Rappel :
Condamnée en appel à 60 ans de prison pour enlèvement et séquestration, Florence Cassez n'a plus qu'un seul espoir : Nicolas Sarkozy.
Mais la volonté déclarée du président français de la ramener passe mal.
Une vie brisée.
"Ma famille est brisée", c'est ce que déclare Cristina Rios, séquestrée pendant 52 jours par la "bande" de l'ex fiancé de Florence Cassez.
Des associations somment le président mexicain, Felipe Calderon, de ne pas céder à Nicolas Sarkozy.
Celui-ci est en déplacement au Mexique, et après une partie "privée" de ce voyage (visite, hôtel, etc...) commence la partie officielle du voyage demain, mais cela ne l'a pas empêché d'évoquer cette affaire avec son homologue mexicain.
La France colonialiste?
Ce sont les commentaires de la presse locale mexicaine, qui sont convaincus de la culpabilité de Florence Cassez. Les enlèvements sont un fléau au Mexique où l'on en dénombre 8 000 par an.
La Jornada, quotidien local, reproche clairement à Nicolas Sarkozy, son attitude "interventionniste et même colonialiste".
On peut même lire sur certains murs de la ville des pancartes réclamant le retour à la peine de mort pour les kidnappeurs.
L’Elysée marche sur des œufs....
Le couple présidentiel aurait pu rêver à un meilleur accueil, pour une visite qui n'avait pas si mal commencé...
Mais, les proches de Sarkozy l'affirment: "C’est un principe de droit français, on récupère toujours ses nationaux", qu'ils soient coupables ou non, certifiant que cela serait fait "en total accord" avec les autorités judiciaires mexicaines. Souvenez vous des affaires Cantat ou de l'arche de Zoé.
Un choix cornélien pour Cassez.
"Si on a un accord, ça peut aller vite", déclare l'Élysée qui espère résoudre cette affaire en "quelques semaines".
Mais elle n'a que deux choix :
- contester le jugement et se pourvoir en cassation, ce qui sous-entend qu'elle passera plusieurs années de prison au Mexique.
- rentrer en France, où elle purgera dans ce cas 20 ans de prison.