Après la diffusion sur Internet de la
vidéo montrant une agression très violente dans un
bus de la RATP, un policier a été placé en garde à vue, mercredi.
Mercredi soir, il a été remis en
liberté.
Ce policier est soupçonné d’avoir mis en ligne la vidéo sur sa page Facebook.
Que risque-t-il?
"Le policier est suspendu dans l'attente d'un conseil de discipline", prévu "dans les prochaines semaines", confie au Post.fr la préfecture de police de Paris
Est-ce bien lui qui a mis la vidéo en ligne?
Au cours de la garde à vue du policier, l’Inspection générale des services (la police des polices) a cherché à savoir comment il avait pu se procurer cette vidéo.
Une source a confié au Post.fr que le policier gardé à vue est bien celui soupçonné d'avoir mis la vidéo sur Facebook. Mardi, celui-ci a affirmé au Post.fr qu'il avait bien mis en ligne la vidéo sur son profil.
Et que vient faire l'extrême droite là-dedans?
Depuis que cette vidéo est passée de Facebook sur des sites Web, des internautes en ont fait un lecture raciste et l'ont relayée, sur des forums, sur Dailymotion... Le blog nationaliste Fdesouche l'a mise en avant.
Désormais, c'est au tour du Front national jeunesse de s'emparer de l'affaire: mercredi, le parti de Jean-marie Le Pen a dénoncé "l'assourdissant silence de la classe politique dirigeante" et soutenu le policier inquiété.
Jeudi, le Bloc identitaire a créé un groupe Facebook demandant "l'arrêt immédiat des poursuites contre un citoyen qui n'a fait qu'informer ses compatriotes de la réalité de la situation de notre pays." Ce mouvement est né des cendres d'Unité radicale, groupuscule dissous après la tentative d'assassinat contre Jacques Chirac en 2002...
Ce vendredi après-midi, ce groupe Facebook comptait plus de 800 membres.
Et SOS-Racisme, ils disent rien?
Si, alors que beaucoup d'internautes - racistes - lui ont reproché son silence, l'association a condamné cette "agression raciste", mais "n'est pas dupe de la récupération qui a été faite de cette vidéo (...) afin de véhiculer leurs propres idées et positions racistes sous couvert de dénoncer le racisme 'anti-blanc'."
Mis à jour par la rédaction du Post.