Depuis un an et demi, Pierre Rouzaud, pharmacien hospitalier à l'hôpital de Purpan à Toulouse (Haute-Garonne) perçoit chaque mois son salaire d'environ 4.000 euros, pour "ne rien faire".
Son bureau se trouve dans un bâtiment désaffecté...
Le 5 décembre prochain, il partira à la retraité, pour ses 65 ans.
L'administration de l'hôpital vient de lui refuser la prolongation légale de trois ans de son contrat.

Quelles sont les raisons de cette aberration ?
D'après La Dépêche, il existerait un très ancien
contentieux personnel entre Pierre Rouzaud et certaines
autorités...
Mais pour Pierre Rouzaud, cette situation kafkaienne est aussi la conséquence du déménagement de son laboratoire de pharmacie et de la "désorganisation hospitalière".
Durant de nombreuses années, Pierre Rouzaud travaillait dans son laboratoire.
Jusqu'au jour où "le labo, on me l'a enlevé pour le mettre à l'autre bout de l'hôpital".
Et c'est ainsi que Pierre Rouzaud "travaille" précise La Dépêche dans un bâtiment aux fenêtres murées, au plafond éventré...
Sans compter les cadavres de chauve-souris!
Le pharmacien n'a même plus son nom sur le papier à en tête de l'hôpital.
Cet acharnement contre le pharmacien, le directeur des affaires médicales de l'hôpital de Purpan, Marc Reynier, le conteste formellement.
Bien sûr, il y a eu quelques "désaccords", mais "plusieurs propositions de missions "ont été faites à Pierre Rouzaud.
Mais "il les a toutes refusées".
Quant aux conditions de travail de Pierre Rouzaud, pour Marc Reynier c'est simple: "Il a refusé toutes les propositions de relocalisation."
Et comme ça, le pharmacien hospitalier perçoit chaque mois, 4.000 euros pour ne rien faire...
Le directeur des affaires médicales rappelle quand même: "Il touche au centime près ce que prévoit son statut."
Ouf!
Et de préciser que le 5 décembre prochain, "il sera rayé des cadres."
Mais voilà, par ces temps de crises et de "caisse vide" de l'Etat, ce genre d'anecdote ne passe pas inaperçu...
