Les juges, la justice, se doivent d'être justes et sans chaîne. Mais la Justice n'a-t-elle pas une âme humaine?
Entre Loi et Justice
Juste pour comprendre cet art, parfois dit-on artificiel,
Cet espoir qui s’amenuise comme le sort devenu cruel.
Un paradoxe là se fige entre la loi, la justice et la fureur.
Cela nous interpelle souvent, j’y vois blâme et aigreur.
Cette loi ressemble à n’en pas douter à l’homme, à ses traits.
Cette justice prend parfois valeur morale dans l’abstrait.
Elle, plus souvent dictée par un rang, une élite indicible,
Les charmeurs de bonne conscience ; des tribuns invisibles.
Entre loi et justice, entre justicier et justiciable, un rite friable
Qui de mal en pis éreintent les cœurs pieux et insatiables,
Dieu ! Un ballet d’épouvante surgit comme un cri de là-bas.
La renaissance frustrée, implore le juste et le grand, car au-delà
Et ici, des édifices indémontables se hissent par dessus les lois.
La justice chavire entre les eaux et les vents habiles, se noie.
Ô soyez bons ou mauvaises gens, elle sera séduite sûrement
Par l’hypocrisie d’hommes plus puissants, des plus influents.
Entre faibles et barbares, entre serfs ou régents, un monde !
Entre loi et justice, l’insulte résonne le préjudice immonde.
Ô liberté couverte d’un habit de kaolin blanc et inconséquent,
On murmure qu’on en veut à ta vertu, à ton discernement.
Entre désinvolture et action l’apparence emporte toute raison,
On juge trop hâtivement l’ignorance, la conscience on la trahit.
Entre loi et justice, salut et allégeance, on châtie l’âme meurtrie.
Il parade le despote entre la loi et la justice ; où est l’incantation ?
le 12 mars 2004
Giuseppe