Houlala, mon bon Monsieur, z’avez fumé la moquette ou quoi? Un monde sans discrimination? Ben, y a du boulot. Passke, des discriminations, pfff… Z’aurez plus vite fait de compter les grains de sables sur la plage de Copacabana!
Copacabana, c’est uniquement pour la musique et le soleil, bien évidemment… A quoi pensiez-vous?
Bon, le sujet. Peut-on imaginez un monde sans discriminations? Peut-être faut-il rappeler les sens de ce mot:
- Faculté de discerner.
- Etablissement d'une distinction.
Mise à part d'un groupe social ou ethnique à son détriment.
Le premier sens ne devrait pas poser de problème. Discerner est une forme active de l’intelligence. Discerner ce qui relève ou non d’un projet, d’une situation; discerner ce qui est important de ce qui ne l’est pas dans un cadre précis.
Le deuxième sens a son utilité. C’est en distinguant les choses les unes des autres que l’on peut les nommer et les étudier en elles-mêmes. Pas de problème en principe.
Mais le troisième, lui, pose évidemment problème. Il est le plus souvent utilisé à l’heure actuelle. La mise à l’écart, la stigmatisation d’un groupe à son détriment pose évidemment problème. Elle va à l’encontre de l’égalité de droits, valeur fondatrice de la démocratie. Elle tord même l’esprit de la démocratie et relativise la notion de libre choix chère à nos sociétés modernes - et à laquelle j’adhère personnellement.
Or, des discriminations du troisième type, il y en a légions! On peut s’arrêter aux groupes sociaux, en observant la troisième définition. Mais je pense que cela ne suffit pas. Les objets de discrimination sont légions et multiformes:

