Embouteillage de voitures (photo d'illustration)
© Paul Souders/Corbis/Paul Souders
Depuis que le prix du baril du pétrole a flambé et que les salariés ont bien du mal à faire le plein du réservoir de leur voiture, le gouvernement a promis de faire quelque chose.
Et ce petit quelque chose devrait arriver bientôt... "Le premier ministre pourrait préciser ses intentions en marge de l'université d'été de l'UMP" prévoit
Le JDD dans son édition de dimanche 7 septembre.
Comment ça va marcher ?
Deux cas de figure se présentent à l'employeur :
- le salarié prend les transports en commun. Alors il se voit verser 50% du prix de son abonnement mensuel, comme c'est déjà le cas en région parisienne. Cette somme est exonérée de charges sociales.
- le salarié prend son véhicule personnel. Alors l'entreprise lui verse une prime de 200 euros par an, exonérée de charges, si elle le souhaite. Car la prime n'est pas obligatoire.
C'est au choix ?
Attention, non. La prime attribuée aux salariés qui prennent leur voiture personnelle ne pourra être versée que sous certaines conditions restrictives,
explique-t-on sur RTL: absence de transports en commun aux abords du lieu de travail, horaires décalés, travail de nuit...
Comment réagissent les syndicats ?
Pour la CFDT, la prime pour les transports en commun est "une bonne chose" puisque "le gouvernement reprend une de nos propositions" a fait savoir une responsable ce dimanche matin
sur France Info. Mais pour ce qui est de la prime versée aux automobilistes, "elle n'est pas suffisante".
Même remarque chez Force Ouvrière. Le secrétaire général du syndicat, Jean-Claude Mailly,
interrogé sur
RTL, explique que cette prime "doit être obligatoire aussi" pour les salariés "qui ne peuvent pas faire autrement que prendre leur voiture". Et d'ajouter: "200 euros, c'est un peu court!".