Le TASER, qualifié ici d'armement approprié, vient théoriquement prendre rang dans un concept d’élargissement de capacités de riposte, sous la rubrique « moyen de force intermédiaire », entre le bâton de défense, la bombe manuelle de produits incapacitants et l’arme de service …… QUE LE POLICIER CONTINUERA A PORTER SUR LUI ! …… n’oublions pas ce détail !
En clair : « Tu vois, gentil policier, tout ce que ton administration fait pour toi et pour ta sécurité ! » …… ! ! ! …… C’est après que ça se gâte !
Les conditions de limitation d’emploi de cet instrument « convivial » constituent un chef d'oeuvre d'hypocrisie administrative !
En effet, après la longue liste des recommandations à ne pas utiliser l’arme laissant pratiquement aucune possibilité d’utilisation légale à son porteur, la formation à l’emploi du TASER ne comprend aucun chapitre relatif à :
Ø la façon de discerner qu’un vêtement imprégné de liquide est inflammable ou non ! ……… quid du préposé au « tasage » sous une pluie diluvienne ?
Ø la façon de distinguer un saignement important d’un saignement qui le serait moins !
Ø l’art de distinguer une femme enceinte d’une autre en surcharge pondérale notoire !
Ø l’initiation aux symptômes permettant de diagnostiquer (1er degré de la pratique illégale de la médecine !) un delirium (tremens ou non) plutôt qu’une crise de nerfs ou d’hystérie !
Ø la capacité de trier au premier coup d’œil un individu cardiaque d’un autre qui ne le serait pas !
Le policier n’est donc pas plus garanti que lorsqu’il ne disposait que d’une arme à feu. En revanche, il a la garantie de voir s’accroître sa charge administrative au travers de tous les compte rendus d’utilisation, d’entrée des données en informatique, justifications, etc, qu’il devra se coltiner !
Le ministère de l’intérieur et la préfecture de police soutiennent leurs fonctionnaires …………… comme la corde soutient le pendu !