Sarah est une ado de 15 ans qui se faisait une joie de partir avec ses camarades de classe en voyage scolaire, à Naples (Italie), pour cinq jours.
Le départ était prévu le 1er mars dernier.
Mais Sarah, élève de seconde au lycée Stendhal de Grenoble, est restée ce jour-là sur le trottoir.
Car Sarah est handicapée.
Elle souffre d’une maladie génétique neuromusculaire.
Et depuis l’âge de 8 ans Sarah est clouée dans un fauteuil.
Ce 1er mars, les chauffeurs du car, surpris de découvrir parmi les élèves, une jeune handicapée en fauteuil, ont contacté l’association «Le Monde en main» (ça ne s’invente pas !), organisatrice du voyage scolaire.
Et le dirigeant de l’association a refusé catégoriquement que l’élève prenne place à bord du car.
"Vu son état, il aurait fallu que 2 personnes la portent pour la monter dans le car. Et 3 personnes ne passent pas dans
le car. De toute façon, c’était prendre
de trop gros risques, car il aurait fallu répéter
l’opération" affirme sur RTL, Patrick Gasset.
Contacté par Le Post, il affirme : "Si c'était à refaire, je le referai. Je ne pouvais pas prendre le risque de mettre en danger Sarah. Si elle avait eu un accident, j'aurais eu des ennuis. Il aurait été trop tard pour se lamenter."
On imagine la déception et la rage de la jeune ado, privée au dernier moment de son voyage. "Quand on m’a dit que je ne pouvais pas monter dans le car, je me suis sentie humiliée", confie Sarah. Qui ajoute : "J’ai vu toutes mes copines partir et moi, je suis restée sur le trottoir. J’ai pleuré."
La maman de Sarah dit que pourtant "il est très simple de monter ma fille dans un car. On l’a déjà fait lors d’une sortie scolaire. Une seule personne peut la porter."
L’organisateur du voyage a demandé à la famille de l’élève de signer une décharge. Celle-ci aurait refusé.
Face à la situation, en tout cas, la tante de Sarah s'est rendue au commissariat pour déposer plainte. Mais les policiers auraient refusé de prendre cette plainte.
La tante de Sarah dit qu’un policier lui a répondu : "La gamine n’a pas fait un voyage scolaire ? Ce n’est pas grave. Il y a de la discrimination partout. Elle en fera d’autres."
À la suite de ce refus, la directrice départementale de la police a décidé d’ouvrir une enquête administrative. La famille de Sarah a saisi la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (Halde) et le parquet de Grenoble a ordonné une enquête, révèle Le Parisien.
Mis à jour par la Rédaction du Post.