Billets en euros (image d'illustration).
© Walter Geiersperger/Corbis/Walter Geiersperger
Il avait suscité de nombreuses réactions la semaine
dernière.
Jean-Pierre Le Floch, 51 ans, avait eu une idée originale pour faire parler de sa recherche d'
emploi. Il offrait 50.000 euros - sous forme de prime ou de diminution de salaire- à qui lui proposait un poste de directeur financier.
France Info,
M6,
E24!,
Le Post... Il avait fait la Une de plusieurs médias.
"Je veux être visible", expliquait-il alors, après 12
mois de recherches d'emploi infructueuses.
Sur Le Post, Jean-Pierre Le Floch explique, une semaine après sa médiatisation, qu'il "n'a pas encore retrouvé d'emploi" et qu'il "recherche toujours à être entendu".
Où en êtes-vous ?
"J'ai eu de nombreux témoignages sur mon blog. Des témoignages de soutien de la part de personnes qui ont connu les mêmes difficultés que moi, des messages de personnes qui exprimaient leur surprise ou même leur agacement vis-à-vis de ma démarche... J'ai également eu quelques contacts avec des entreprises, des cabinets de consultant. La ville de Gap m'a contacté pour un poste de directeur financier... Mais c'est un peu loin...
J'ai rendez-vous dans les prochains jours avec des consultants en cabinets de recrutement."
Vous avez l'air un peu déçu?
"Déçu, non... Je ne sais pas. Effectivement, ces propositions, ça fait peu. Mais je pense que je n'ai pas été assez visible... En tout cas pas visible dans les médias que les dirigeants consultent. J'ai été contacté par des médias Internet, des radios... J'attends toujours des nouvelles de
L'Express, du
Nouvel Obs, etc... Je me dis que si ça ne vient pas maintenant, ça peut arriver plus tard..."
Vous avez pensé à une autre stratégie si jamais cela n'aboutissait à rien ?
"Pour l'instant, je réactive mon réseau, je relance des cabinets de recrutement en leur parlant de cette opération médiatique. En fonction de leurs retours, je verrai si c'est une bonne stratégie ou pas."
Mais vous êtes toujours optimiste ?
"Oui, oui, bien entendu... Hier soir, j'étais un peu fatigué de tout ça. Je me disais: 'c'est beaucoup de brouhaha pour pas grand-chose' mais ça ne fait même pas une semaine qu'on a commencé à parler de cette histoire alors tout peut encore arriver..."
Votre proposition est arrivée juste après celle de
Yannick Miel, ce jeune diplômé qui s'était mis
en vente aux enchères sur eBay. Est-ce que vous ne pensez pas que cela a fait perdre de son originalité à votre démarche ?
"Nous sommes sur 2 créneaux et 2 démarches bien distinctes. Lui, dès le départ, a joué sur la partie politique, en attaquant directement le gouvernement qui, dit-il, ne fait rien pour l'emploi des jeunes. Du coup, le buzz a été beaucoup plus important, d'autant que Martin Hirsch a pris le dossier en main. Vous pensez bien que si le président de Total était venu s'intéresser à mon cas, le buzz aurait été 10 fois supérieur..."
Mais du coup, votre histoire à vous a peut-être eu moins d'impact ?
"Je ne me suis pas lancé dans un concours. Et puis, la perception de M.Tout-le-monde, ce n'est pas mon problème. J'essaie surtout d'être repéré par des professionnels. Et pour l'instant, les retours que j'ai sont plutôt bons. On trouve ma démarche originale. Même si je ne suis pas encore tombé sur une offre qui correspond vraiment à ce que je recherche..."