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Royalisme vs. Ségophobie

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Par Loone
le 16/12/2008 à 19:31, vu - fois, - nombre de réactions
Info vérifiée et éditée par la rédaction du Post.

Que ce soit au Post, au travail, sur les marchés, dans les sections du PS, le débat associé au congrès s'est finalement polarisé sur deux positions politiques tranchées, en apparence irréconciliables, je les nomme "ségophobie" et royalisme. L'objet de ce post est de définir et de donner mon opinion, et donc de vous influencer dans vos jugements à ce sujet, il s'agit donc d'un post militant: ouvert car tranché.

Si le Congrès de Reims n'est pas le début de la ségophobie, il marque le début du royalisme. Le mot a commencé à exister dans ce sens, de pudiques guillemets l'entourant encore souvent: la même réserve existe à l'oral. En effet, cela n'a échappé à personne: le mot était pris. Mais de façon subliminale car le terme politique pour décrire les partisans d'une "royauté" est "monarchiste", seuls les partisans d'un Roi se sont appelés "royalistes", et souvent pendant des périodes de tensions graves où la monarchie elle-même vacillait. Cette existence, encore précaire, d'un mouvement s'appelant royaliste sans roi est en soi une victoire symbolique pour tous ceux qui jusque là "soutenait Ségolène". Ce mouvement est incarné en tant que force politique par les élu-e-s au titre de la motion E : "Espoir, fierté d'être socialiste-e-s", motion arrivée en tête le 6 novembre 2008 avec un petit tiers des voix. Cette victoire relative fonde le royalisme sur le terrain, principalement sur la façade Atlantique et le couloir Rhodanien. Le Congrès de Reims marque donc la naissance du royalisme.

"Foutaises !" s'écrit une personne dans la salle. Et un autre petit tiers de la salle acquiesce.

Ségolène Royal
Ségolène Royal


Cette opposition a l'existence même d'un royalisme s'appelle la "ségophobie". Pour un "ségophobe", toute cette histoire n'a rien de politique, il fulmine ! Il s'agit d'une construction médiatique, une baudruche, un ballon, que dis-je ! une Bulle ! Le vent l'emportera. L'homme qui s'est levé pourrait avoir les traits de Lionel Jospin, en tout cas, il utilise dans cet acte toute son autorité morale : il nous prévient. Ségolène Royal a de noirs désirs. Désir de plaire, désir d'être adulée, désir de renier la foi. Oui, en vérité je vous le dis : cette femme est un faux prophète. Bulle pour bulle, quand tu le secousses, il mousse, il écume, il fout la frousse : le vrai Lionel Jospin est allé jusqu'à agiter le spectre de la collaboration au soir du 20 Novembre 2008. Ce discours est partout, dans les posts et sur les étals, sur les tréteaux et les tables, autour des urnes. La "ségophobie" a une telle réalité politique qu'elle cimente l'actuelle direction du PS, regroupant toutes les chapelles du Parti contre une seule. Le résultat final, indécis au lieu d'être écrasant, aurait pu faire réfléchir, mais l'infaillibilité est autiste et pourtant elle tourne.

Martine Aubry et Ségolène Royal, à Lille, le 07/06/2007.
Martine Aubry et Ségolène Royal, à Lille, le 07/06/2007.

Car Ségolène Royal a une doctrine. J'en exposerais quatre points qui me paraissent centraux, puis je montrerai comment la "ségophobie", prisonnière de son incapacité à accepter la réalité de la doctrine royaliste s'enferme dans une impasse.

1. Un fondement de cette doctrine est démocratique : "la parole au peuple". Alors évidemment, si c'était simple, cela ferait longtemps que ce serait fait, c'est donc complexe de donner la parole au peuple. Mais il s'agit d'une volonté politique forte, impérieuse, essentielle, un retour assumé aux idéaux de la révolution de 1789, renouvelés à la lumière des progrès de la technique, en particulier télématiques. Enfin l'exigence de participation est une attente populaire, le peuple est souverain, à nous de trouver les moyens de cette expression. C'est à ce préalable que nous ramènerons des proportions significatives de citoyens à l'exercice de leur devoir : participer à la vie politique.

