Un sous-traitant de la société de chemin de fer emploie illégalement 150 travailleurs irréguliers.
Les employés de la SNCF sont les premiers concernés par les régimes "spéciaux".
© Bernard Bisson/CORBIS SYGMA/Bernard Bisson
L'affaire a éclaté la semaine dernière: 150
sans-papiers sont employés comme maîtres-chiens par la
société Vigimark, sous-traitant de la
SNCF.
Engagés pour assurer la sécurité des gares parisiennes et de banlieue,
ces maîtres-chiens travaillent
dans des conditions déplorables, dénonce le syndicat Sud-rail.
Dominique Malvaud, syndicaliste Sud-Rail, explique dans le
JDD: "
Nous avons fait constater par
huissier que certains travaillaient sept jours
sur sept et enchaînaient seize heures d'affilée. C'est
de l'esclavage."
Selon
Libération,
Eric Besson, le ministre chargé de l'immigration, s'est emparé du dossier et l'a confié, ce lundi, à la justice.
"
Compte tenu de l'ampleur et de la
gravité des faits rapportés par les intéressés et par les syndicats représentatifs, Eric Besson a décidé de transmettre l'ensemble du dossier à la justice", indique un communiqué du ministère, repris par
Le Nouvel Obs.
Trente-huit des salariés de Vigimark ont commencé une action collective pour se faire régulariser.
Et vendredi, la SNCF, qui au départ refusait de se voir attribuer toute responsabilité, a promis qu'elle "
apporterait sa contribution en ce
qui concerne la régularisation par le travail d'un certain
nombre d'entre eux"