Bon Rosh Hashana...
Petit aparté : pour celles et ceux qui croient encore que la finance mondiale est tenue par je ne sais quel protocole un peu foldingue (de Sion ?), je signale qu'on est entré en Rosh Hashana.
Ce qui signifie quoi ? Qu'aucun juif religieux ou faisant à peu près bien semblant ne peut travailler, discuter argent, etc., pendant deux jours.
Ni donc orienter, influer, &c., ou agir sur les marchés...
Après Rosh Hashana, le déluge, en quelque sorte.
Bon, vous me direz, cela ne va convaincre personne parmi celles et ceux ne voulant pas être convaincus que leurs certitudes xénophobes sont fragiles si c'est _business as usual_ et qu'on va voir les banquiers juifs chez Brown, Bush, Sarkö et consorts. Elles et ils vous rétorqueront que les juifs sont bien comme les catholiques : le dimanche n'est pas sacré quand il y a de la monnaie en jeu...
Ah bon, les juifs seraient comme les catholiques ? Comme tout le monde, quoi ? Alors, c'est quoi ce délire ?
Et si, malgré les deux jours d'abstention d'intervention sur les marchés des détenteurs des capitaux dits juifs, cela n'avait aucune répercussion ? Que subsisterait-il du mythe ? Ben oui, mais un mythe, par « essence », c'est mythique, non ?
On ne fait pas boire un âne, entendre un sourd... qui ne veut boire ou entendre.
En tout cas, si la bulle spéculative immobilière éclate à l'Est de l'Europe (avec les répercussions continentales qu'on peut en attendre), les juifs d'Europe centrale y seront pour bien peu. Dans le Banat, où l'inflation immobilière faisait rage (ce commence à stagner, des locaux se vident d'activité), les juifs y sont pour bien peu : trop peu nombreux, ils ne peuvent que déplorer qu'on laisse tomber en ruines les trois synagogues de Timisoara. Bon Rosh Hashana à tout le monde !