2. Un deuxième fondement est la "lucidité radicale", et je ne saurais trop vous conseiller de (re)lire Le Capital pour vous faire une idée sur cette question. Lorsque les dogmes sont invalidés par les faits, il faut changer les dogmes, pas changer les faits. Marx est vivant : voila un fait. Aujourd'hui, pour être lucide il faut comprendre que les problèmes du prochain siècle sont l'eau, le pétrole et le climat, ensuite comprendre que si le peuple ne reprend pas la main sur les processus industriels, on lui vendra avec des profits indus de l'eau, du pétrole et enfin, de l'air. Il est temps de se réveiller avant d'étouffer en cas de défaillance de paiement !

3. Un troisième fondement est la "dignité du travail et dans le travail", de la nécessité pour l'homme de donner un sens à son existence par la transformation de ce qui l'entoure, que cette transformation soit matérielle ou non. Il s'agit d'un droit constitutionnel inscrit dans le préambule de la Constitution de notre République. Ensuite, la dignité dans le travail s'oppose au "nouveau productivisme" et à son cortège de vexations étouffées qui touchent désormais toutes les classes sociales, à l'exception de ceux protégés par le bouclier fiscal, autant dire une infime minorité. Cette revendication renouvellée de dignité permet de résoudre une contradiction rhétorique de la gauche, cause cardinale de la défaite de 2007: comment ne pas faire apparaître la défense des intérêts de travailleurs comme une perspective conservatrice.

4. Le dernier fondement développé ici, c'est "penser globalement, agir localement", cette forme distribuée d'action politique, consubstantielle au développement durable, implique une refonte de notre pensée politique verticale hérité du Léninisme. Recyclé par l'écologie politique dans les années 70, ce décentralisme radical emprunte à des courants marginalisés de la Gauche souvent regroupés de façon simpliste dans l'anarchisme. Cela suppose aussi une transparence, un effort de formation capable de susciter une capacité d'entraînement positive sur le corps social. L'actuelle configuration du royalisme, minorité dynamique, privée de représentation à la tête mais implanté localement sera un terrain d'expérimentation idéal de cet aspect de notre doctrine politique. Sa validation ou sa réfutation en découlera, elle sera décisive en 2011.



Martine Aubry et Ségolène Royal.
Martine Aubry et Ségolène Royal.

En 1993, lorsque Ségolène Royal est ministre de l'Environnement et accouche de son dernier enfant. Selon ses déclarations "pour montrer qu'une femme accédant à des responsabilités pouvait concilier maternité, vie affective et métier", elle autorise des photographes à la montrer au travail dans sa chambre médicalisée, elle y pose aussi avec sa fille. L'irruption de ces clichés provoque une polémique : La Ségophobie est née.

En 1997, elle revendique le perchoir mais s'efface devant Fabius, cette outrecuidance inouïe achève de la représenter pour une arriviste forcenée pour les cercles dirigeants du PS. Elle est nommée secrétaire d'Etat du bras droit de M. Jospin d'alors : M. Allègre. Par sa prise de position contre l'institution et pour les victimes lors des affaires de pédophilie, elle s'aliène une bonne partie des enseignants par la loi de juin 1998. Les enseignants sont une colonne vertébrale du Parti : dès lors pour beaucoup grillée, elle est politiquement insignifiante et la Ségophobie s'enkyste dans une sourde détestation. Les années passent.

Le traumatisme de 2002 fige l'ensemble du Parti dans une attitude de déni, d'absence de remise en question de fond, en particulier de la façon dont on a traité en supplétif nos alliés de la Gauche Plurielle, véritable cause du désastre : favoriser le nucléaire avec les Verts, privatiser comme jamais avec les Communistes... En 2004, Ségolène Royal prend la Région Poitou-Charentes à J-P.Raffarin et se présente en 2006 aux primaires qu'elle remporte et échoue dans la foulée au deuxième tour de l'élection de 2007 avec 47,3% des suffrages, soit a peu de choses près le score de Lionel Jospin au début de sa séquence, avortée en 2002. Et la Ségophobie, intacte, outre son rôle indéniable pendant la campagne présidentielle, resurgit pour bannir la perdante : la Ségolâtrie est une impasse. Tout est tenté pour l'écarter, avec le succès que l'on sait : la "ségophobie" règne rue de Solférino.

