A la fin du post "Génocide: spécialité française?", j'avais précisé que Hubert védrine (complice dans le génocide rwandais) avait porté plainte contre deux membres de Génocide Made in France pour "happy slapping, violence volontaire et diffusion de ces images sur internet".
Les faits: le 28 novembre 2007, un colorant alimentaire rouge fut versé sur Hubert Védrine, symbolisant son implication dans le génocide des Tutsi de 1994. Les images de cette action furent diffusées sur Internet. Hubert Védrine décidait alors de poursuivre en justice deux membres du collectif Génocide made in France : Mariama Keïta pour violence volontaire et Xavier Renou pour complicité de violence volontaire et diffusion de ces images.
Le verdict: Pour les faits de violences volontaires, Mariama Keïta risquait, selon les réquisitions du procureur, 4 à 6 mois de prison avec sursis. Elle vient d’être relaxée ! Seul a été retenu à son encontre le refus de prélèvement d’ADN pour lequel elle est condamnée à 500 euros d’amende.
Concernant le volet "happy slapping", Xavier Renou était passible de 5 ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende. Il est également relaxé. Il s’agit d’une victoire pour la liberté d’expression, face aux tentatives d’intimidation et de criminalisation d’actions militantes non-violentes, visant à nous faire taire.
Néanmoins, Xavier Renou est condamné pour complicité de violence volontaire. Il devra un dédommagement de 500 euros pour les frais d’avocats et s’acquitter d’une amende de 1000 euros. Il est également condamné à rembourser 2000 euros de dégâts matériels : costume Lanvin, veste en cachemire, téléphone portable... Nous tenons à souligner, outre le caractère parfaitement délébile du colorant alimentaire, le contraste saisissant entre ces amendes et les faits pouvant être reprochés à Hubert Védrine : le génocide tout comme la complicité de génocide sont pénalement considérés comme les crimes les plus absolus.
Enfin, Xavier Renou est condamné à verser 1€ de dommages et intérêts à Hubert Védrine pour préjudice moral. En effet, l’atteinte à l’honneur que le plaignant avait invoquée mêlait pernicieusement l’effet humiliant de la "décoration" en pleine rue et, très vaguement, l’accusation de fond.
Nous rappelons qu’une plainte pour diffamation avait été initialement déposée. Par la suite, elle fut retirée en catimini au profit du préjudice moral pour atteinte à l’honneur. afin d’éviter toute investigation sur l’implication d’Hubert Védrine dans le génocide des Tutsi rwandais. Le recours à une simple atteinte à l’honneur ne nécessite ni un débat de fond, ni une audition de témoins. Cette condamnation pour dommages et intérêts ne permet donc en aucune façon de conclure à l’innocence de l’ancien Secrétaire général de l’Elysée dans le génocide de 1994.
Quoi qu’il en soit, nous continuerons à affirmer fermement qu’Hubert Védrine s’est rendu complice de génocide et l’invitons à poursuivre la plainte pour diffamation qu’il avait finalement abandonnée. L’impunité dont jouissent encore aujourd’hui les complices français du génocide des Tutsi rwandais de 1994 est une insulte à la mémoire des victimes. La place des complices de crimes contre l’Humanité est en prison et non dans les salons feutrés !
