Barack Obama
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N'en déplaise aux ténors du Parti socialiste qui aiment à se dire “supporters” du candidat démocrate, ce dernier n'a rien de “socialiste”.
La configuration de l'échiquier
politique américain est en effet sans équivoque, il n'y a pas de “gauche” comme on peut la concevoir en France. Le parti des libéraux-démocrates correspond en France, à l'aile libérale de l'Union pour un mouvement populaire, et le parti républicain se rapproche plus de l'aile droite de ce même parti.
On peut donc bien sûr concevoir que la “gauche française” préfère un candidat issu des rangs démocrates, à l'image de
Barack Obama.
Cependant, il ne faut pas se tromper, le candidat métis à l'investiture démocrate est un fervent supporter du président de la République, Nicolas Sarkozy, qu'il dit admirer et beaucoup respecter.
Après de telles déclarations, on ne peut que s'amuser des propos de Martine Aubry sur les plateaux de télévision lorsqu'elle dit soutenir ce candidat.
Et que dire de Ségolène Royal, la girouette qui, après avoir soutenu Hillary Clinton pendant sa propre campagne, se voit refuser un entretien avec Barack Obama qu'elle dit pourtant soutenir.
La preuve, les grandes lignes du "Plan to Strengthen the Economy" de Barack Obama pour renforcer l'économie américaine. C'est du Sarkozy dans le texte :
“I believe that America's free market has been the engine of America's great progress. It's created a prosperity that is the envy of the world. It's led to a standard of living unmatched in history. And it has provided great rewards to the innovators and risk-takers who have made America a beacon for science, and technology, and discovery... We are all in this together. From CEOs to shareholders, from financiers to factory workers, we all have a stake in each other's success because the more Americans prosper, the more America prospers.” (Barack Obama, New York, NY, September 17, 2007)
Qu'il s'agisse de sécurité, de protection sociale, d'écologie, de solidarité, ou encore d'immigration, les programmes et propositions des deux hommes ne cessent de converger.
A l'approche des élections présidentielles aux Etats-Unis, Barack Obama est à la mode, et il est bien vu en France de le soutenir. Cependant, la gauche française, l'une des plus archaïques en Europe, serait bien inspirée de se recentrer sur les problèmes des Français en tentant de proposer (enfin) des alternatives au lieu de fantasmer sur une “gauche” américaine qui ne lui ressemble en aucun point !
Retrouvez les chroniques de Mathieu Soliveres, membre des Jeunes Pop de l'Hérault, sur sa page
perso ainsi que sur son blog.