
En période de remontée du chômage il y a aussi de nouveaux emplois qui se créent. Devenez médiateur d'Etat. Il ne faut pas le dire, mais le gouvernement est en panne sur la plupart de ses grande réformes. Et celles qui arrivent ne se présentent pas mieux. Il y a encore quinze jours, Valérie Pécresse affirmait : tout va bien avec la réforme des universités, « j'ai tous les présidents derrière moi ». Sauf que depuis il ont fait demi-tour et la MissMinistre se retrouve toute seule au milieu de la cour de récréation. Que faire ? Nommer un médiateur. En l'occurrence une médiatrice : elle s'appelle Claire Bazy-Malaurie. Sa mission si vous l'acceptez, très simple : « Sortez moi de là, Madame, Siouplait!!! ». Le médiateur n'a peur de rien. Sa devise : Fluctuat nec merditur.
Pareil Yves Jégo. Il est arrivé en Guadeloupe en disant : « je resterai le temps qu'il faudra ». Il lui faudra deux jours. Après il rentre à Paris en disant : "ça y est on a trouvé un accord". Fatalitas ! Paris répond : « Ah mais-oui-mais-non, nous, on n'est pas d'accord ». Que faire? Nommer un médiateur ! Et même deux, parce que maintenant il y a aussi la Martinique. Et bientôt trois parce que l'île de La Réunion entre dans le moove. Partout, des postes se créent, c'est le moment de présenter sa candidature. Le boulot n'est pas compliqué, il s'agit juste d'aller prendre des claques à la place des ministres.
Tiens, la famille Tête-à-claques, justement, elle n'en rate pas une. Combien de médiateurs va-t-il falloir pour recoller la vaisselle cassée? Tout a commencé avec Monsieur qui s'amuse à nous fâcher avec la moitié du monde.
Avec la Chine c'est fait grâce au Dalaï Lama qu'on avait dit qu'on ne le recevrait pas et puis qu'on reçoit quand même.
Il y a eu le Luxembourg, avec : « les paradis fiscaux sont scandaleux !». A quoi le premier ministre luxembourgeois a répondu : « Dites-donc, je voudrais bien savoir pourquoi toutes les banques français ont des filiales chez nous! »Bonne question. Pas de réponse.
L'Angleterre. A la télévision, Monsieur avait affirmé que la pauvre Angleterre n'avait plus d'industrie. Grosse colère de Gordon Brown : «De-quoi-de-quoi? Il y a 14% d'industrie au Royaume Uni, ce qui fait presque autant que la France avec 16% ». On attend toujours les excuses.
Maintenant c'est le Québec. Pour faire plaisir au Premier Ministre québécois Jean Charest, qui est un unioniste, Monsieur s'est mis à dire des horreurs sur les indépendantistes. Protestation des indépendantistes : "c'est la première fois qu'on se fait insulter par un chef d'Etat étranger !" Et de rappeler que De Gaulle avait clamé : Vive le Québec libre. Du temps où la grandeur de la France mesurait plus de 1m70. Les indépendantistes, c'est presque 50% des électeurs, nous voilà donc en froid avec la moitié du pays. Et être en froid avec le Québec, c'est vraiment "être en froid".
Maintenant c'est Madame qui s'y met. Elle s'en prend à son ancien pays, l'Italie, qui n'a toujours pas versé les 130 millions qu'il doit au Fonds Mondial de Lutte contre le SIDA. Monsieur va certainement répliquer en balançant une poubelle sur son ancien pays la Hongrie sous prétexte qu'ils s'amusent à noyer des étudiantes Erasmus dans le Danube. Et la fête continue.
Si vous allez à l'étranger, dites que vous êtes suisse. Sinon vous allez passer votre temps à expliquer pourquoi le président a dit ça, pourquoi le président a fait ça. Alors qu'ON N'EN SAIT RIEN.
(Rame, Nicolas....)