La "ségophobie" nie toute pertinence politique à Ségolène Royal, elle la présente comme une arriviste incompétente, uniquement intéressée par son avenir personnel comme en témoigne sa candidature insensée au perchoir en 1997. Enfin démagogique, elle flatte indûment le peuple en se positionnant comme victime, d'ailleurs n'a-t-elle pas pris fait et cause pour les victimes en 1998 contre nos loyaux électeurs enseignants ?
Bien sûr Ségolène Royal est ambitieuse, mais trouver un leader capable de gagner une présidentielle qui n'ait pas d'ambition, autant chercher une carpe qui chasse des lapins ! Enfin pour ceux qui acceptent de reconnaître la validité de son projet politique, il faut lui reconnaître quelques qualités finalement peu répandues : la franchise et la fiabilité. Suivre Ségolène Royal ne vous fait pas l'otage de compromissions permanentes, nous avons une doctrine en constante amélioration, nous avons un leader sûre de sa force et qui n'a pas besoin d'arrangements byzantins pour conquérir le pouvoir.

Que demande le peuple ?
Mais les "ségophobes" ne sont pas préoccupés de ce demande le peuple, ils sont préoccupés de ce qu'il faut au peuple pour son bonheur. La démocratie participative leur apparaît une tartufferie puisque le programme de 2007 était fixé par le Parti dans un texte admirable -- sans relief et bon enfant -- édité avant les primaires. Plus grave, disent les "ségophobes", les manifestations festives où la politique partage la scène avec des artistes sont une évidente manifestation de culte de la personnalité. Enfin, faire scander "Fraternité" par une foule forme une dérive sectaire. Tout ceci relève d'une méprise dont les racines sont chrétiennes, la pensée chrétienne est structurée autour de l'opposition entre la religion, descendante et révélée, et la foi, ascendante et vécue. Permettre l'ascendant du peuple citoyen sur le collège des experts apparaît comme une réhabilitation de la foi.

Oui, le royalisme est fondé sur un socle de croyances positives, et nous revendiquons le droit à l'utopie active, ici et ailleurs. Mais cette croyance n'est pas en une personne, mais en une synthèse politique nouvelle incarnée dans une personne. Cette incarnation est d'ailleurs paradoxale, par exemple elle offre un contraste saisissant avec Barack Obama, orateur flamboyant à la peau noire, démocrate et conservateur. Le royalisme, une pensée de gauche du prochain siècle, s'est incarnée dans un corps de "petite fille sage", oratrice parfois fragile, à la peau blanche, démocrate et idéaliste.


Ségolène Royal au Zénith le samedi 27 septembre 2008
Ségolène Royal au Zénith le samedi 27 septembre 2008


La "ségophobie" est lourdement tributaire de son incapacité à admettre publiquement l'existence de la doctrine royaliste. Même sa réfutation poserait des problèmes rhétoriques puisqu'elle est sensée ne pas exister. La "ségophobie" en est donc réduit à faire ce qu'elle dénonce : personnaliser le débat, ritualiser son opposition sur des totems, tenter des ralliements. Il n'est pas viable de fonder son action politique sur une méprise qui vous mène à faire constamment ce que vous prétendez rejeter. Le phénomène de la "ségophobie" s'apparente à une bulle, toute la "ségophobie" rassemblée est prisonnière à présent de cette bulle et si elle ne la brise pas, le vent l'emportera.
Par Loone (- Encourager)
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- réaction(s)
Obamo
Si seulement Obama pouvait évincer la France et la Grande Bretagne d'Afique. C'est le rêve secret de beaucoup d'africains. Qui à développer un partenariat puissant USA-Afrique
Ça fait 700 ans que ces 2 pays Volent, pillent et détruisent l'Afrique (avec ça, ils osent parler d'aide). Et après on verra qui a besoin de qui?

En France, seule Ségo a la préférence des africains, parce que: comme Obama elle n'est pas formatée (née et grandi loin de leur pays), et cynique comme le reste des dirigent occidentaux.
marie
je ne crains pas sego donc ne suis pas segophobe ,je hais sego serait plus juste
"Le royalisme, une pensée de gauche du prochain siècle, s'est incarnée dans un corps de "petite fille sage", oratrice parfois fragile, à la peau blanche, démocrate et idéaliste."
C'est beau. On vous envierait presque votre ferveur devant cet être si pur et si idéaliste.
Le ségolénisme serait-il une adoration ?
La ferveur fait-elle de moi un suspect d'idolâtrie ? Simplification bien papale pour le coup ! La Ségophobie est une réaction cléricale, cela se confirme de jour en jour.

