Sur Le Post, Konstantin Sixt, responsable des services internet de la société, répond aux attaques des internautes.
La
publicité pour le loueur de voitures
Sixt, affichée sur les sites du groupe
Le Monde Interactif que sont
LeMonde.fr et
LePost.fr, a-t-elle franchi la ligne rouge en matière de
provocation ?
Les internautes sont en tous cas dubitatifs.
La bannière clame en gros caractères : "Oui, nous louons aussi aux femmes."

La publicité est apparue pour la première fois le 24 avril sur
Le Post. Dans la foulée, des posteurs se sont indignés, dénonçant une publicité sexiste.
"
Il
est déplorable qu'une marque fasse de ragots et
clichés machistes une ligne de conduite mais la marque est
coutumière du fait d'utiliser ce genre de "communication
de rupture"", note
Kostas.
Le message a pour but d'interpeller l'internaute et l'inciter à cliquer sur la bannière pour atterrir sur le site de
sixt.fr et découvrir la chute qui, elle, est sérieuse :

Et quelques secondes après, voilà ce qui apparaît...

Cette pub n'a pas fait rire non plus
Rue89 qui s'en est fait l'écho dans un article publié hier intitulé : "
Le loueur Sixt invente la fausse
vraie fausse pub sexiste".
"Cette campagne ne fait en réalité que conforter de bons vieux clichés misogynes. Et personnellement, cela ne me donne pas envie de devenir client de Sixt", conclut Pascal Riché, rédacteur en chef de
Rue89.
Contacté par Le Post, Konstantin Sixt, responsable des services internet de Sixt, reconnaît qu'ils sont "allés trop loin".
Comprenez-vous que des internautes soient choqués par la pub ?
"Les Français n'ont pas compris l'ironie du message. On a fait cette même campagne en Allemagne il y a 10 ans. Les internautes avaient aussi été choqués mais pas à ce point. Les Allemands, je crois, avaient compris le message."
Les lecteurs du Post.fr ou du Monde.fr ne cliquent pas forcément sur le lien et n'ont donc pas connaissance de la chute de la pub...
"Oui c'est exactement ça. Ils n'ont donc pas compris le message. Nous avons compris que nous sommes allés trop loin. La prochaine fois, on va changer. Nous avons tiré les leçons de cette situation. On va sûrement travailler sur ce sujet. C'est plus difficile de communiquer sur internet car les gens regardent très vite une bannière. Sur un journal, les gens prennent leur temps. Mais parfois, c'est bien de rigoler !"
Konstantin Sixt, qui est Allemand, a indiqué au
Post.fr que les bannières seront visibles sur
LePost.fr et
LeMonde.fr encore deux semaines.