Après la polémique née de l'éviction du rappeur OrelSan de la programmation des Francofolies, Ségolène Royal vient de confirmer à Sud Ouest avoir demandé des "clarifications" aux organisateurs du festival:
"Je l’avais déjà fait au mois de mars. Je ne sais pas ce qui les a conduits à reprogrammer ce rappeur. En tant que femme et présidente de la région Poitou-Charentes, je n'ai absolument pas envie de sponsoriser sur mon territoire une personne qui vante les violences faites aux femmes (...) Même si je n'ai pas à me mêler des choix artistiques, j'assume, et je me réjouis qu'il ne chante pas ses paroles de haine et de meurtre aux Francofolies."
Dans un communiqué, la maison de disque Wagram et le manager de l’artiste dénoncent cet après-midi les pressions politiques dont a été victime OrelSan : « A l’occasion du Printemps de Bourges, le Parti socialiste et la ligue des droits de l’homme avait pris clairement position en rappelant son opposition à toute censure en matière artistique , suivi en cela par de nombreux artistes, intellectuels et journalistes.
Nous sommes donc scandalisés que ce festival créé par Jean-Louis Foulquier, en cette année anniversaire, entache définitivement par cet acte de censure, son image. Il va sans dire, qu’Orelsan ne souhaite bien évidemment plus participer à un évènement incapable de défendre et de respecter des valeurs aussi essentielles que celle de la liberté d’expression. »