
Il y a de ces hommes qui abritent parfois une envie de pouvoir que rien ni personne ne peut combler. Alain Jacques Richard Minc dit Alain Minc en fait parti. Cet homme a un tel appétit de reconnaissance, qu’il est prêt à dire et faire n’importe quoi.
Sous la plume de Éric Conan et Nicolas Domenach, nous apprenons que Minc veut la peau de Bayrou coute que coute. Alors, Bayrou ennemi public numéro 1 ? Pourquoi? Aurait-il dit ou fait quelque chose à Minc ? Non, rien de rien, mais alors pourquoi tant de haine vis-à-vis du président du Modem ? La raison est beaucoup plus vile et basse, Minc est sous les ordres de l’Elysée et plus précisément de Nicolas Sarkozy, ce définissant lui-même comme : «modeste artisan du capitalisme!», cette marionnette au service du pouvoir, n’a de cesse et but que de détruire l’image du premier opposant à Nicolas Sarkozy.
« Les temps sont difficiles pour Alain Minc. La grande crise, qu’il n’a pas vu venir, a contrarié le Déroulède infatigable de la « mondialisation heureuse ». Un très court instant ! Le diable libéral a du ressort. Quant la réalité contredit à ce point l’idéologie, la dénégation constitue le premier réflexe. Une crise ? Tout cela n’est que « grotesquement psychologique », a-t-il commencé par expliquer en octobre 2008 avant de concéder plus tard « une petite récession », puis une « récession classique », qui ne toucherait guère « plus de 1 million de personnes ». La réalité s’obstinant à contredire ses formules toujours aussi bien ciselées mais de plus en plus démenties par les faits (…) »

Dans son essai, l’auteur de «Ce monde qui vient» se livre à l’un de ses passe-temps favoris : se projeter dans l’avenir pour éclairer le présent.Crédits photo : (Stephan Gladieu/Le Figaro Magazine)
Le voilà déjà de retour dans un nouveau rôle : aider Frédéric Lefebvre, le porte-flingue du président qui tire sur tous ceux qui osent critiquer sa majesté Sarkozy. Avec un objectif à sa mesure : s’occuper de François Bayrou, que l’Elysée considère comme l’ennemi public numéro un. Le naufrage du Parti socialiste permettait pourtant d’espérer installer Olivier Besancenot en opposant préféré, comme s’y emploie quotidiennement le Figaro. Las ! De mauvais sondages contredisent cet espoir, en révélant que le leader du Modem pourrait occuper le rôle de premier recours et de véritable menace pour 2012 (…) Un homme de clan, voilà comment Bayrou voyait Sarkozy pendant la campagne présidentielle (voir la vidéo ici)
Le maître du « cercle de la raison » refuse tout débat de fond avec François Bayrou. Il ne souhaite pas disputer, mais lui régler son compte à l’aide de quelques formules qui se veulent définitives. Il n’argumente pas, il exécute en n’usant plus de son charme quasi documentaire, le « parler-Minc », ce mélange de cynisme et de franchise avec lequel il se plaisait à annoncer les sacrifices toujours recommencés que les masses devaient consentir, de gré ou de force. Non, cette fois, il a recours à des formules choc destinées à tuer symboliquement l’adversaire (...) »
Le Pen Light : Qualifiant Bayrou, il y a quelques semaines de « Le Pen Light » (voir la vidéo), Minc essaye par tous les moyens de décrédibiliser le Modem aux yeux des Français. Un jeu qu’il ne cesse de reproduire encore et encore. (…) « Il veut jouer à Péguy, c’est-à-dire le catholicisme de progrès, je trouve que parfois il se rapproche de Barrès, c’est-à-dire le catholicisme réactionnaire, et je me demande s’il n’y a pas un soupçon d’ombre de Charles Maurras, c’est-à-dire un catholicisme hyper xénophobe qui parfois affleure », balance l’exécuteur. François Bayrou, tout agrégé de lettres, est un fils de paysan ? Alain Minc trouve que cela sent mauvais : il hume avec dégoût « le petit parfum, la terre, elle, ne ment pas ». Pétain et son big band : pourquoi hésiter quand on se « lâche » ? Quelle passion – quelle haine ? – égare l’essayiste pour qu’il en vienne à mélanger des figures aussi diverses et contradictoires, qui ne semblent exhumées que pour enfoncer le trop vivant Béarnais ? Car on ne peut pas imaginer qu’Alain Minc ignore qu’il n’y a aucun rapport entre le dreyfusiste exalté Charles Péguy (qui n’était rien de moins que catholique progressiste !), et l’antidreyfusard nationaliste Barrès et encore moins l’antidreyfusard monarchiste et antisémite qu’était Maurras, athée mais disciple d’un ordre catholique au nom de la raison d’Etat. Additionner de tels personnages supposés compromettants ne sert qu’à criminaliser l’adversaire et à le délégitimer. »
Enfin nous y voilà, la plèbe des campagnes nauséeuse, n’a rien à faire en politique c’est ce que pense Minc (au passage, les habitant de nos si jolis petits coins de France remercierons chaleureusement monsieur Minc). Brouiller les cartes, inonder la « populace » de son savoir, les masques tombent et avec eux l’inébranlable vérité, Alain Minc veut noyer tout espoir d’opposition devant son nouvel ami Nicolas Sarkozy. Tout est bon à dire, à faire, même si aucun fil directeur ne peut être trouvé. Il faut absolument « tuer » le Soldat Bayrou.
Bayrou Pétainiste ? Le Peniste? Catholique hyper xénophobe ? Alain Minc a « pété » les plombs ? Non, en son âme et conscience il assène à son adversaire des coups bas à répétition sans raison. C’est une honte de comparer François Bayrou à une époque douloureuse, une avanie de jeter l’opprobre sur le catholicisme du président du Modem. « Je défends la laïcité comme citoyen, mais aussi comme croyant » . La diatribe devient de plus en plus avilissante mais venant d’Alain Minc, devons-nous nous en étonner pour autant ?
Souvenez-vous quand Bernard Kouchner c’est essayé de fasciser Pierre Péan en expliquant que lui demander des comptes sur ses petits arrangements financiers avec la morale relevait de l’antisémitisme. C’était un cauchemar et une honte pour un certain monsieur K, mais faire la même chose pour Bayrou est-ce normal ?

Alain Minc! C'est un type comme çà!!! Surtout quand il s'occupe de Bayrou.... (photo: trouvé sur le net)
1er Photo: AFP
autre lien:
http://www.mediapart.fr/club/blog/laurent-mauduit/220209/alain-minc-une-petite-boule-de-haine