Alors que la polémique fait rage sur les propos de Benoît XVI en Afrique, concernant le sida, le préservatif, l'abstinence, l'avortement - strictement rien de neuf pour un pape, en vérité -, je ne pouvais pas manquer de marquer mon chemin d'une pierre blanche, en ce 21 mars 2009.
Il y a dix ans exactement (le 21 mars 1999), mourait l'un des plus grands penseurs du catholicisme "moderne", Jean Guitton.

Au delà -
- de l'importance de son œuvre pour (et dans) la pensée catholique - Guitton fut notamment un précurseur du Concile Vatican II : il y participa comme auditeur laïc, sur invitation de Jean XXIII d'abord, puis de Paul VI -, Guitton avait aussi l'art de la formule imparable.
Celle qui claque et qui sèche le malheureux qui la reçoit...
Guitton est ainsi l'auteur de LA phrase qui, depuis que je la connais, m'a le plus souvent servi à clouer le bec des fâcheux - malheureuse engeance ! - qui nous encombrent et nous font la leçon au quotidien.
Notamment de tous ceux qui vont, le nez levé, poussés par les vents dominants, suivant comme des agneaux qui bêlent, la ou les modes du moment...
Voici donc cette petite douzaine de mots. Je vous les prête. Faites-en un bon usage...
"Être dans le vent, c'est avoir le destin des feuilles mortes".
Jamais démodé, justement...