Sado pédophilie dans des bibliothèques parisiennes
Ah, Christophe Girard! Cher Christophe Girard. Orelsan ne s'inscrit pas dans ta politique culturelle. Comme c'est beau. Au fait, je te comprends, je le trouve nul, moi OrelSan. D'ailleurs, Lautréamont aussi. Mais je parierais qu'il s'y inscrit, dans ta politique culturelle? non?
Parce que dans ce cas-là je propose un Autodafe* (da fe républicaine, ou da fe politiquement correct, ou da fe de ce que tu veux) de tous les bouquins dans lesquels il y a écrit des trucs pas cool. On ne parle même pas de Sade, ni de Céline, mais là je t'ai choisi un petit extrait de Lautréamont, histoire que tu voies, quand même, ce qu'on trouve dans les bibliothèque de la Ville de Paris (bibliothèques dont par ailleurs je bénis l'existence).
N'importe quel jeune peut lire ça.
Bon, en plus, je voudrais pas dire, mais vu qu'il s'agit d'ado, c'est vaguement pédophile. Licence poétique namého. Au feu Lautréamont, et plus vite que ça.
Moi je serais toi j'arrête tous les mecs qui lisent Lautréamont, c'est malsain.
D'un autre côté, qui lit Lautréamont?
Extrait des Chants de Maldoror, strophe 6: (Frédéric Lefebvre!!! Christine Albanel !!! C'est dispo sur Internet!!!! Faites quelque chose, m.... Combien faudra-t-il qu'il y ait de jeunes filles violées avant qu'on agisse? Hein?)
"On doit laisser pousser ses ongles pendant quinze jours. Oh! comme il est doux d’arracher brutalement de son lit un enfant qui n’a rien encore sur la lèvre supérieure, et, avec les yeux très-ouverts, de faire semblant de passer suavement la main sur son front, en inclinant en arrière ses beaux cheveux! Puis, tout à coup, au moment où il s’y attend le moins, d'enfoncer les ongles longs dans sa poitrine molle, de façon qu’il ne meure pas; car, s’il mourait, on n’aurait pas plus tard l’aspect de ses misères. Ensuite, on boit le sang en léchant les blessures; et, pendant ce temps, qui devrait durer autant que l’éternité dure, l’enfant pleure. Rien n’est si bon que son sang, extrait comme je viens de le dire, et tout chaud encore, si ce ne sont ses larmes, amères comme le sel. Homme, n’as-tu jamais goûté de ton sang, quand par hasard tu t’es coupé le doigt? Comme il est bon, n’est-ce pas; car, il n’a aucun goût. En outre, ne te souviens-tu pas d’avoir un jour, dans tes réflexions lugubres, porté la main, creusée au fond, sur ta figure maladive mouillée par ce qui tombait des yeux; laquelle main ensuite se dirigeait fatalement vers la bouche, qui puisait à longs traits, dans cette coupe, tremblante comme les dents de l’élève qui regarde obliquement celui qui est né pour l’oppresser, les larmes? Comme elles sont bonnes, n’est-ce pas; car, elles ont le goût du vinaigre. On dirait les larmes de celle qui aime le plus; mais, les larmes de l’enfant sont meilleures au palais. Lui, ne trahit pas, ne connaissant pas encore le mal: celle qui aime le plus trahit tôt ou tard... je le devine par analogie, quoique j’ignore ce que c’est que l’amitié, que l’amour (il est probable que je ne les accepterai jamais; du moins, de la part de la race humaine). Donc, puisque ton sang et tes larmes ne te dégoûtent pas, nourris-toi, nourris-toi avec confiance des larmes et du sang de l’adolescent. Bande-lui les yeux, pendant que tu déchireras ses chairs palpitantes; et, après avoir entendu de longues heures ses cris sublimes, semblables aux râles perçants que poussent dans une bataille les gosiers des blessés agonisants, alors, t’ayant écarté comme une avalanche, tu te précipiteras de la chambre voisine, et tu feras semblant d’arriver à son secours. Tu lui délieras les mains, aux nerfs et aux veines gonflées, tu rendras la vue à ses yeux égarés, en te remettant à lécher ses larmes et son sang. Comme alors le repentir est vrai! L’étincelle divine qui est en nous, et paraît si rarement, se montre; trop tard! Comme le cœur déborde de pouvoir consoler l’innocent à qui l’on a fait du mal: "Adolescent, qui venez de souffrir des douleurs cruelles, qui donc a pu commettre sur vous un crime que je ne sais de quel nom qualifier! Malheureux que vous êtes! Comme vous devez souffrir! Et si votre mère savait cela, elle ne serait pas plus près de la mort, si abhorrée par les coupables, que je ne le suis maintenant. Hélas! qu’est-ce donc que le bien et le mal ! Est-ce une même chose par laquelle nous témoignons avec rage notre impuissance, et la passion d’atteindre à l’infini par les moyens même les plus insensés ? Ou bien, sont-ce deux choses différentes?"
