/19/1749588_etre-juif-apres-gaza-entretien-avec-esther-bensassa.html
Lisez, écoutez, c'est vraiment intéressant.
Mais il est vrai que le silence éternel d'Aubry fait qu'on n'a pas l'impression qu'il existe une opposition.
Quand Montebourg parle, le fait il en son nom ? Au nom du PS ? On ne le sait pas, alors ça compte pas.
Mais je pense que sur les polémiques de ses derniers jours, l'opposition a parlé.
Vous en avez même fait une jaunisse des déclarations des quadras du PS sur Mitterrand.
Alors le net. Pas le cinquième pouvoir remplaçant ce quatrième dont Sarkozy appelle tous les patrons par leur prénom, mais le pouvoir de la rue.
Le net est le pouvoir de la rue. Supprimons le net et le peuple est dans la rue.
Le peuple s'exprime toujours. Et ce que ne veut pas comprendre Lefebvre, C'est qu'il, lui le peuple, n'a plus confiance qu'en lui-même.
Bientôt trop de liberté pour la presse !?
Dysney chanel est pas mal non plus.
Un roman attribue à Jean-Luc Godard des propos insupportables sur la question juive.
Une association a saisi le CSA, estimant que Cluzet a tenu des propos incitant à la haine contre Israël.
La qualif' des Bleus devait offrir à Sarkozy le prétexte à un super show médiatique. La main d'Henry a tout foutu par terre! Une com' cata vue par 12 millions...
Vincent Peillon a-t-il dérapé ou a-t-il dit ce que beaucoup de socialistes disaient jusque là en "off"?
Un prix intitulé "Noir qui fout la honte aux Noirs" faisait polémique. Pour calmer la controverse, les Gérard viennent de supprimer la catégorie.
Cette semaine encore, sur le plateau de Drucker, Roumanoff a encore dézingué Sarkozy et ses amis. Ca commence à faire beaucoup. Drucker joue avec le feu......
Un avion entièrement conçu pour les besoins du président...
Comme prévu Ségolène Royal a saboté les débats de Peillon à Dijon. Dommage pour Peillon et surtout, plein de dommages pour elle...
Royal et Vanneste sont les deux vedettes politiques de cette fin de semaine. A priori, tout les oppose, sauf si on les regarde de plus près.
Un "fake" circule sur le Web: l'Irlande propose à notre président de monter sur une boîte pour pouvoir voir le match contre la France...
















































