Darcos et Pécresse veulent-ils des profs ignares ?
[Ce texte n'émane PAS de l'Association "SOS Education": l'homonymie est purement fortuite. Les auteurs sont membres de Sauvons l'Université.]
Imaginez un monde où les professeurs d’anglais de vos enfants ne connaîtront rien à Shakespeare.
Imaginez un monde où les professeurs d’histoire-géo de vos enfants sauront tout juste ce que le livre scolaire de chez Hachette leur a appris.
Inimaginable, et pourtant voilà ce que le gouvernement voudrait que les universités françaises acceptent sans broncher, en imposant ce qu’il appelle une « réforme » des concours.
L’une des missions de l’université est de former les enseignants des collèges et lycées en les préparant aux concours de recrutement des enseignants du secondaire.
Les concours fournissent le socle de connaissances et de compétences essentiel à la formation et à l’éducation de tous, au plus haut niveau et à l’échelle nationale.
Les concours sont les garants d’un recrutement équitable et durable sur tout le territoire français.
Les concours permettent de préserver, enrichir et faire vivre les patrimoines culturels.
Or, voilà que le Ministre de l’Education nationale et le Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, soucieux de promouvoir l’excellence, s’accordent pour mettre en pièces ce qui fait précisément l’excellence de notre système.
Dans l’urgence et sans concertation aucune avec les universitaires et les enseignants, le gouvernement impose en force une réforme de fond des concours qui va vider la formation des futurs enseignants d’une grande partie de son contenu.
Le formatage va remplacer la formation.
Il ne s’agira plus dorénavant de former les futurs enseignants à des disciplines exigeantes et à l’exercice de leurs facultés critiques. Il est question ici de formater des personnels dociles, rompus aux arcanes des règles internes de l’Éducation nationale, en lieu et place de spécialistes compétents dans leur champ d’étude.
Est-ce en réduisant la connaissance approfondie des matières enseignées que l’on armera les futurs maîtres à mieux gérer et animer leurs classes ? Comment les élèves pourraient-ils respecter des enseignants qui n’auraient pas toute confiance dans leurs compétences disciplinaires ?
Ce qui se joue est d’une importance cruciale. Il y va à la fois des cursus de formation universitaire et de l’avenir même de la qualité de l’enseignement secondaire. Si ces mesures sont mises en application, les professeurs de demain en seront réduits à n’avoir pour seul guide dans leur matière que le « livre du maître », dont ils ne pourront ni mesurer la pertinence, ni se défaire, puisqu’ils n’auront pas les compétences nécessaires pour le juger de façon critique.
Depuis plusieurs semaines, face à cette entreprise de démolition, un nombre sans cesse croissant de professeurs et de maîtres de conférences, de départements universitaires, de conseils d’administration d’universités, de sociétés savantes et professionnelles, dénoncent ce projet avec véhémence.
Nombre d’universitaires en appellent à la société civile et à toutes les forces du savoir, de la culture et de l’intelligence pour qu’un sursaut citoyen ait lieu dans ce pays avant qu’il ne soit trop tard. Ils n’osent croire qu’au-delà de leur cercle, il ne se trouvera personne dans le monde des sciences et des lettres pour résister avec eux à cette disparition des savoirs. Ils demandent un sursaut de conscience, un sursaut citoyen, pour que cette réforme inacceptable soit rejetée et qu’une véritable discussion s’engage entre le ministère et les universités pour élaborer un projet cohérent de modernisation des concours de recrutement.
Après avoir employé des méthodes douces (pétitions, lettres, motions, manifestations) et face à l’indifférence et au mépris manifestés par le gouvernement, certains universitaires envisagent d’avoir recours à des actions plus visibles, telles que la rétention des notes d’examens ou le blocage des jurys de baccalauréat.
Tout citoyen peut aller signer l’appel du 8 novembre à l’adresse suivante :
http://www.appeldu8novembre.fr
Des informations complémentaires peuvent être trouvées sur les sites de Sauvons l'Université et Sauvons la Recherche:
http://www.sauvonsluniversite.com/
http://www.sauvonslarecherche.fr/
Un petit film réalisé par Sauvons l'Université explique la réforme du recrutement des enseignants:
http://www.youtube.com/watch?v=cnwdEqFbgms
Etudiants de licence, ce texte est fait pour vous:
Quatre livres qui vous apprennent les maths et les langues d'une manière torride!
Comment redonner aux adultes l'envie d'aller à l'école? Grâce au sexe, pardi!
La maison d'édition Blanche, spécialisée dans la littérature érotique, a donc édité quatre ouvrages pédagogiques pour le moins originaux: au lieu des traditionnelles phrases du type «Je m'appelle Michel Martin. Comment allez-vous?» ou «A quelle heure part le bus de 19 h 30?», le lecteur apprendra un vocabulaire situé nettement plus bas que la ceinture. Le tout accompagné de petits cours grammaticaux rédigés par des écrivains ou des professeurs tout à fait sérieux. Hilarant, mais déconseillé aux plus jeunes!
Morceaux choisis (parmi les plus sages)
Quand les flics sont arrivés, ils jouaient à la bête à deux dos, et le mec s'est carapaté complètement à poil…
En espagnol: Cuando llego la poli, como estaban follando, el tio salio corriendo en pelota viva.
