A l'université d'été de l'UMP, le mot d'ordre, c'est
unité. Mais à celle du Nouveau Centre, ce doit être
"langues déliées". Car le leader des centristes alliés du gouvernement fait savoir ce samedi tout le mal qu'il pense du
fichier Edvige qui permet d'enregistrer des infos sur toute personne "susceptible de porter atteinte à l'ordre public".
Il s'interroge. "Est-il utile pour assurer la sécurité de nos compatriotes, de centraliser des informations relatives aux personnes physiques ayant seulement sollicité un mandat
politique ou syndical?"
Et d'ajouter: "Est-il utile que l'on y intègre des éléments type les coordonnées téléphoniques, les orientations, sans savoir exactement de quoi il s'agit, des informations d'ordre fiscal ou patrimonial?"
Et de poursuivre: "Est-ce bien nécessaire de ficher les personnes jouant selon les termes même du décret un rôle institutionnel économique social ou religieux significatif? N'y a-t-il pas là un curieux mélange des genres?"
Alors du coup, il prévient qu'il "fera des propositions au début de l'année prochaine" sur la question des libertés fondamentales.
De son côté, la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie est "ravie" que son collègue s'interroge: "La question que moi je me pose, c'est comment il se fait que depuis le 1er juillet, il n'ait pas réussi à trouver mon numéro de téléphone pour me demander ce qu'il en était, je l'aurais rassuré", a-t-elle déclaré ce dimanche, passablement énervée, à l'issue du "Campus" UMP de Royan.
Le fichier Edvige, créé par décret le 1er juillet dernier, soulève un tollé dans le monde politique et associatif.
De nombreux recours ont été déposés devant le
Conseil d'Etat et une pétition circule pour le faire annuler.
Merci à
FullHdReady pour la vidéo