Si les textes d'OrelSan ne respectent pas les droits de l'homme, ceux de Lautréamont les respectent-ils?
(Ah, mon Dieu, si j'avais pensé écrire un texte un jour pour quasi soutenir OrelSan...)
* Autodafe signifie à l'origine "acte de foi" (en portugais).
A lire sur LePost.fr:
- Orelsan interdit de bibliothèque: "Ses textes ne nous donnent pas envie de les proposer au public"
- Orelsan interdit de bibliothèque à Paris: "On aurait aimé être averti"
Flûte, je pensais avoir encore au moins deux ans avant que la droite ne prenne définitivement la place de l'ex-FN.
Décidément le racisme, l'esprit de caste et le rêve de sodomie ont bien des points communs. Il faudrait pouvoir trouver le temps de tout lire pour se confirmé dans ses convictions intimes et celà en dehors de toute sencures étrangères.
Cette démarche, certe n'est pas toujours évidente mais si on a parfois envi de flinguer, il faut avoir appris pourquoi.
Bravo encore Sabazio.
Aucune mention sur ces jaquettes et « oubli » d’avoir configuré l’alerte à l’écran, en cas d’emprunt par un mineur.
Pendant ce temps, certaines œuvres classiques du cinéma italien, de Fellini à Pasolini, n’ont pas quant à elles, la même chance : ces films portent une grosse étiquette « Interdit aux moins de 18 ans » et bloquent si un mineur tente de les emprunter.
Paradoxal et ridicule, quand on pense qu’à l’époque, ces films subissaient une censure souvent plus politique et pudibonde que protectrice, encore plus grave 40 ans après, quand ces bibliothécaires ne savent pas faire la différence entre pudibonderie hystérique et prudence face à des images de plus en plus ostentatoires dans leur sadisme explicite et exalté.
Dans ces bibliothèques supervisées par monsieur Girard, il sera plus facile pour un ado d’avoir accès à des meurtres sadiques et sanglants qu’à l’effeuillage bon teint d’une star sixties : l’alliance de la morale catho mortifère et gay anti-hétéro est sauve.
Plus la peine de tricher sur son âge dans les salles de cinéma pour se régaler des exploits du dernier serial killer à la mode, certaines bibliothèques de la Ville de Paris sont là pour permettre à nos têtes blondes de « s’ouvrir l’esprit »…jusqu’au sang.
Bizarre, non ? Dans le bouquin de Djian, la seule scène très osée était un cunninlingus ; tandis que pour Mein Kampf c'est le bouquin entier qui est une provocation à la haine et à l'éradication de certains peuples.
Mais il faut croire que nous entrons dans une ère très puritaine où on ne doit rien écrire sur ses fantasmes sexuels, de peur que quelqu'un les reproduise.......
"Moi je serais toi j'arrête tous les mecs qui lisent Lautréamont, c'est malsain.
D'un autre côté, qui lit Lautréamont?"
Réponse : Bertrand Cantat (dans la canson les écrochés, je cite : "[...] Moi j'ai pas allumé la mèche. C'est Lautréamont Qui me presse [...]")
mmmmmh...
Pas sûr que ça élève le débat ^^
“J’étais dans mon lit et je dormais profondément, quand il plut au ciel d’envoyer les Bulgares dans notre beau château de Thunder-ten-tronckh ; ils égorgèrent mon père et mon frère, et coupèrent ma mère par morceaux. Un grand Bulgare, haut de six pieds, voyant qu’à ce spectacle j’avais perdu connaissance, se mit à me violer ; cela me fit revenir, je repris mes sens, je criai, je me débattis, je mordis, j’égratignai, je voulais arracher les yeux à ce grand Bulgare, ne sachant pas que tout ce qui arrivait dans le château de mon père était une chose d’usage : le brutal me donna un coup de couteau dans le flanc gauche dont je porte encore la marque. — Hélas ! j’espère bien la voir, dit le naïf Candide. — Vous la verrez, dit Cunégonde ; mais continuons. — Continuez », dit Candide.
