Comme vous le savez peut être déjà, notamment si vous avez lu les très bons articles de Guy Birenbaum et Bruno-Roger Petit sur le sujet, Nicolas Sarkozy a fait une réponse hallucinante à une question posée par un journaliste à propos des causes de l'attentat de Karachi, attentat commis en 2002 et qui coûta la vie à quatorze personnes.
Visiblement très géné par la question concernant cet attentat qui serait dû à des représailles de l'Etat pakistanais, après l'interruption par Jacques Chirac, du versement de commissions sur des ventes d'armes, Nicolas Sarkozy s'est lancé dans un sketch ahurissant et tellement déplacé qu'on en reste scotché. Il finit par répondre en faisant une blague dont il a le "secret" et qu'il croit drôle.
G.B & BRP ayant couvert à la fois le fond et la forme de cette réponse vraiment sidérante, je me contenterais juste de rappeler que Nicolas Sarkozy est maintenant un habitué de ces rires, de ces comportements déplacés, tellement génants pour son auditoire et pour tous les citoyens français qu'il est censé représenter.
Souvenons-nous de ce rire déplacé face à nos militaires en deuil à Kaboul. Ce rire avait déjà fait le tour du Web l'Eté dernier, créant un émoi certain.
Mais ce n'était déjà pas une première pour celui qui se doit de représenter la Nation. Le Canard Enchainé avait rapporté l'inconvenance du comportement de Nicolas Sarkozy, lors de sa visite au Plateau des Glières, un comportement qui avait choqué par sa légèreté les résistants survivants du maquis. Le Canard Enchainé avait alors surnommé Nicolas Sarkozy "l'homme qui riait au cimetière" pour ses blagues déplacées sur un lieu de mémoire et de recueillement.
Cette inconvenance faisait dire au Canard Enchainé que "pour endosser le costume de vrai Président, y a encore du boulot".
Plus d'un an plus tard, on en est toujours là. Malheureusement.