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Politique énergétique et occupation des sols

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Par PapyJako
le 22/09/2009 à 09:25, vu - fois, - nombre de réactions
Info non vérifiée par la rédaction du Post.

De coûteuses stratégies sont en oeuvre ici, à l'étude là, pour tenter de diminuer - ou d'en ralentir l'augmentation - le volume des émissions de CO², dont l'impact sur l'environnement a été déclaré néfaste.

Or, les différentes stratégies envisageables pour parvenir à l'objectif ne sont pas neutres par rapport à d'autres facteurs environnementaux, qui peuvent apparaître au moins aussi directement liés à la qualité de l'environnement que l'augmentation de température que l'on cherche à éviter.

En particulier, pour un niveau de technologie donné, les surfaces nécessaires à la production d'une unité d'énergie varient en fonction du procédé de production. Or, la surface des terres de toutes natures est une denrée souvent rare, et en tout cas limitée. Il est donc pertinent de se poser la question de l'impact des différentes politiques énergétiques sur la "consommation" de sols.

 


Un projet de centrale solaire dans le désert de Mojave, Californie
 

Une publication scientifique, en cours de parution "Energy Sprawl or Energy Efficiency: Climate Policy Impacts on Natural Habitat for the United States of America" ("Etalement de l'énergie ou Efficacité énergétique : l'impact des politiques climatiques sur l'habitat naturel aux Etats-Unis d'Amérique") fait le point sur ces questions en envisageant l'horizon 2030. 

Les auteurs précisent explicitement  que leur analyse se limite aux conséquences sur l'usage du sol aux USA mêmes, et qu'ils ne prennent pas en compte les conséquences internationales de la politique climatique des USA.

Ceci étant dit, les principaux points :

 

1) Impact de la technologie sur les surfaces de sol requises

Les auteurs ont calculé, à l'échelon 2030, la surface nécessaire à la production d'un Térawatt-heure/an d'énergie, en fonction de la technologie utilisée par cette production.

Voici le graphique de synthèse des résultats :

 

 

Principaux résultats :

  • L'énergie nucléaire (2,4 km²) la géothermie (7,5 km²) et le charbon (9,7 km²) viennent en tête des moyens de production les plus économiques en utilisation du sol.
  • Tous les bio-carburants sont en queue de peloton, la palme (!) revenant au bio-diesel à base de soja, avec 894 km², soit 372 fois plus de sol que le nucléaire et 92 fois plus que le charbon.
  • Plus surprenant, la plus économe en espace des énergies renouvelables, le solaire thermique (15,3 km²), s'intercale entre le charbon (9,7 km²) et le gaz naturel (18,7 km²),
  • Le solaire photovoltaïque (36,9 km²) est assez loin derrière, mais tout de même devant le pétrole (44,7 km²).

Les bons résultats du solaire sont surprenants lorsqu'on voit l'emprise au sol des immenses centrales solaires telles que celle qui est représentée plus haut. L'explication de la faible emprise globale vient certainement de ce qu'une part non négligeable de l'énergie solaire sera obtenue - en thermique mais aussi en voltaïque - en utilisant des surfaces déjà affectées. L'installation solaire n'occupe aucun espace lorsqu'elle est implantée sur un toit, ou sur un parking, tel qu'ici, où elle sert en outre de protection aux voitures :

 

Le parking photovoltaïque de l'hypermarché E. Leclerc de Saint-Aunes

 

2) Description des scenarii

Pour comprendre les graphiques de comparaison qui vont suivre, il faut connaître les quatre scénarii envisagés dans l'étude :

  • Le scénario de référence (Reference Scenario) : aucun changement législatif contraignant supplémentaire. Par contre, on inclut l'obligation, prévue dans  le "Energy Independence and Security Act" de 2007, d'incorporer 136 Millions de m3 de biocarburants à l'essence dès 2022 (en 2007, les USA en utilisaient 18 Millions de m3). 
  • Le scénario du "cap-and-trade" (Core Cap-and-Trade)  tel qu'il était envisagé dans le " Lieberman-Warner Climate Change Act " de 2008 (ce texte n'a pas été adopté en l'état, mais il est très similaire à la loi Waxman-Markey adoptée par la chambre des représentants et actuellement bloquée au Sénat, principalement pour cause d'encombrement législatif).
  • Le scénario "peu d'options" ("Few options"), plus dur, où on interdit l'exportation de la "pollution" à l'étranger par les "carbon offsets" (crédits carbone), on maintient le blocage actuel de l'énergie nucléaire et on n'accepte pas la séquestration du carbone.
  • Le scénario CCS (Carbon Capture & Storage) où la séquestration du carbone est prise en compte (pour une excellente présentation de cette technologie, de ses avantages, inconvénients, et limites voir l'article de manicore).

