avez vous eu affaire a un juge d instruction ?
dans 90% des cas ils instruit a charge en se basant seulement sur le rapport de synthese de la police qu'elle lui presente apres 48h de garde a vue...l'aveu etant le point d orgue d'une garde a vue, peut importe les conditions d'obtention de cet aveu ...dans tous les cas seule la police maitrise le dossier
la police elle, veut boucler une affaire et gonfler ses statistiques de réussite, elle presente donc un rapport a charge...aveu ou pas, ce qui explique les derapages de juges qui accreditent la version policiere des la premiere comparution en y ajoutant son "intime conviction" + "un faisceau... de presomptions", le juge peut alors incarcérer le prévenu...le dossier devient pour lui...transparent
il delivre alors une commission rogatoire a cette meme police qui a alors 2 mois+une deuxième de 2 mois pour confirmer les charges qu elle a obtenu lors de la garde a vue (2 mois+2 mois ou la personne reste en détention...en attente) ni lui ni son avocat n'on droit d'enquete contradictoire, les demandes de liberté sont rejetées pendant 2 mois+2 mois pour "commission rogatoire en cours"
seul le juge peut décider a son bon vouloir une demande d'enquête autre que la sienne
seul le juge peut décider a son bon vouloir d'entendre une personne susceptible de changer le cours de l'enquête...il faudrait bien sur que ce juge admette son erreur ainsi que celle de la police qui lui aura amené une affaire "bien ficelée" comme ils disent,
là souvent joue la "fierté" de ne jamais se tromper ou de ne jamais reconnaitre ses erreurs, ajouté a cela , la police qui ne veut pas reconnaitre avoir amené a ce juge une affaire "mal ficelée"...et vous avez là tous les ingrédients de l'erreur judiciaire banale et bien française
vous faites 4 mois de détention et vous attendez 3 ans pour que ce juge en employant tous les artifices que la loi lui autorise, vous delivre sans aucun remords de ces 4 mois un "non-lieu"