La justice a confirmé en appel la condamnation du militant du Parti de Gauche, qui a brandi une pancarte "Casse-toi pov' con" près de Nicolas Sarkozy.
La justice a confirmé en appel la condamnation du militant du Parti de Gauche, qui a brandi une pancarte "Casse-toi pov' con" près de Nicolas Sarkozy.
C'est quoi cette histoire ?
Le 28 août dernier, Hervé Eon, militant du Parti de Gauche, se rend à une manifestation lors du passage de Nicolas Sarkozy dans sa ville de Laval (Mayenne). Au moment où passe le convoi présidentiel et alors qu'il est interpellé par la police, il brandit une pancarte "Casse-toi pov' con".
Poursuivi par la justice pour "offense au chef de l'Etat", ce demandeur d'emploi de 56 ans et ancien conseiller général PS de Mayenne avait été condamné en novembre 2008 à une "amende de principe" de "30 euros
avec sursis" par le tribunal de grande instance de Laval, alors que le parquet avait demandé une peine de 1.000 euros d'amende.
Très remonté à la suite de cette décision, il avait fait appel.
Le mardi 3 février, Hervé Eon a comparu devant la cour d'appel d'Angers (Maine-et-Loire). Lors de cette audience, il avait déclaré: "Au fond de moi-même, je n'ai pas le sentiment d'avoir offensé le chef de l'Etat" et "je n'irai pas m'excuser".
Ce mardi, la cour d'appel d'Angers a confirmé la condamnation à 30 euros d'amende avec sursis prononcée en première instance pour offense contre le chef de l'Etat contre Hervé Eon.
La cour d'appel a confirmé le délit d'offense en soulignant que Hervé Eon avait préparé son acte et délibérément brandi son affichette au passage du cortège présidentiel en août dernier. "Son engagement politique et la nature même des propos employés, parfaitement prémédités, exclut définitivement toute notion de bonne foi", indique l'arrêt de la cour, d'après Le NouvelObs.com.
Du coup, Hervé Éon a aussitôt déclaré qu'il allait se pourvoir en cassation et qu'il était prêt à aller, si nécessaire, devant la Cour européenne des droits de l'Homme.
À l'annonce de l'arrêt de la cour d'appel, Hervé Éon a déclaré, selon Ouest France.fr: "Je m'attendais à être condamné. Mais je trouve cette décision ridicule. J'irai jusqu'à la Cour européenne des droits de l'Homme pour faire changer la loi, s'il le faut. Car ce délit d'offense au chef de l'Etat est absurde, d'autant plus qu'il n'existe plus dans beaucoup de pays européens."
Ce procès "est un combat politique pour l'abrogation du délit d'offense", a-t-il encore expliqué.

Mis à jour par la rédaction du Post