Elle reprit ainsi le fil de son histoire : « Un capitaine bulgare entra, il me vit toute sanglante, et le soldat ne se dérangeait pas. Le capitaine se mit en colère du peu de respect que lui témoignait ce brutal, et le tua sur mon corps. Ensuite il me fit panser, et m’emmena prisonnière de guerre dans son quartier. Je blanchissais le peu de chemises qu’il avait, je faisais sa cuisine ; il me trouvait fort jolie, il faut l’avouer ; et je ne nierai pas qu’il ne fût très bien fait, et qu’il n’eût la peau blanche et douce ; d’ailleurs peu d’esprit, peu de philosophie : on voyait bien qu’il n’avait pas été élevé par le docteur Pangloss. Au bout de trois mois, ayant perdu tout son argent et s’étant dégoûté de moi, il me vendit à un Juif nommé don Issacar, qui trafiquait en Hollande et en Portugal, et qui aimait passionnément les femmes. Ce Juif s’attacha beaucoup à ma personne, mais il ne pouvait en triompher ; je lui ai mieux résisté qu’au soldat bulgare. Une personne d’honneur peut être violée une fois, mais sa vertu s’en afferm
Ben ce n'est un secret pour personne qu'en France, comme partout en Europe, l'antisémitisme était de rigueur ;-)))
Et si cela était "concevable ( mais intolérable) parce que justifié par la religion officielle et obligatoire, dans un pays chrétien, comme la France l'était jusqu'en 1789, qu'en est-il de nos jour dans un pays laïque ?
C'était super violent.
Je l'ai signalé à la bibliotéquère mais elle s'en foutait.
mais comparer les textes d'Orelsan a ceux de Lautréamont, c comme comparer un skyblog avec Le Monde.
De plus ya pas que des romans anciens qui sont subversifs, vous avez aussi certaines BDs acessibles dans lesdites bibliotheques de Paris comme par exemple la fameuse série des TechnoPères: je conseilletout particulièrement decommencer par le Tome 2,
qui est assez croustillant...
Malheureuse !!!! Vous allez réveiller les bonnes consciences de droite et d'extrême droite qui traînent sur le post comme des loups affamés par l'odeur du sang encore frais d'un post de Tian !!!!
Ils vont se réunir, former un groupe, discuter, ferrailler peut-être et pour finir demander que l'on brûle les bibliothèques parisiennes, ces lieux de fornications pédérastes depuis que son maire n'est plus le condamné pour trafic de suffrages...
Ils ne connaissaient pas Lautréamont, ni Sade et si peu Céline, du moins pas certaines pages et que dire de Paul Morand et d’Hécate sagement assoupie avec ses chiens sur un rayonnage poussiéreux ?
Et pourtant même leurs maîtres de sang pourraient ne pas résister à leur censure vengeresse contre le socialisme 68 tard… trop tard… les loups sont réveillés et sans mémoire, presque immaculée de la piété télévisuelle, la bête immonde rentre déjà dans le ville…
votre esprit me semble étroit et trop étriqué pour comprendre quoique ce soit à notre monde
un jour, si vous êtes sage je vous inviterai pour une coulée...
+1, si ça marche, parce que j'ai comme l'impression qu'il y a un bug sur les compteurs, entre autre ;-(((
Je l'ai déjà dit et le redirai, c'est vraiment choquant, dégradant cette manie de penser: ouvrier = débile illettré.
Je parle en mon nom, je suis ouvrier depuis 30 ans et suis capable de lire ( et même de comprendre !!), des auteurs de la trempe de "Sade, Lautréamont ou Céline".
J'ai bien compris que notre président éprouve le plus grand mépris pour l'intelligence et aime à s'adresser à l'ouvrier en lui parlant mal pour qu'il le comprenne, apparemment, il fait des émules.
Si le monde ouvrier n'est certes pas peuplé d'intellectuels, il ne l'est, en tout cas, pas moins que le monde bourgeois ou que le monde scientiste (voir le niveau d'un Sarkozy ou d'un Allègre ).
La lecture d' auteurs est une jouissance gratuite, non liée à un milieu social ou à un intérêt quelconques.
Par exemple "L" 'ouvrier a opposé à "Des" ouvriers.
"l'ouvrier ne passe pas son temps libre à ...."
Dit ainsi cela suppose que "l'ouvrier"est une "Classe" 100% homogène (et vous me confirmez au passage qu'à votre sens elle ne lit pas "les obscurs auteurs des siècles passés".)
"Des", "certains", "quelques", me semblerait plus honnête.
Cette analyse de "l'ouvrier", contenue dans votre mémoire est peut être agréable pour votre propre estime de vous même, mais ne correspond pas à la réalité du "groupe" "étudié".
Il apparaît d'autre part que vous ne savez pas lire les autres, préférant les traduire en les caricaturant, vous ouvrant ainsi une porte à la critique facile.
