Cinq ans de procédure judiciaire pour une relaxe!
C'est en tout cas une bonne nouvelle pour la "liberté d'expression".
Le rappeur Hamé, du groupe "La Rumeur" était poursuivi par le ministère de l'Intérieur pour des propos dénonçant des policiers "assassins".
La cour d'appel de Versailles vient de rendre son jugement: Hamé est relaxé.
La cour considère que les propos du rappeur ne sont pas diffamatoires.
C'est la fin d'un long épisode judiciaire, un véritable bras de fer entre le rappeur et le ministère de l'Intérieur.
Hamé était poursuivi pour des propos publiés en avril 2002 dans un "fanzine" suite à la sortie d'un album de "La Rumeur".
C'est le ministère de l'Intérieur qui avait porté plainte.
A cette époque, le ministre de l'intérieur se nommait... Nicolas Sarkozy.
Les propos tenus par Mohamed Bourokba, dit Hamé étaient les suivants:
"Les rapports du ministère de l'intérieur ne feront jamais état des centaines de nos frères abattus par les forces de police sans qu'aucun des assassins n'ait été inquiété."
Le 3 juin dernier, l'avocat général de la cour d'appel de Versailles, Me Daniel Renaut, avait souhaité qu'une peine "particulièrement significative" soit prononcée contre le rappeur.
Car avait-il précisé "il s'agit d'allégations outrancières qui portent atteinte à l'honneur et à la considération de la police nationale dont on affirme qu'elle agit criminellement sans jamais confondre ceux qui, en son sein, commettent de tels crimes."
Un avocat général, qui aujourd'hui, n'a pas été suivi par la cour d'appel de Versailles.
(Source: Nouvel Observateur)