"Merci car j'avais jamais connu ça."

C'est selon le point, la phrase que Benoît Hamon a "twitté" à Jean-Baptiste Roger (conseiller régional de l'Île-de-France) parceque ce dernier l'a soutenu alors qu'il traverse une petite tempête...
La réaction indignée, de Benoît Hamon; aux extraits du livre de Frédéric Mitterrand, faisant référence à sa pratique (ancienne) du tourisme sexuel qui a déclenché les foudres de ses amis et ennemis.
Interrogé à propos des écrits du ministre de la culture, le porte parole du PS déclare :
"Au moment où la France s'est engagée avec la Thaïlande pour lutter contre ce fléau qu'est le tourisme sexuel, voilà un ministre du gouvernement qui explique qu'il est lui-même consommateur"
Ni une, ni deux, cette réaction de Benoit Hamon est considérée comme proche de la charge de Marine Le Pen contre le ministre de la culture, à propos du même livre.
Peu de ténors socialistes ont fait écho à leur porte parole (Valls, Montebourg, Huchon).
Et si, aujourd'hui, Martine Aubry comprend l'indignation de Benoit Hamon, la première déclaration de la première secrétaire sonnait comme un désavoeu :
"Je n'imagine pas un seul instant,je ne peux pas imaginer que Frédéric Mitterrand ait pu faire l'apologie du tourisme sexuel, je vais regarder ce qu'il en est."
Au fil des jours, les tacles, les attaques sont tombés de partout, mais tous unanimes pour comparer le socialiste à l'extrême droite (comme une meute)
Bertrand Delanoë, l'accuse de reprendre les arguments du FN :
Tout comme Daniel Cohn-Bendit,
"L'attaque de Benoît Hamon, c'est minable, le PS est à la remorque du FN."
ou Eric Besson,
"Voir Benoît Hamon, en une semaine, passer de porte-parole du Parti socialiste à porte-parole de Marine Le Pen, c'est une régression redoutable."
ou encore BHL,
"Benoît Hamon en chef de file, vole au secours du nouvel ordre moral qui, depuis quinze jours, semble tourner des têtes que l'on croyait immunisées contre le moralement correct cher à nos pères et mères la Pudeur, type Christine Boutin ou Philippe de Villers."
Le numéro deux du parti socialiste, Harlem Desir, quand à lui, recadre le porte parole :
"Les déclarations de Benoît Hamon sur Frédéric Mitterrand n'expriment en aucun cas une position collective du Parti socialiste."
Je n'ai pas encore trouvé la réaction de Frédéric Lefebvre, mais gageons qu'à la prochaine polémique impliquant Benoît Hamon, il s'inquiètera pour l'état mental du socialiste...
Source le point