La défaite du PS, c'est juste une question d'amour...
Ce lundi sur Europe 1, le député de Paris Jean-Christophe Cambadélis, directeur de campagne et donc principal stragège de la campagne électorale du PS pour les européennes a donné son explication de la très lourde défaite des socialistes :
"une partie de notre
électorat a estimé que nous n'étions pas
aimable".
Sans rien rajouter de plus. Jean-Pierre Elkabbach a pourtant insisté pour en savoir plus mais n'obtiendra pas, de la part de "Camba", d'explication sur l'origine de ce désamour, sur le pourquoi. Voici la vidéo de ce moment de radio (vers 1min 47s):
(Source: Europe 1.fr)
Pourquoi ? C'est pourtant la seule question intéressante. Dans les discussions que j'ai pu avoir dernièrement avec mes amis socialistes, j'ai vite constaté que, pour beaucoup, le "Pourquoi" avait beaucoup de mal à sortir.
J'ai bien ma petite idée sur les raisons qui font que les socialistes ne sont pas si "aimables". Cependant je préfère laisser la parole à Jacques Julliard du Nouvel Observateur, qui signe cette excellente tribune intitulée: "Pourquoi j'ai voté Cohn-Bendit?".

Volontairement ou pas, Jacques Julliard répond très directement à la question esquivée par Jean-Christophe Cambadélis au micro d'Europe 1. Il résume très bien les raisons pour lesquelles les socialistes ne sont pas "aimables" :
"(...) La guerre interminable que vous
menez contre vous-mêmes a fini par nous lasser.
Vous ne vous aimez pas. Alors pourquoi voulez-vous que l’on vous aime?
Dans vos arrière-cuisines, mijote toujours une soupe à la couleuvre. A droite aussi, me direz-vous. Sans doute. Seulement voilà : si nous avons jadis choisi la gauche, c’était dans l’espoir d’y trouver un peu de fraternité, comme dirait Régis Debray. Cela doit vous paraître bien naïf et bien sentimental. Peut-être. Mais c’est justement cette condescendance que vous affichez sans cesse à notre égard qui vous condamne à nos yeux ."
Jugement sévère mais juste.
Ce que je trouve remarquable dans le diagnostic inachevé de "Camba" et la réponse de J.J., c'est qu'au final, il nous ramène à la parole de Ségolène Royal. Une parole pourtant tant si souvent raillée et critiquée.
Ce diagnostic, le "nous n'étions pas aimable" nous ramène à cette injonction de Ségolène Royal quand elle lançait au Stade Charlety, "Aimez-vous les uns les autres" et surtout plus récemment à son discours de Reims, qui avec le recul, est finalement très prémonitoire.
Franchement, je goute personnellement assez peu ces références bibliques. Mais force est de constater que ce que disait Ségolène Royal à Reims explique très largement avec 7 mois d'avance la situation actuelle.
Voici un extrait de ce discours du samedi
au congrès de Reims. Un discours éreinté par la presse et par les éléphants socialistes et sifflé par certains militants :
"Que devons-nous faire en tout premier lieu pour notre Parti socialiste, et donc pour toute la gauche ? Avant tout, il nous faut prendre soin de notre parti. Et pour cela, il va falloir nous guérir nous-mêmes. Il faut nous soigner de toutes ces petites et grandes blessures que nous nous sommes infligé, de tous ces maux désagréables et même violents, de ces chagrins, parfois ces offenses. Il va falloir les oublier, les effacer, et il va falloir un jour nous les pardonner.
Par respect pour les citoyens qui vivent des vies dures, rassemblons nos forces, nos intelligences, nos honnêtetés, nos qualités, nos tendresses, nos colères et nos indignations. Oui, nos tendresses, nos colères et nos indignations, nos compétences. Tournons-nous vers les Français. Trouvons-les, ces remèdes à la pauvreté, à l’ignorance, à la délinquance, à la haine de l’autre et de soi, à la solitude des rues. Fabriquons-les ces potions contre la souffrance des enfants, des familles, l’exclusion, le chômage, la mauvaise formation, la non-formation, édictons-les ces justes règles, abrogeons-les ces mauvaises lois, modifions-les, ces lois imparfaites ; et surtout, inversons le rapport de force dans le combat social.
Voilà notre devoir. (...)
En tout cas, nous serons moins détestables à nos compatriotes, oui, moins détestables à ceux qui pensent que nous les avons abandonnés tant nous mettons de temps à cesser nos querelles et à revenir combattre à leurs côtés pour obtenir avec eux une vie meilleure pour certains, et pour tant d’autres, une vie qui serait simplement digne d’être appelée la vie.
Voilà le vrai combat du Parti socialiste. Il est immense, il est perdu, nous disent certains, il est terriblement simple : créer les conditions pour que le droit de réussir sa vie et de construire son bonheur ne soit pas réservé à quelques-uns mais soit garanti à tous."
Voilà. Si Jean-Christophe Cambadélis et son compère Claude Bartolone mais aussi Martine Aubry, Bertrand Delanoë et Benoît Hamon avaient écouté ce discours plutôt que de le railler, plutôt que de chercher à tout prix à éliminer Ségolène Royal, sans doute n'en seraient-ils pas à se demander pourquoi "nous n'étions pas aimable" et pourquoi la défaite est si lourde.