J 'aimerais qu'elle n'ait pas de soutien-gorge…
En anglais: I wish she were toplesséIl a arrêté de fumer depuis qu'il a lu que la consommation de tabac peut gêner l'érection
En allemand: Er hat das Rauchen aufgegeben, seitdem er gelesen hat, dass Tabakkonsum die Erektion beeinträchtigté(Cours sur les probabilités) Michel raccompagne la baby-sitter. Il a une chance sur quatre qu'elle lui propose de monter...
Je suis désolé de vous dire que votre texte me déçoit.
Chaque ligne est une affirmation sans justification et de ce point de vue
c'est un cas d'école.
Vous ne citez pas les passages des textes officiels que vous mettez en cause ni ne donnez leurs références. Nous sommes donc obligés de vous croire sur parole ou contraints de refaire tout le travail de décryptage des documents officiels.
Je vous en prie, relisez ce texte avec un peu de recul, mettez-vous à
la place d'un lecteur qui ne connaît rien aux réformes, vous serez
surpris.
Pourtant grâce à internet vous avez un moyen puissant de créer autant de notes et de références que vous le voulez : abusez-en ! Référez-vous aux textes officiels, commentez-les dans des pages spécifiques, affinez vosarguments et aidez-nous à comprendre.
J'espère que vous aurez compris que je ne cherche qu'à rendre votre
action plus efficace car elle le mérite.
Cordialement,
François Colonna
La défense des concours est chez nous une manière de masquer que nous avons renoncé à dispenser à l'ensemble des étudiants un savoir de première main appuyé sur des recherches reconnues internationalement.
Les universitaires français, comme vous nous nommez, sont avant tout des enseignants, conscients des besoins de formation de ceux qui ont choisi de faire ce métier.
Toutefois, je ne suis pas certaine que cette formation passe par 'l'étude critique de la discipline' qui me paraît être un savoureux paradoxe dans votre argumentaire: n'est-ce pas là une forme de bachotage théorique que vous proposez comme fondement à la formation des enseignants? Est-ce que la connaissance du cadre légal de l'éducation et des approches théoriques à l'environnement sociologique et psychologique des élèves fera un enseignant efficace? Est-ce que ce futur enseignant doit voir son savoir réduit à une si simple expression qu'il ne sera plus en mesure de répondre aux besoins de connaissance et d'encadrement de ses futurs élèves?
Nous ne renonçons à rien, et asséner cet argument nous fait injure à tous. Nous ne renonçons pas au savoir, nous ne renonçons pas à l'envie de connaître que nous nous devons d'insuffler à ceux à qui nous enseignons, nous ne renonçons pas à les accompagner en classe et en dehors et à leur donner les moyens de trouver leur place dans la société.
Non, nous sommes toujours exigents et fiers d'un système éducatif qui a donné tant au monde tout en conservant sa spécificité.
Ce n'est pas un repli sur soi que nous défendons, mais le droit de conserver ce qui fonctionne au lieu de tout détruire pour remplacer un système endommagé unique au monde par un système dommageable et qui, lui non plus, n'aura pas cette reconnaissance internationale que nous appelons tous de nos voeux.
Je vous pose la question "Candide": qui de nous deux méprise le plus les futurs élèves et les futurs enseignants?
L'objectif de 50% d'une classe d'âge à la Licence, vous connaissez?
ça veut dire concrètement donner la licence à tout le monde, surtout quand on est financé au taux de réussite...
Sans parler de la première année généraliste en train de se mettre en place et des UE de professionnalisation (écrire un CV...) qui prennent la place d'enseignements disciplinaires...
Ton fidèle serviteur Puck
http://www.easy-petition.com/cossiga/
“Maroni devrait faire ce que j'ai fait quand j'étais ministre de l'intérieur.”
C'est à dire?
“Premièrement, laisser tomber les lycéens, pensez donc à ce qui arriverait si un gamin se faisait tuer ou était gravement blessé...”
Et les étudiants?
“Les laisser faire. Retirer les forces de police des rues et des universités, infiltrer le mouvement avec des agents provocateurs prêts à tout, et laisser pendant une dizaine de jours les manifestants dévaster les magasins, brûler les voitures et mettre la ville à feu et à sang.”
Et après?
“Et après, assuré du consensus populaire, le bruit des sirènes des ambulances devra dominer celui des voitures de police et des carabiniers.”
Dans quel sens...
“Dans le sens où les forces de l'ordre devront massacrer les manifestants sans pitié et les envoyer tous à l'hôpital. Ne pas les arrêter, parce que de toute façon les magistrats les remettraient aussitôt en liberté, mais les frapper, et frapper aussi ces professeurs qui les agitent.”
Les professeurs aussi?
“Surtout les professeurs.”
Président, vous faites un paradoxe, non?
“Je ne dis pas les vieux, bien sûr, mais les petites institutrices si. Est-ce qu'on se rend compte de la gravité de ce qui est en train de se passer? Il y a des enseignants qui endoctrinent des enfants et les emmènent dans la rue: une attitude criminelle!”
http://www.lepost.fr/article/2008/11/17/1328756_reforme-du-recrutement-des-profs-droit-dans-le-mur.html
A faire circuler également !
[Ce texte n'émane PAS de l'Association "SOS Education": l'homonymie est purement fortuite. Les auteurs sont membres de Sauvons l'Université.] Imaginez......














