Quant au fait que Ségolène soit idéaliste cela ne fait aucun doute à qui l'a vu "live" une seule fois, même de loin ! Mais cela n'a aucun rapport avec la pureté : trouvez-vous Robespierre "pur" ? Ou Saint-Just ?
ellédy
Faux! ce que tu avances Péristyl.
Royal avait dit qu'elle allait consulter le peuple en organisant un nouveau Référendum.
Quant à la décision de Sarkozy, elle a souligné le fait que Sarkozy avait clairement exprimé sa position pendant la campagne électorale et pendant les législatives; avoir voté pour lui et lui avoir accordé une majorité absolue au Parlement lui conféraient la légitimité d'appliquer le programme sur lequel il a été élu.
Les gens avient voté pour Sarkozy et pour son programme; ils se devaient d'asumer leurs choix. D'ailleurs, la pluaprt des aubrystes qui dissertent ici ont voté Bayrou au premier tour et Sarkozy au second!
Plus TSSR que certains socialistes des motions qui dirigent le PS en ce moment, tu meurs!
rbella
Eh bien!
Superbe analyse avec rappel des faits, éclairage des grands fondements de la politique défendue par la Motion E et la vacuité des procès en sorcellerie faits à Ségolène Royal et à sa "secte".
Merci Loone!
Elle n'est pas secrétaire d'Etat en 97, mais bien ministre délégué.
catonversailles
Quel galimatias ! Mais, après tout, libre à chacun d'exprimer sa vérité. Libre aussi aux autres de récuser ces propos et de refuser d'adhérer au contenu du prêche.
Péristyle
Ouvrons les yeux.
Quelle est la réalité du 1er pilier doctrinal du royalisme présenté dans cet article comme devant donner "La parole au peuple" ? Mme Royal a été une des toutes premières, quand le traité institutionnel européen rejeté par le peuple français a été représenté à la ratification par M.Sarkozy, à approuver son adoption par voie parlementaire ! Ce faisant, elle reniait son propre engagement de campagne, et la décision unanime des socialistes et des formations de gauche, de recourir au référendum, et donc de donner la parole au peuple, si un traité institutionnel était à nouveau proposé à la France. Ce revirement, ce refus du suffrage populaire, pèsent plus lourd que les des assemblées "participatives" dont on n'a jamais vu en quoi ni comment elles pouvaient engager Mme Royal./.
Le Manifesto, qui sert de socle aux Parti Socialistes Européen pour les élections de Juin 2009 demande la ratification du traité de Lisbonne. A ma connaissance, il ne parle pas de procédure référendaire. Fin de l'histoire.

En outre, on peut s'envoyer la vaisselle à la figure jusqu'au jugement dernier dans cette histoire puisque tout le monde à bafoué, plus souvent qu'à son tour, qui le suffrage exprimé, qui le vote des militants, qui la position officielle du Parti...

Enfin, "Donner la parole au peuple" ce n'est pas lui poser une question binaire, mais élaborer avec lui l'avenir. Pas seulement le penser pour lui et de facto lui imposer. Ca nous évitera, en amont, les mésaventures du genre "NON au TCE -- 2005".

NON dont l'utilité politique reste à démontrer. La crise de 2008 aurait balayé de la même façon le modèle combattu à travers le NON et nous aurions des institutions qui permettrait d'éviter de tout changer tous les six mois.

Bonne chance à la relève tchèque !
Torquemada
Tous ces mécréants finiront par comprendre qu'ils vont droit dans le mur s'ils ignorent encore ou plutôt leur bêtise les empêchent d'admettre que Ségolène Royal est l'unique espoir à gauche.

