C'est une nouvelle très inquiétante, d'autant plus que les Français n'ont pas confiance dans leur justice et la connaissent très mal, confondant souvent parquet, instruction, siège et défense.
Il faut donc que les journalistes ouvrent en grand l'armoire et dépoussièrent à fond le dossier.
Pour que les citoyens soient informés pleinement de ce qui se joue peu à peu dans cette institution où, à l'instar (et très tristement) de ce qui se produit dans de nombreux régimes autocratiques, le pouvoir, redoutant d'être un jour mis en accusation pour ses indélicatesses, s'en défend préventivement en faisant adopter tout un train de mesures favorisant sa partie.
L'Italie, la Russie, la Tunisie, pour n'en citer que quelques uns de ces régimes, sont donc rejoints par la France, qui se dote d'une justice à la merci du pouvoir, dans l'optique d'une réélection en 2012 (elle-même programmée depuis la réforme de l'audiovisuel, entre autres), et au service d'une captation de toutes les composantes de l'exécutif, du législatif (la réforme du droit d'amendement va dans ce sens également), et donc du judiciaire à présent.
Resterait le quatrième pouvoir, la presse, mais celle-ci est scrupuleusement démantelée par un effet de marché et des assises assassines (où le Président lui-même vient donner le la..)
Quoi demain de la démocratie, si demain c'est dès aujourd'hui, et la démocratie plus qu'un décor de carton-pâte, derrière lequel se profile l'armée des loups à nouveau fondant sur l'Europe?
Il est probable qu'il ne reste qu'une guerre à se profiler derrière cette mascarade, entre les peuples et leur gouvernement intempérants, entre la sagesse restaurée d'un Nouveau Monde encore et toujours soucieux de notre démocratie, et nous-mêmes attardés de notre sempiternel Guernica, entre le reste du monde, ouvert à front renversé à toutes les avancées démocratiques, et notre forteresse forclose où se fomentent toutes les forfaitures d'un État dont la félonie par ce réformisme forcené.