Croire en un socialisme neuf ou donner quitus à la revanche des "revenants": telle est la question...
Jospin, Rocard, Delanoë et Aubry ou la revanche du vieux PS?
Depuis la dernière élection présidentielle, Ségolène Royal, en tant qu'ancienne candidate socialiste avait promis de ne pas abandonner ni le terrain, ni l'opposition à la droite, ni les militants, ni les sympathisants. Et elle a tenu sa promesse du 6 mai 2007.
Faisant campagne illico auprès de ses camarades lors des législatives suivant les présidentielles, elle incarnait pour tous le rôle de chef de l'opposition. Et ce malgré les livres assassins de nombre de ses collègues socialistes...
De même lors des municipales, l'ex-candidate, demandée partout en France et notamment en banlieue, est sur tous les fronts, jusqu'à la victoire écrasante de la gauche dans les villes.
Dès septembre pourtant, ceux que Françoise Degois a récemment qualifié de "revenants" dans sa chronique politique sur France-Inter - Lionel Jospin qui "s'en va, revient, avant de repartir" et Michel Rocard, qui "distribue bons points et bonnets d'âne à longueur d'interviews" - aiguisaient leurs armes pour faire barrage à la montée en puissance, au sein du PS même, de Ségolène Royal.
Une fois les élections passées, Martine Aubry et Bertrand Delanoë, confortablement réélus dans leur bastion, sont du coup sortis du bois.
La maire de Lille après une longue traversée du désert, le maire de Paris après avoir promis solennellement aux Parisiens qu'il ne s'intéressait pas à autre chose qu'à l'Hôtel de Ville....
L'heure étant à la rénovation, ces deux caciques du parti socialiste période gauche plurielle puis 21 avril 2002, ont alors décidé par tous les moyens de marginaliser Ségolène Royal.
Martine Aubry - incarnation depuis les 35 heures de l'aile sociale du PS- a ainsi rallié les fabiusiens et une partie des strauss-khaniens -incarnant les plus libéraux du PS- sans que la contradiction idéologique ne la gêne...
Bertrand Delanoë, pour sa part, s'affiche comme un jospinien pur sucre -et il est sincère- "libéral ET socialiste". Après avoir attaqué violemment François Hollande, notamment pour sa capacité à faire la synthèse depuis 10 ans entre des courants totalements en désaccord, voici qu'il l'accueillait à bras ouverts. L'actuel 1er secrétaire du PS se refusant à voir son ex-compagne prendre sa place...
Quelle cohérence dans tout cela ? (ne chechez pas d'idées, il n'y en a pas ou si peu)
1. Lionel Jospin
Il voue une haine toute personnelle et inextinguible envers Ségolène Royal depuis au
moins 1994, alors qu'elle soutenait Jacques Delors pour les présidentielles de 1995...
Il a d'ailleurs appelé Aubry et Delanoë, qui ne cessent de se déclarer leur flamme -haineuse et idéologique- à s'allier après le congrès... Alors que Mme Aubry éructait récemment que Delanoë en se déclarant "libéral" n'avait plus sa place au PS !
2. La revanche personnelle...
Lionel Jospin n'a jamais digéré sa défaite du 21 avril 2002 face à Jean-Marie Le Pen et Jacques Chirac. Comme le dit Françoise Degois, de Rocard et de lui : "leur compteur respectif s'est arrêté sur Matignon, là où ils rêvaient de l'Elysée. Etre sans jamais avoir été"...
Martine Aubry, comme le relate très bien Renaud Dély dans La guerre des "ex", "Après avoir bataillé jusqu'au bout pour l'empêché de décrocher l'investiture pour l"Elysée", allant jusqu'à l'insulte, s'est ensuite distinguée par son absence pendant la campagne de Ségolène Royal... Jusqu'à ce qu'on la soupçonne, en bonne social-démocrate chrétienne qu'elle est, d'avoir voté Bayrou, c'est-à-dire contre le PS, au 1er tour des élections de 2007...
Et Dély d'expliquer une telle attitude par son dépit :" s'il est une femme qui devait incarner le PS, la gauche, son avenir et ses aspirations juqu'au plus haut niveau du pouvoir, c'était elle, c'était écrit".