 

3) Impact sur la consommation d'énergie

Pour chaque scénario, les auteurs ont calculé la consommation totale d'énergie, et sa décomposition entre les différents mode de production. On obtient le tableau :

 


Quelques observations :

  • Le scénario de référence est celui où on a la plus grande augmentation et où les énergies traditionnelles (pétrole, gaz naturel, charbon) se taillent la part du lion.
  • Les économies d'énergie (Conservation), comptées en négatif car elles ont tendance à diminuer la production, ne sont vraiment significatives que dans les scénarii agressifs du cap-and-trade et few-options, où elles sont forcées par les limitations d'émission sans réelle alternative.
  • La consommation d'énergie basée sur le pétrole n'est impactée qu'à la marge dans tous les scénarii.
  • Celle qui est basée sur le gaz naturel diminue dans les scénarii cap-and-trade, sauf le "few options" où il s'attribue une bonne part des parts du pétrole et du nucléaire.
  • Dans les scénarii cap-and-trade, le charbon est réduit à la portion congrue, surtout lorsque la compensation internationale est interdite. Notons que c'est précisément le charbon qui constitue la principale pierre d'achoppement du projet actuellement en discussions ... environ 50% de l'électricité des USA est aujourd'hui issue de centrales à charbon.
  • Sans surprise, la séquestration du CO² (scénario CCS) redonne à peu près au charbon sa place, mais cette technologie n'est pas sans inconvénients, le premier étant peut-être qu'on ne sait pas encore si cette brillante idée marche en vraie grandeur.
  • L'énergie nucléaire ne s'impose vraiment comme alternative que dans le scénario "core cap-and-trade", car le scénario CCS rend moins nécessaire son développement.
  • L'éolien ne perce significativement que dans le scénario "few options", sans compensation internationale ni nucléaire nouveau.

 

 
4) Impact sur l'utilisation du sol

Pour chaque scénario, les auteurs ont déterminé les surfaces nouvelles (par rapport à 2006), qui seront affectées à la production d'énergie, et décomposent ces surfaces nouvelles par rapport à la technologie de production à laquelle elle est affectée. Cela donne le graphique :

 


 

Quelques observations :

  • Dans aucun des scénarii envisagés on n'évitera l'affectation à la production d'énergie d'environ 200 000 km² de sols supplémentaires. Les auteurs comparent cette surface à celle du Nebraska. Pour nous faire une idée, on approche 40% de la France. C'est, en 20 ans, énorme. Ce sont les bio-carburants, rendus obligatoires à terme, qui sont responsables de cette augmentation.
  • Sauf dans le scénario CCS, où la séquestration de carbone est autorisée, les surfaces de sol utilisées augmentent considérablement. Au total, le besoin de terres supplémentaires est presque de 270 000 km² pour le "core cap & trade" (Une demie France), et jusqu'à environ 290 000 km² - c'est la "Surface Agricole Utile" de la France - dans l'hypothèse dure " few options ".
  • Cette augmentation d'emprise au sol découle principalement de l'augmentation de la part des bio carburants, qui est déjà incluse dans les projets déjà votés, et qui va représenter, à elle seule, jusqu'à près de 60% des surfaces nouvelles, si la compensation internationale est interdite (Few options).
  • La surface dévolue à l'éolien, qui apparaît timidement dès le scénario de référence, s'affirme dans le "core cap and trade" mais ne devient vraiment significative que dans le "few options", parce que toutes les autres options sont interdites.
  • La surface dévolue au nucléaire n'est "visible" dans aucun des scénarii. Quelque soit l'importance de la production nucléaire, son impact sur l'usage du sol restera toujours négligeable.


5) Ce que j'en conclus

Les résultats de l'étude ne sont pas transposables tels quels en France. L'énormité de la surface supplémentaire requise provient principalement de l'étrange contrainte imposée par l'Energy Independance and Security Act de 2007 : 136 Millions de m3 de biocarburants par an d'ici 2022. Même avec une réduction en proportion de la population, un tel projet serait absurde en France.

Mais l'étude a l'intérêt de mettre en avant un point qu'on ne peut pas ignorer dans le choix de la politique énergétique : le "sol" n'est pas une ressource renouvelable, il ne peut être mis à contribution à l'infini pour produire l'énergie dont le monde a besoin.

Du fait de l'impératif annoncé de diminuer - en urgence - les émissions de CO², le monde se trouve placé devant un choix impossible :

  • Entrer dans un processus de décroissance économique. C'est ce qui est réclamé par les plus extrémistes des organisations écologiques, avec peu de considération pour les milliards d'êtres humains qui sont dans un tel état de dénuement que le mot décroissance serait ridicule s'il n'était pas indécent. De toutes les façons, même dans les pays développés, l'opinion est loin d'être prête à accepter un tel projet, sauf quand il s'applique "aux autres".
  • Généraliser la production nucléaire de l'énergie électrique, seule solution de long terme apte à prendre le relai des carburants fossiles lorsque ceux-ci vont commencer à se raréfier.
  • Accepter l'augmentation de la pression foncière qu'exerce l'augmentation de la production d'énergie sur les quantités de terre disponibles, ce qui n'est pas sans créer des problèmes d'environnement probablement plus graves que ceux que l'on cherche à éviter.

Or, les conflits soulevés par l'emprise sur les terres disponibles sont déjà très visibles. Le dernier en date est signalé par WattsUpWithThat, qui annonce l'abandon, par la société "BrightSource Energy Inc".- et sous la pression d'une organisation de défense de la nature - d'un projet géant de centrale solaire dans le désert de Mojave (Californie).

 

La première illustration de ce post est la présentation du projet. L'emprise au sol du projet de "BrightSource Energy" devait représenter 21 km², soit 0,05% de la surface (40 000 km²) de ce désert.

D'après les chiffres fournis par la société, la centrale, d'une puissance de 440 Mégawatts (une demie tranche nucléaire conventionnelle), devait fournir suffisamment d'électricité pour 140 000 maisons, et réduire de 450 000 tonnes par an les émissions de CO².

Plutôt que de se lancer dans un combat juridique, à l'issue incertaine - les écologistes Californiens sont très puissants - la société "BrightSource Energy" a préféré abandonner le projet et a déclaré être à la recherche d'un autre emplacement.

Vous n'auriez pas un bout de désert à vendre, ou même à louer ?

 

Par PapyJako (- Encourager)
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- réaction(s)
C'est la partie géothermie qui m'intéresse le plus (suis pas mal sensibilisée à la question depuis que j'ai une PAC france géothermie).
Et je vous avoue que de savoir qu'il n'y a que le nucléaire qui fait mieux que moi en matière de respect des sols fait du bien au moral, surtout que je n'ai pas de mon côté des déchets radioactifs à stocker pendant quelques millénaires.
La géothermie me branche pas mal aussi. Avec le solaire - sous conditions de quelques ruptures technologies majeures - c'est certainement une des énergies du futur.

Pour ce qui est du nucléaire, il ne faudrait pas oublier que la radioactivité naturelle existe aussi, et que la vie fait très bien avec des niveaux de radioactivité largement supérieurs à ceux qui sont considérés comme limites. Voir mon post
http://www.lepost.fr/article/2009/02/13/1422519_danger-radiations-nucleaires.html
Yves Pelletier
Intéressant. Je suis surpris de constater qu'il y ait si peu de différence entre la surface nécessaire à l'éolien vs l'hydro-électricité. J'aurais imaginé beaucoup plus de surface requise pour l'éolien... Est-ce qu'ils comptent la superficie sous chaque éolienne seulement, ou celle du parc en entier, incluant l'espacement requis?

Au Québec, certaines célébrités(!) clament haut et fort pour mettre un frein à la construction de nouveaux barrages hydro-électriques, revendiquant plutôt l'utilisation d'éoliennes (ou mieux encore, consommer moins!). Pourtant, l'hydroélectricité m'apparait comme la meilleure source d'énergie (du moins ici, étant donné notre hydrologie importante).

Il ne faut pas oublier que pour l'éolien, il faut souvent accompagner son déploiement par d'autres sources d'énergie, afin de combler les périodes sans vent.