Voici ce discours de Reims si étonnant à ré-écouter 7 mois plus tard :
(Source: Public Sénat)
A lire sur LePost.fr:
- Confession d'un ex-futur militant socialiste...
- Aubry va rencontrer Sarkozy "plus souvent": jeu dangereux?
- Les journalistes contre le Parti socialiste?
- Bianco: "Pour relancer le PS, il faut prendre la génération d'après, les gens de trente ans"
KAEL WINTER, L'EMPEREUR SE DEVOIR - RACHIDA DATI PRESIDENT EN 20012, Ma Dame, s'il vous plait...
KALE WINTER, L'EMPEREUR SE DEVOIR - RACHIDA DATI PRESIDENT EN 20012, Ma Dame, s'il vous plait...
7 mois après avoir trainé dans toutes les combines d'appareil pour dézinguer Ségolène Royal et alors que c'est exactement ce qu'elle disait alors :
"A l'heure des réseaux sociaux où l'on se fait facilement des amis, le PS est un endroit où l'on ne s'aime plus, où l'on ne sait plus faire de la politique autrement."
http://www.mediapart.fr/club/edition/les-invites-de-mediapart/article/110609/lettre-d-un-socialiste-qui-espere-par-arnaud-mo
«Force est de constater que dans cette crise il y a un effort de coordination, on l'a vu avec le G20 et on sait que la France, le président Sarkozy ont pesé très lourdement», a étonnement reconnu l'ancien Premier ministre sur France 2.
«C'est la réalité de la présidence française qui a choisi l'initiative. Quand on est dans l'initiative, quand on veut agir, quand on défend des idées qui permettent de mieux asseoir la réalité mondiale, eh bien je pense qu'on fait une bonne oeuvre,» a ajouté l’ancien rival de l’hyper-Président.
maintenant après 2 ans de conneries elle est cuite et bien rôtie
Ségolène Royal vient d'être nommée vice-présidente de l'Internationale Socialiste (et demain présidente...).
Oui, je l'admets, pour des posteurs comme toi cela s'appelle un bras d'honneur !
Alors, que ta bravitude t'aide. Tu en auras besoin !!!
Ségolène Royal va ainsi réhausser , dans le monde entier, l'image de la France tellement abimée à l'étranger par qui tu sais. LOL
On voit le résultat...
Socialistes, je vous aime. Quand vous êtes battus.
hélas, la magouille de certains ont tout fait pour empêcher la rénovation avancer par Ségolène .
maintenant nous payons l'imbécilité de certains , et aussi de certains imbécile qui ont sifflé JAURES , une honte .
seule Ségolène Royal avait la volonté de la rénovation . maintenant martine Aubry est allé chercher Ségolène pour rénové le parti , ce qui veut dire que Ségolène Royal est le pilier principal du parti socialiste , je pense que martine Aubry l'a enfin compris , et d'ailleurs s'est rendu chez Ségolène boulevard Raspail sans que personne de la direction soit au courant .
donc maintenant attendons ce que Aubry va faire pour la rénovation du p s , on a déja perdu 7 mois .et on a vu le résultat dimanche .
j'espère que les conseils que Ségolène Royal a donner a martine Aubry seront appliquer a la lettre .sinon le ps est mort .
d'autant que 25% on voté europe écologique au lieu de PS aux européennes
la barque fuit
oui elle a rénové son facing
l'humour au deuxieme degré ;vous ne connaissez pas ? dommage ,
La profession de foi mythologique et le carriérisme pragmatique ont laissé leur place au culte de l’immédiateté sans mémoire et à la politique du coup de Trafalgar d’un jour.
La gouvernance ethno-localisée dans une gestion globale est anachronique car le cours des choses ne prend pas en compte les idées mais uniquement le modèle
La suite ici :
http://tiny.cc/klsz9
Cela va en surprendre plus d'un...
Parcourant ma ligne Twitter, ce midi, je suis tombé sur cette maxime journalistique...
Comment en quelques jours et quelques phrases, il s’est définitivement discrédité et grillé......
La ministre de l'Economie est désignée "star" de la finance de l'année par le Financial Times.
Des centaines de mails, de coups de fil attérés, de commentaires consternés... La colère gronde parmi les militants contre Vincent Peillon!
Sur BFM TV, quelques mots qui sonnent étrangement, comme si l'inconscient de Valls avait parlé...
Où comment Peillon a raté son putsch sur le courant 'L'Espoir à gauche'...
Aux US en ce moment, j'ai pris une photo, finalement très en phase avec l'actu du moment : le pass contraception proposé par Ségolène Royal.
Le gouvernement "réfléchit" à un ministère commun entre la France et l'Allemagne. On se demande bien où il a bien pu trouver cette idée......
Ségolène Royal était à Berlin ce 8 novembre...















































