Nicolas Sarkozy en prof
Le Post avec Corbis
"La France est l'un des pays les plus difficiles à gouverner: Louis XVI et sa jeune femme, ça s'est terminé sur le billot". Ce n'est pas le descendant de Louis XIV en lutte contre l'expo Jeff Koons à Versailles qui parle, mais
Nicolas Sarkozy, dans l'avion qui le ramenait du Proche-Orient.
Le chef de l'Etat enchaîne les confidences... dont certaines surprenantes.
Au rayon des bons points,
Eric Besson- "il est bon, ce Besson".
Le Parisien-Aujourd'hui en
France qui publie le récit étonnant de ce voyage ajoute qu'il pourrait bien intégrer le groupe du G7, ces ministres chouchous qui se réunissent nuitamment avec le chef de l'Etat. Une montée en grade qui n'est pas du goût du tout le monde: "Je pense que le message sera brouillé s'il prend les rênes du ministère de l'immigration et de l'identité nationale,
estime Arlette Grosskot,
députée UMP sur Europe 1. Ce serait une provocation supplémentaire pour la majorité!"
Xavier Bertrand, en partance pour l'UMP, a droit à un satisfecit: "Il a fait un bon choix". Avant d'ajouter: "Chirac m'a nommé à l'UMP car il avait peur de moi. Moi, je le fais car j'ai besoin de quelqu'un en permanence à l'UMP."
Christine Lagarde est qualifiée de "franche et honnête". Le président a aussi un compliment pour
Rachida Dati et
François Fillon.
Seul point noir: le "caprice" de Rama Yade.
Dernière confidence: la vraie raison du retrait de la réforme Darcos. D'après
Le Parisien-Aujourd'hui en
France, il ne la "comprenait pas". Rien à voir avec les démonstrations de force des lycéens, qui remettent pourtant ça aujourd'hui.