Par exemple ai je laissé entendre que je pensais que :
"l'ouvrier passe ses temps libre à lire d'obscurs auteurs des siècles passés."? comme vous le traduisez?
Ou ai je plutôt nuancé:
"Si le monde ouvrier n'est certes pas peuplé d'intellectuels, il ne l'est, en tout cas, pas moins que le monde bourgeois ou que le monde scientiste (voir le niveau d'un Sarkozy ou d'un Allègre )."
Compte tenu de vos méthodes et a-prioris, je me permets des doutes sur l'honnêteté de votre "mémoire".
Je ne sais pas sur quelle base vous me sentez "déconnecté", mais pour ma part je pense, mon pauvre (et fat) ami que vous l'êtes plus que moi, pour qui le monde ouvrier est depuis ma naissance "mon monde".
vous avez écrit un "mémoire", ah la belle affaire !!!
mais était-il "intelligent" ?
j'en doute en effet, il devait certainement aussi manquer d'imagination...
mais que cela ne vous empêche pas de vous sentir appartenir à cette classe supérieure d'êtres sans saveurs et méprisants...
vous n'êtes pas prêt d'être invité à une coulée... trop de chaleur et de sueur vous indisposeraient
L'édition actuelle des Chants de Maldoror est la réimpression, revue et corrigée d'après le manuscrit original, d'un ouvrage qui n'a jamais paru en librairie. Dans le courant de 1869, M. le comte de Lautréamont venait de délivrer les derniers bons à tirer de son livre, et celui-ci allait être broché, lorsque l'éditeur - continuellement en butte aux persécutions de l'Empire - en suspendit la mise en vente à cause
de certaines violences de style qui en rendaient la publication périlleuse. «J'ai fait publier un ouvrage de poésies chez M. Lacroix. Mais, une fois qu'il fut imprimé, il a refusé de le faire paraître, parce que la vie y était peinte sous des couleurs trop amères, et qu'il craignait le procureur général.»
L'ouvrage de poésies dont il est question et qui, ainsi présenté, atteste la visée lyrique qu'y attachait l'auteur, est bien celui-ci. M. le comte de Lautréamont se refusait à amender les violences de son texte. Ce n'est qu'après s'en être longtemps défendu qu'il consentit aux modifications qui lui étaient demandées. Des cartons destinés à remplacer les passages réputés dangereux devaient être tirés. Mais en 1870, la guerre éclatait. On ne pensa plus aux Chants de Maldoror. Et brusquement, l'auteur mourut, n'ayant exécuté qu'une partie des revisions auxquelles il avait consenti.
Aussi je colectionne mes glairs mais je garde que les vertes et les jaune ; je les mais dans un pot de confitur et quand il est plain j 'aval tout d 'un coup sec et c 'est le délice .
Mais une précision : ce n'est pas Orelsan que vous soutenez (je le considère moi aussi comme un pauvre type) mais la liberté d'expression en art.
Christophe Girard devrait y réfléchir, mais il est vrai qu'il a récemment proposé ses services à Nicolas Sarkozy pour être ministre de la culture, alors il prépare le terrain...
A lire également ce manifeste :
http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article2654
je m'en vais de ce pas transmettre ce message à Mme de Panafieu pour qu'elle en avertisse son amie Albanel et que dard dard (si je peu encore me permettre cette escapade ambigüe qui pourrait être connotée de sexualité obscène) les bibliothécaires soient tous virés au non de la sacro sainte morale et de l'enfant roi!
Beau billet, bel ouvrage +1
Un gang péruvien aurait assassiné des gens pour prendre leur graisse, vendue en Europe.
C'est ce que demande le ministre de la justice irlandaise. Ce serait une bonne idée, non ?
Un coup d'oeil sur le manuel de l'escorteur, destiné aux policiers qui raccompagnent les sans papiers expulsés
...Cette ancienne escort girl à 300 livres de l'heure est maintenant spécialiste du cancer dans un hôpital de Bristol.
Il travaille en France depuis 13 ans et a permis d'éviter un drame...
Deux navigateurs français sauvés par la Marine portugaise, au milieu d'une mer déchainée, sur un bateau prêt à sombrer
Oui, mais non. Angelina veut adopter mais pas Brad. Suspens !!!!!
Depuis deux jours on nous bassine avec ça, alors que c'est le budget sécurité qui a été revu à la baisse
Voilà un projet culturel de première ampleur, qui devrait mériter le respect et l'attention du chef de l'Etat. Mais ça doit manquer de Rolex.
Le jeune pilote est mort des suites de son accident















