François Hollande, c'est clair, après avoir hésité sur sa propre candidature en 2007, laissait contre son gré la place à sa compagne et mère de ses enfants... Contre son gré, quitte à la fragiliser en pleine campagne.
La suite a donné raison à Dély : "la guerre des ex" [...] continuera jusqu'au bout, jusqu'à ce que l'un des deux belligérants quitte définitivement la scène présidentielle, voilà pourquoi, concluait-il, "la guerre des ex" ne fait que commencer"...
En outre, depuis 10 ans, François Hollande a cautionné le système des courants, devenus des écuries électorales dominées par un chef, des "clans", selon Royal. Elle avait donc eu la prémonition de leur rôle funeste dès 1994.
En se ralliant dernièrement à Bertrand Delanoë, François Hollande a non seulement piétiné la neutralité qui devait être la sienne en tant que 1er secrétaire du parti mais rejoint pour des raisons uniquement opportunistes, le clan Jospin-Delanoë qui n'a eu de cesse de l'insulter auparavant...
3. L'impossible succession à François Mitterrand...
Lionel Jospin s'était déclaré, en 1995, pour le "droit d'inventaire" des années Mitterrand, "tuant le père" pour mieux incarner le renouveau après 14 ans de pouvoir élyséen socialiste...
Ségolène Royal s'est toujours prononcé contre et a toujours assumé voire revendiqué l'héritage mitterrandien...
Son attachement personnel mais aussi sa proximité intellectuelle avec le seul Président socialiste de la Ve République ne sont plus à démontrer (le mépris pour l'argent, des discours très durs vis-à-vis des riches, la ruralité contre le parisianisme et en même temps le souci "chevillé au coeur" des jeunes de banlieue, une "certaine idée" de la défaite, le possible approfondissement du cycle d'Epinay etc.).
En outre, chose insupportable à Jospin comme à Delanoë ou à Aubry, Ségolène Royal dispose d'un charisme inégalé à gauche depuis Mitterrand. Ce qui médusa nombre de caciques socialistes durant sa campagne de 2007...
Elle-même le dit, c'est en 1993, lors du dernier Conseil des ministre sous Mitterrand, lors de ses adieux à son maître en politique, que Ségolène Royal a acquis la force et combativité qui l'animent face à la droite...
Bref...
Outre la nouveauté Royal, -Delors n'a-t-il pas dit d'elle: "elle a fait durant sa campagne ce que j'essaye de faire depuis 30 ans", outre le fait qu'avec elle le vrai changement au PS signifiera la fin des places acquises et le renouvellement générationnel -ce qu'elle partage avec Benoît Hamon-, on ne peut qu'être désolés par les motivations de ses deux principaux concurrents pour commander aux destinées du socialisme français...
Les militants devraient en être pleinement conscients... Ils sont démasqués... Des injures d'un Jospin ou d'une Aubry aux manoeuvres complètement immorales d'un Delanoë ou d'un Hollande.
Ce sont eux, militants qui auront le choix:
Croire en la nouveauté, à "un socialisme, idée neuve au XXI" siècle" (motion E portée par Royal) ou donner quitus à la revanche des "revenants"...
A lire sur le web :
- La guerre des "ex" de Renaud Dély
- L'espoir à gauche, fier(e) d''être socialistes
Le conseil régional a adopté le principe d’une subvention de 45 millions d’euros !!!
http://observatoiredessubventions.com/2008/45-millions-d-euros-de-subventions-pour-le-futur-grand-stade-du-losc/
A croire que l'intérêt de la France passe après la soif de pouvoir qui nous entoure, serions nous une bande de charognards ? Un pollitique se casse la gueule on fonce lui dévorer les entrailles ? Un autre a l'air plus fort on va lui renifler le derrière en espérant pouvoir manger un peu de ses restes ?
Regardez vous dans un mirroir bon sang ? Voyez vos babines retroussées et la bave qui coule de vos lèvre !
N'y a t'il pas des problèmes qui mériteraient plus d'attention que des histoires de pouvoir à deux balles ?
Réponse: les maires de Toulouse, Tours, Strasbourg , Metz ,etc..., etc...