On est bien loti avec la Mégère de Lille et Goldfinger son n°2. L'hypocrisie et la malhonnêteté sont leurs principales qualités. Ségolène Royal voulant se maintenir au PS, ce que je respecte, navigue dans des eaux boueuses pour ne pas dire des eaux d'égouts...
Logos
Etrange comme les sots n'ont pas leur pareil pour galvauder tout ce dont ils usent, jusqu'à l'art du mépris. Tout n'est que formules superficielles issues d'une vulgaire imitation, chez ces gens là.
Steph
Ne te relis pas logos tu vas te faire du mal !
Logos
C’est vrai, j’ai omis un trait d’union.
@Elie Arié
"puis je suis devenu antiségolèniste quand elle a approuvé la ratification parlementaire du traité de Lisbonne. "

N'essaie pas de biaiser. Elle avait approuvé de la même manière le premier traité européen, et Chevènement connaissait sa position. Puis en tant que candidate à la présidence , elle a effectivement fait campagne sur le dépassement du NON. Précédemment, elle avait toujours affirmé que si c'était elle qui avait proposé le référendum, les français aurait voté OUI parce qu'elle aurait su les convaincre, à la différence de Chirac. Le référendum proposé par Chirac s'est conclu par le NON parce que les français rejetaient Chirac et donc tout ce qu'il proposait, sinon le OUI l'eut emporté. Évidemment les pro Non ont voulu récupérer ce NON, ils se sont planté et ils continuent à se planter en essayant de faire croire en l'existence d'une opinion publique contre le Non, alors que tout est une question de confiance dans les dirigeants.

PS :
J'ai voté NON et tous les démagogues qui récupèrent ce NON sont intellectuellement malhonnêtes
je ne suis pas "DA" (pour le moment), même si je les soutiens.
HAHA
Cet article est un ramassis d'inepties, de fantasmes.
Il faut arrêter de refaire l'histoire. Si ségolène a perdu l'élection présidentielle, c'est parce que la campagne de sarkozy a été meilleure, qu'il a été un meilleur candidat. Un point c'est tout.
Permettez tout de même que l'on essaye de faire une meilleure campagne en 2012.

Merci de votre coopération.
@loone
Je suis tout à fait d'accord avec toi sur le fait que la segophobie est une impasse.
Ils reculent, essaient de freiner des 4 fers mais ils seront obligés de sauter.
Ségolène Royal est incontournable, et ça se verra au plus tard en 2011 lors du prochain congrès.
@Elie Arié
"puis je suis devenu antiségolèniste quand elle a approuvé la ratification parlementaire du traité de Lisbonne. "

Etrange et pas très cohérent.... Royal avait déjà fait savoir qu'elle était pour le OUI deux ans avant que Chevènement ne la soutienne, en 2005. Donc Chevènement savait où il mettait les pieds, en 2007, en soutenant Royal pendant la présidentielle et toi tu ne sembles donc pas avoir été au courant de cette position constante de Ségo pour le OUI. Donc tu as suivi Chevènement aveuglément, alors qu'il soutenait la candidate Ségolène pro-oui ?
Robert
Bravo à Loone qui a su rappeler à tous ceux qui se lamentent d'avoir vu élire N. Sarkozy qu'ils sont les premiers artisans de la défaite de la gauche en 2007, en particulier ces enseignants antiségolénistes qui n'avaient pas, à l'intérieur de la profession, de mots assez durs pour décrire la "nullité" de la candidate. Il n'était pas rare d'entendre alors ceci : "chouette, si elle est élue présidente, ça nous évitera de l'avoir comme ministre! (sous entendu, de l'Education nationale).
De telles attitudes, d'abord dans l'underground professionnel puis sur la place publique ont suffi à déplacer les 3 à 4% de voix qui ont manqué à S. Royal. C'est que S. Royal avait commis le crime parfait contre les enseignants : prendre le parti des élèves. Ce qui nous vaut aujourd'hui un pouvoir qui ne prend ni le parti des élèves ni celui des enseignants et un cortège de lamentations et de manifs impuissantes à enrayer la machine infernale de la dégradation du service public d'éducation. Nous aurons beau tortiller la problématique dans tous les sens, en fin de compte en régime présidentiel, seule compte l'élection du Président. Et, à gauche, qu'on le veuille ou non, une seule personnalité est en mesure de rassembler sur son nom une majorité de citoyens, c'est à dire des millions de voix : celle de S. Royal. Affirmer cela, ce n'est ni de d'idolâtrie ni du sectarisme, ni de la foi, ni de l'aveuglement primaire, etc...mais de ce simple réalisme qui fait tant défaut au PS en ce moment..
Logos
N’importe quoi, beaucoup étaient conscients de la nullité de Royal et c’est pour autant sans hésiter qu’ils ont voté pour elle afin de faire barrage autant que faire se peut à ce pire danger qu’était déjà Sarkozy.
Patriarcat
Je regrette que vous n'ayez pas abordé parmi les raisons de cette Ségophobie, l'un des fondements de cette haine: Ségolène Royal est une femme !
Une femme qui contrairement à Martine Aubry (la caution anti-misogynie de ce front anti-Royal) a toujours eu l'outrecuidance de ne pas donner acte d'allégeance au patriarcat et qui se refuse contrairement à Aubry de faire oublier qu'elle est une femme !

