Ce matin, j’écoutais Bourdin sur RMC: il recevait Ségolène Royal. J’ai failli en laisser tomber mon pain dans mon bol: elle a dit quelque chose d’incroyable!
Alors que Bourdin l’interrogeait sur la fiscalité écologique et sur la fiscalité en général, elle a répondu (citation approximative) qu’il vaut mieux laisser aux Français leur argent, que la fiscalité ne faisait que réduire le pouvoir d’achat des Français, et que, en cette période de crise économique, il serait bon de réduire de près de 1.000€ les impôts de près de 20 millions de foyers! Incroyable!
Enfin, on entend que l’impôt, c’est d’abord du pouvoir d’achat en moins pour les ménages! Elle a même dénoncé le taux de 60% de taxes sur l’essence... Vraiment, je n’en revenais pas.
Ce qui m’a surtout le plus intéressée, c’est sa réflexion sur la structure de l’impôt. Elle a en effet expliqué l’importance de simplifier l’impôt, de supprimer les niches fiscales ''qui ne sont que des moyens de satisfaire des lobbies''.
Eh bien Madame Royal, j’en suis encore sous le choc! Dire que Delanoë se déclarait libéral à la fin du printemps, allez-vous faire aussi votre coming-out libéral? Encore un petit effort, vous allez bientôt pouvoir défendre la flat tax (impôt à taux unique)!
En effet, l’impôt en France est trop complexe, propose trop d’exemptions. Au fil des ans, les avantages corporatistes se sont empilés, au gré des catégories sociales que le pouvoir du jour souhaitait favoriser. Qu’il s’agisse des œuvres d’art sorties de l’assiette de l’ISF, de la déduction de 50% des dépenses pour un service à domicile, ou encore des investissements dans les Dom-Tom…
Alors oui, la flat tax, voici un moyen simple de supprimer les niches fiscales (dont le bouclier fiscal que vous dénoncez) et de proposer un impôt lisible par tous, sans effet d’aubaine.
Alors, la flat tax au menu du Congrès de Reims? Allez, on peut bien rêver un peu en ces temps difficiles.