C'est dans l'après-midi de dimanche que quelques centaines de caravanes ont investi une grande partie du parc sportif Georges Brassens de la commune de Massy, dans l'Essonne.
Son maire, Vincent Delahaye (DVD), a assisté, impuissant, sous le regard de la police, à leur installation, dans une ambiance tendue, a-t-il confié au quotidien Le Parisien.
Pourtant, cette ville est parfaitement en vigueur avec la loi n°2000-614 du 5 juillet 2000 relative à l’accueil et l’habitat des gens du voyage, qui prévoit la mise en oeuvre dans chaque département d’un dispositif d’accueil des gens du voyage.
La Direction Générale de l’Urbanisme de l’Habitat et de la Construction indique en plus que ce dispositif est obligatoire dans les communes de plus de 5.000 habitants.
Alors pourquoi Mr Delahaye compte-t-il déposer dès ce lundi un recours après du Préfet pour demander l'expulsion rapide de ces gens du voyage?
Parce qu'il ne dispose que d'un terrain d'accueil avec 35 places pour les sédentaires et 50 pour les gens du voyage.
Il est évident que l'installation sur le parc sportif présente un péril pour la sécurité, la tranquilité et la salubrité, le fameux triptyque que chaque maire doit toujours avoir à l'esprit tout au long de son mandat.
Et pas seulement pour ses administrés, mais de tout un chacun stationnant, à titre provisoire ou permanent, sur la commune qu'il gère.
Il ne faut donc pas aller trop vite dans les conclusions d'une telle décision prise par Mr Delahaye, qui ne cherche après tout, qu'à appliquer la loi ainsi que remplir une de ses missions d'élu.