Et puis les ambitions d'Aubry elles sont sous contrôle, elle va là où on lui demande, récemment sa candidature au poste de première secrétaire décidée par Fabius (Bartolone), qu'elle ose seulement exprimer une ambition personnelle pour les présidentielles et vous verrez le sort que lui réserveront nos caciques mâles.

Royal est une femme libre et une belle femme qui plus est, voilà selon moi ce qui motive pour l'essentiel cette segophobie.
Mes références à sa féminité sont subliminales. Il y en a deux conscientes tout de même, quand je fais dire au Papi "Cette femme est un faux prophète", alors que "prophète" est un mot masculin. "Notre leader sûre de sa force" procède pareil.

Cette féminité ne m'apparaît plus forcément un trait déterminant aujourd'hui. Il l'a été pendant la campagne de 2007, mais je crois que le débat présidentiel, malgré qu'il soit raté pour Ségolène pour des raisons tactiques dont nous pourrions débattre, a clos cette question.

Ce soir là, elle a imprimé dans l'imaginaire collectif l'image de la femme présidente comme possible. Physiquement ce soir là, elle était différente, "presque présidente", et, sur ce plan là, elle était crédible, possible.
Ségolène Royal est une femme conquérante et rebelle par rapport aux caciques du PS, par rapport aux vieilles idées du PS.
Aubry est seulement une héritière qui a fait allégeance à ces caciques du PS, qui a fait allégeance aux vieilles idées.
Royal bouscule l'establishment, Aubry défend l'establishment.
borneo
l'appareil à neurones bolchéviques des ségophobes a montré ses capacitès au conservatisme le plus établi
Il suffit de considérer combien vouloir prendre en considération les questions d'environnement ou d'écologie suffisait à vous marginaliser dans ce parti.
Il aura fallu que les écolos s'organisent en tant que force politique pour entendre en discours des résolutions dont la seule portée est les nécéssités d'une alliance de second tour.
Pour ce qui concerne le "Royalisme", c'est le refus de la démocratie participative, revendication d'ailleurs largement dénoncée aussi lorsqu'elle vient des verts, qui constitue bien la base de cette coalition.
Point de vue intéressant mais un peu réducteur puisqu' il axe tout sur la ségophobie. La chose est plus complexe puisqu'il s'agit principalement de l'affrontement de lignes politiques différentes, de visions du monde et de la société différentes, notamment sur le plan des moyens à employer pour atteindre un certain objectif. La ségophobie vient compliquer un peu plus cet affrontement en y ajoutant des rivalités de personnes.
Ce qui est "réducteur" dans la résolution actuelle, c'est que nous avons deux camps en présence au PS dont l'un regroupe toutes les "lignes politiques différentes" qui se sont affrontées au PS depuis trente ans.

Quel est la nature de ce "Royalisme" qui a nécessité la coalition de tous pour l'arrêter à une encablure de la victoire ?

Mon propos est d'affirmer qu'il ne s'agit pas vraiment d'un problème de personnes, mais surtout d'un problème de pensée politique. La conséquence de cette affirmation est que la "Ségophobie" est une impasse.
C'est interessant mais trop petit.
Pourriez vous le faire avec une écriture plus grande SVP.
Article intéressant, même si la petite écriture répugne à le lire. L'analyse de fond mériterait d'être reprise en plus gros caractères!
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