Quelqu'un a des chiffres pour comparer les deux?
@Yves Pelletier

Moi aussi, j'ai été surpris. La méthodologie utilisée pour calculer la surface impactée par l'énergie éolienne n'est pas développée dans cet articles. L'auteur s'appuie sur d'abondantes références à d'autres travaux publiés (58 publications).

La lecture de l'article- en général - me laisse croire que tout ce qui pouvait être pris en compte l'a été. Il y a par exemple un passage sur la façon dont sont prises en compte les surfaces nécessaires au transport de l'énergie.

peut-être donc l'idée que nous avions a priori est-elle fausse, et que nous avions sous-estimé l'impact de l'hydraulique ?

Quand aux "célébrités" dont tu parles, leur crédibilité est plutôt faible, surtout lorsqu'elles prêchent une vie frugale et que leur style de vie jet-set est en contradiction parfaitement hypocrite.

Tel Monsieur A£lb€rt (Gor€)... dont on ne sait pas toujours que la flotte de limousines et de 4x4 qui l'attend à la sortie de ses conférences (à 300 000 $) le fait moteurs tournant pour que le maître trouve une atmosphère douillette à son retour ...

Si tu ne l'as pas encore fait, jettes un œil à http://www.lepost.fr/article/2009/03/25/1470852_un-serment-qui-derange_1_0_1.html, et tu verras certaines de ces célébrités écolo-chic dans leurs œuvres.

Pour ce qui est de l'hydraulique au Québec. Vous avez bien de la chance !...
Hahha! Non, je n'avais pas lu ce post. C'est certain que j'y ferai référence sur mon blogue un de ces jours!

Ne vous inquiétez pas, en utilisant des ampoules halogènes, on peu s'en sortir, apprend-on à la fin de son film... et dans toutes les quincailleries! Je me demande il y a combien d'ampoules dans son palais, monsieur Ozone!?!

Pour revenir à l'hydro-électricité, nous sommes effectivement chanceux, mais trop cons pour s'en rendre compte. Bon nombre de Québécois n'en veulent plus, peut-être influencés par Roy Dupuis (l'une des fameuses célébrités), ou Steven Guilbault (notre ancien représentant Greenpeace récemment passé à Équiterre)...

Il faut aussi savoir que les territoires requis pour l'hydro-électricité se négocient pendant longtemps (et chèrement) avec les peuples autochtones (nord de la province). Non seulement on crache sur de l'argent (relativement) propre qui en découlerait (l'hydro-électricité appartient à l'état), mais on estime tout bonnement que les autochtones accepteraient en échange de céder un territoire plus grand (moins que je ne le pensais, selon ton article, mais bon)...

Combien de temps durera une éolienne par rapport à un barrage? Outre le territoire, mesure importante à considérer, il y a les coûts de mise en place, d'entretien, la durée de vie... Il faut un débat éclairé sur la question avant de signer un chèque en blanc au secteur éolien (qui transformerait notre vache à lait en dépense, jusqu'à ce que le vent soit rentable du moins).
Ormuz
L'association qui a causé l'abandon du projet de centrale solaire dans le désert de Mojave est celle-ci:

http://www.wildlandsconservancy.org/

Leur idéal: une nature sans la moindre trace humaine.
Typiquement dans la mouvance écolo BANANA (Build Absolutely Nothing Anywhere Near Anyone.)

A part çan je serais curieux de connaître leur mode de vie...
@Ormuz
Merci pour le tuyau.

Pour les écologistes raisonnables (si, si, il y en a ... j'en ai même rencontré) l'homme pollue la terre, et c'est pas bien.

Pour les éco-extrémistes (ceux qu'on entend crier), l'homme EST la pollution de la terre.

Le futur est une terre sans hommes, où plantes (l'ordre supérieur) et animaux vivront dans l'harmonie qui a été détruite par l'homme.

On aime ou on n'aime pas. Moi, je n'aime pas ...
Ormuz
La comparaison des technologies via l'indicateur km²/TWh n'est pas tellement pertinente. Tous les kWh ne se valent pas: chauffer de l'eau chaude, faire fonctionner un ordinateur ou permettre à une automobile d'avancer, ce n'est pas la même chose.

On peut comparer les km²/TWh à partir du moment où l'on a cerné l'utilisation qui sera faite du kWh: par exemple, le bioéthanol et l'essence qu'on met dans les voitures. En revanche, comparer le bioéthanol et le nucléaire ou le solaire thermique est un non-sens.

