A cause de vous, chers lecteurs adorés je suis obligée de lire la presse spécialisée. Dernièrement, je me suis affichée dans le métro avec « Le Monde des Religions ». Numéro spécial sexe. Eh bah, c’était super intéressant.
Notamment un article sur la l’obsession de la virginité (féminine) dans toutes les religions. D’éducation catho, ça m’avait toujours emmerdée… surtout que je ne suis plus vierge depuis longtemps et pas mariée… donc… je vis dans le péché, quelle horreur ! (non, en fait, ça va, je le vis plutôt bien).
Mais, à la lumière (remarquez le changement de style) de cet article, j’en ai conclu une nouveauté. Dans les religions primitives, la notion de virginité était assez abstraite. Bizarrement, une déesse vierge pouvait s’être tapée tout le panthéon, ça faisait rien, elle restait quand même vierge. Etonnant, non ? (ça ressemble beaucoup à Marie et Anne dans la religion catholique…). Alors, si j’ai bien compris, la virginité des déesses, qui étaient souvent les représentantes de la chasse, de la guerre, bref des activités hautement masculines, symbolisait leur indépendance vis-à-vis des hommes. Vous voyez où je veux en venir… Non ? Continuons alors…
La déesse vierge, c’est celle que personne ne peut posséder. C’est celle qui reste libre même si elle couche avec des hommes. Ecoutez-moi bien, la déesse vierge, c’est la femme moderne. C’est vous, c’est moi, c’est le féminisme. On ne se donne pas, on prend. Du plaisir, du sperme pour enfanter ou d’autres choses…
Bon entre temps, il a fallu en passer par une vision beaucoup plus stricte de la virginité, notamment à travers les religions du livre. Pour certaines, c’est pas fini… Alors contre la dictature des obsédés de la virginité, je dis : retournons à un polythéisme païen où Athéna, Artémis et d’autres avaient beaucoup plus de libertés que nos nonnes, nos femmes voilées et nos Versaillaises.