C'est le vieux parti dont les militants ne veulent plus!
segolene 47pour 100
ou etiez -vous et pourqui avez vous voter tout ce bureau de dirigent qui vous batter entre vous comme des chiffonniers
MADAME SEGOLENE ROYALE aurai fait une presidente tres classe et ne nous ferait pas honte ni la risee du monde
Tout cela pour diviser les socialistes... Pitoyable si tu es au PS, bien joué si tu es sarkozyste comme je le soupçonne
Hormis les campagnes électorales., ou étaient-ils, depuis mai 2007.
Ils étaient tous en train de la critiquer, de la moquer, comme des opposants, sauf bien sur pendant les municipales, législatives, etc .... Toujours là quand il y a des postes à prendre et c'est tout. On en est témoin.
Il est temps d'arrêter le carnage.
Avec elle obstinément.
A certains: Faites gaffe avec Hamon (que j'apprécie, tout de même) à ses soutiens politiques, çà pourrait être la gangrène au sein du PS, s'il restaient à l'intérieur du parti, le PC a besoin de nouvelles tête.
Mais objectivement c'est un très bel argumentaire pour les aficionados. Après avoir copier-coller son agenda ou ses déclarations à tout va sur les différents posts, vous vous lancez dans l'écriture d'articles? Pas bête! c'est mieux d'alimenter directement la source... Mais il faut encore bosser pour sortir de la simple infomerciale. Bon courage.
question : qui est le plus aigri? Rocard, Aubry, Jospin ... ou le journaliste en herbe et son armée de commentateurs, hier désireux de voir arriver leur finaliste à la présidentielle. C'est du passé les amis, ne vous faites pas du mal pour rien.
On croit rêver... C'est ça la propagande Royal ? L'avant-garde ségoliniste qui fait de l'entrisme sur ce site ? Ben vous n'y allez pas avec le dos de la cuillère, les gars !!!
Tout, mais vraiment tout, sauf elle...
Nous avons besoin de quelqu'un qui ose qui bouscule, et aujourd'hui Ségolène Royale est la seule au PS qui peut incarner ce changement et soulever l'enthousiasme. Je suis ravi de voir que depuis la présidentielle où elle a été prise de cours par la machine Sarkozy et par le lâchage lamentable des ténors du PS (malgré cela ses 47% étaient, on oublie de la dire, plus qu'honorables vs la défaite au 1er tour de Lionel Jospin en 2002) Ségolène Royale monte en puissance et en confiance renforcée par des appuis précieux de ses colistiers de la motions E (Bianco, Peillon, Valls, Dray etc..) et je pense que la semaine prochaine les militants ne se tromperont pas.:)
Il le fait tout de même avec autrement plus de classe que Royal. Mais que la politique se joue parfois sur scène ne signifie en rien que ce soit là ce qu'il faut faire : quid juris ne se déduit pas de quid facti.
Et puisqu'on s'intéresse à "la politique d'aujourd'hui", il faudrait au moins l'analyser honnêtement et remarquer que sobriété de Delanoë est à présent largement préférée à l'histrionisme de la présidente de la région Poitou-charentes.
Oui..enfin, la sobriété de Delanoë me fait penser à un "homme de droite" qui ne serait pas totalement décomplexé...vous savez, ces gens bien pensants mais qui ne sacrifieraient pas leur chemise, ou ne donneraient pas leur manteau, qui préfèrent le compromis, limite compromission, plutôt que l'affrontement, les bonnes paroles au don...Je sais, ce n'est que l'effet qu'il produit, ça n'a peut être rien à voir avec le vrai Delanoë...je ne l'ai jamais entendu prendre franchement parti...c'est pour ça que je pense qu'il est plus proche d'une position centriste type Bayrou que d'une "vraie gauche" qui privilégie l'humain à l'économique.
ils sont meme pres a faire ganger le camp d'en face pour preserver leur interet
Ca n'a rien à voir avec l'intelligence, tous ont une forme d'intelligence de leur environnement et savent l'utiliser, la question que je me pose c'est dans quel but et quel intérêt pour nous et notre pays?
Non la vrai génération nouvelle c'est Hamon et vals et ce n'est pas ses brushing ou ses tonnes de maquillage qui vont enlever ça .
il y a d'autres moyens d'y parvenir à mon avis...
http://www.europeecologie.fr/
C'est triste de voir que Martine Aubry, à l'inverse de son célèbre père, ne partage pas ces remarquables sentiments.
Très bon post, comme toujours.
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