
Mardi matin, en pleine réunion de service, la directrice de l’antenne parisienne de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) s’est jetée du troisième étage de l’immeuble.
Par chance, Catherine K. est tombée dans une cour intérieure, sur un bus.
La fonctionnaire est saine et sauve, après une chute de 7 mètres…
Ses collègues, dont certains sont syndiqués au SNPES-PJJ/FSU organisent, cet après-midi, un rassemblement pour interpeller la ministre de la Justice.
Anne Leclerc, une éducatrice de la PJJ confie au Parisien :
Tout en ajoutant :
« Depuis deux ans, nous sommes sans cesse victimes de restructurations, de suppressions d’activités, parfois du jour au lendemain, qui mettent en porte-à-faux la hiérarchie intermédiaire. A Paris, on vient par exemple de supprimer la possibilité de faire héberger en hôtel des mineurs suivis par la Justice, mais qui deviennent autonomes. C’est un pan entier de la réinsertion qui est supprimé. Nous sommes passés de 5 foyers d’hébergement à 1 à Paris. Autant de contradictions qu’elle n’a peut-être pas pu continuer de gérer ».
Les collègues de Catherine K. parlent d’un « passage à l’acte d’une extrême violence ».