En restant sur le cas bioéthanol/essence, il n'y a évidemment pas photo: l'emprise au sol du premiere est considérable. Ce qui n'empêche pas d'en faire un complément aux carburants actuels gràce aux qualités que l'essence n'a pas, ou n'aura toujours: sécurité d'approvisionnement, caractère renouvelable, coût de revient. Ne tombons pas dans les interminables débats idéologiques "X est mieux que Y", car chaque technologie peut très prosaïquement apporter sa partition.

Enfin, si l'emprise au sol est un critère important dans les régions agricoles, certains cas n'ont absolument rien à voir: ainsi ce projet avorté dans le désert de Mojave, à cause d'une """organisation de défense de la nature"""...Si c'est vrai, c'est scandaleux et c'est uniquement mû par des considérations dogmatiques. Le désert du Mojave aurait été 100 fois plus grand, ça n'aurait rien changé à cette cette emprise d'ordre idéologique.
@Ormuz, [1/2]

Sur ton §1 et §2, je suis en désaccord. "Tous les kWh ne se valent pas" c'est vrai. Mais je ne vois pas en quoi cela interdirait de les comparer. Les exemples que tu choisis toi-même le montrent bien, car ils sont souvent substituables. Je prendrai le premier de tes exemples :

On peut chauffer de l'eau avec un chauffe eau électrique ou à gaz, ou avec une chaudière à bois, ou un chauffe-eau solaire. Si c'est de l'électricité, elle peut, indistinctement, provenir d'une centrale nucléaire, ou à fuel, ou d'une éolienne ..., et les KWh sont mélangés ... Si c'est du gaz, cela pourrait (techniquement c'est possible) être du gaz synthétisé à partir de charbon, ou de matières végétales ...

N'oublies pas de plus que l'auteur se place, avec tous les risques que comporte l'exercice, en 2030. Si, aujourd'hui, la quasi-totalité des voitures roulent aux carburants pétroliers, qu'en sera-t-il dans 20 ans ? On peut espérer qu'à cette date, une partie non négligeable du parc sera électrique ...

Comparer le bioéthanol, le nucléaire et le solaire thermique a déjà un sens, et, du fait de l'évolution technologique - qui élargira nécessairement l'éventail des choix - en aura de plus en plus.
@Ormuz [2/2]

Sur le §4 tu as raison. L'auteur est d'ailleurs aussi de ton avis puisqu'il consacre des développements et trois tableaux aux différences entre les types de terre. Il prend en compte, dans son analyse, 11 types différents, y compris la forêt boréale, les orêts tropicales, la Toundra, les déserts ... et l'analyse qu'il fait décompose bien les besoins en fonction de ces différents types (voir l'article).

J'ai délibérément omis ces développements, pour ne pas compliquer, mais aussi parce que plus on entre dans le détail, plus on est spécifique, et moins les résultats sont transposables.

Ceci dit, l'histoire du désert de Mojave est effectivement ahurissante. Quel meilleur endroit pour implanter une méga-centrale solaire qu'un désert ?... Mais il faut savoir que les organisations de défense de l'environnement défendent pied à pied toute zone encore vierge, quelle que soit sa nature, contre l'action de l'homme, même lorsque cette action a pour but la protection de cette même nature (ex : opposition au débroussaillage contre les feux de forêt).

Alors, même si c'est motivé par des considérations idéologiques, c'est bien d'un conflit de territoire qu'il s'agit.
Astre Noir
Juste un détail de forme :

Dans CO2, le "2" est en indice, et non en exposant
Très juste ... je ne le ferai plus, promis - juré - craché.

Merci !
Vous devriez vous renseigner un peu plus sur la théorie de la décroissance au lieu de la brocarder dans l'ignorance.
Les milliards d'êtres dans un état de dénuement le sont surement plus grâce à notre beau système libéral planétaire, qu'à cause d'idées alternatives.
Je doute qu'ajouter une touche de vert au capitalisme mondial changera quelque chose a part la conscience de ceux qui vont en profiter au détriment de tous les autres.
La décroissance reste la solution la plus acceptable pour la société et l'environnement des trois que vous proposez, encore faudrait-il s'en rendre compte....
@Potham
Bien entendu, si on exprime un point de vue qui n'est pas le votre, c'est qu'on est "mal renseigné" !...

Ce sont pourtant bien les mouvances "alternatives" qui s'opposent, toujours, à tout projet de développement - ici et dans le tiers monde. Il y a toujours une grenouille ou un escargot, une espèce rare de cancrelat, ou de moustique, qui aura à souffrir de la construction d'une route, d'un barrage, d'une usine électrique ...

Cette opposition s'exerce partout. Dans les pays développés, elle est toujours gênante et souvent stupide. Dans les pays qui aspirent à l'être, elle est criminelle, car cela tue des êtres humains.

L'extrémisme environnementaliste est un faux nez pour la pire des oppressions qui soient, et "teinter de vert" le capitalisme a pour seul effet d'en empirer les conséquences en maintenant des milliards d'être humains dans le SOUS développement durable.

La preuve que le retour en arrière par la "décroissance" sera une solution aux problèmes de l'humanité reste à apporter. Et cela va être une sacrée affaire de me convaincre !
@PapyJako, en effet je pense que vous êtes mal renseigné sur les théories décroissantes, et c'est bien dommage

Il ne s'agit en aucun cas de défendre les grenouilles ou les insectes, ni de s'opposer pour juste par esprit de contradiction. Je suis au contraire pour la construction de sources d'énergies propres plutôt que nucléaires, seulement il serait bien mieux qu'on consomme moins d'énergie tout simplement.

Je ne vais pas essayer de vous convaincre ici, mais je voulais juste attirer votre attention sur le mépris que vous lancez sur une idée de société. Je ne peux que vous inviter à vous renseigner, de nombreux ouvrages traitent du sujet (ma référence : petit traité de la décroissance sereine de Serge Latouche) ou des journaux : la décroissance, et parfois le Monde diplomatique.

C'est vrai qu'on ne saura pas si ça peut marcher tant qu'on y sera pas. Mais je pense qu'on peut dire que le monde actuel ne va pas bien, et il serait temps de penser à le changer....
Ormuz
@Potham

"Il serait bien mieux qu'on consomme moins d'énergie"
Les bonnes intentions, tout le monde peut en avoir, et on ne manque d'ailleurs pas de professionnels en la matière.

J'ai essayé de lire des bouquins de Serge Latouche et d'autres penseurs de la Décroissance. Des gargarismes, du creux, du flou, bref, de ce genre de sociologie qui ne mange pas de pain, ou qui peut déboucher sur les pires politiques.

Tant qu'on ne rentre pas un peu dans la réalité des chiffres (comme le fait régulièrement PapyJako) pour aligner les grands principes et leurs applications concrètes, on peut passer sa vie à parler de concepts tels que la décroissance. C'est d'ailleurs toujours plus facile d'en parler quand on vit confortablement dans des villes modernes, bien chauffés et avec le ventre plein.

Bref, il n'est pas interdit d'apporter un minimum d'éléments quantitatifs quand on défend une doctrine. Quelques tentatives dans ce sens ont été produites. cf par exemple le site negawatt.org.
@Potham

Ce n'est pas de ma faute si, lorsqu'on parle "décroissance", c'est toujours le même rejet obstiné de tout ce qui, dans les générations passées, a contribué à bâtir le bien-être relatif où nous vivons. Je refuse, par exemple, de considérer que le retour aux "toilettes au fond du jardin" de nos ancêtres serait un progrès pour l'humanité.

Ce n'est pas de ma faute si on n'entend, en vrac, que le tohu-bohu des anti-voiture, anti-train, anti-route, anti-avion, anti-chlore, anti-conserve, anti-pesticide, anti-engrais, anti-voyage, anti-importation, anti-exportation, anti-vaccins, anti-chimie, anti ...

Il n'est pas nécessaire de me convaincre que la civilisation du gaspillage n'est pas un progrès, je le suis depuis longtemps.

Et je serais tout prêt à sacrifier une partie de mon confort acquis si cela s'avérait nécessaire - ce qui loin d'être prouvé - pour réduire l'écart entre nous - qui avons tout - et ceux qui n'ont rien.

Mais, pour que je m'intéresse u "comment de la "décroissance", il faudrait d'abord que j'en admette la nécessité.

Or, tant qu'on n'aura trouvé, pour imposer cette nécessité, que des grossiers subterfuges comme les méfaits du CO2 (content Astre Noir ?) et l'épuisement des ressources ... il n'y aura pas le compte.

Donc, je le disais, pour me convaincre ... ya du boulot !...
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