Usain Bolt
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Après la finale du 100m hommes remportée avec désinvolture par le Jamaïcain
Usain Bolt, des doutes arrivent. Nouveau record du monde de la discpline en 9"69, en coupant son effort à quinze mètres de l'arrivée alors que les autres triment derrière... Il y a de quoi faire réfléchir!
Après la course, Yohann Diniz, vice-champion du monde du 50km marche, réagit à chaud au micro de
Canal+: "Il finit peinard, les épaules en arrière... C'est une perf qui appelle la suspicion, forcément. Au village, j'ai discuté avec des sprinters qui se disent qu'il ne faut pas se foutre de leur gueule. Moi, je n'y crois plus".
Pourtant, on a envie d'y croire. De se dire que l'athlète peut repousser sans cesse ses limites. Mais que dire alors de la finale du 100m femmes où... trois Jamaïcaines se partagent le podium? La gagnante, Shelly-Ann Fraser, n'était que remplaçante dans l'équipe de 4X100m lors des Mondiaux d'Osaka en 2007.
Franck Chevallier, le directeur technique de l'athlétisme français, ne mâche pas ses mots dans Le Parisien: " Les générations spontanées, avec des Perec ou des Diagana, ça existe partout dans le monde et ce sont des gens exceptionnels. Là on va dire qu'ils [les Jamaïcains] en ont pêché dix d'un coup en sprint."
Avant d'ironiser: "Je me demande bien ce qu'ils vont faire aux Jeux olympiques d'hiver en bobsleigh." No comment.
Le doute touche d'autres sports. En cyclisme sur piste, les Britanniques raflent tout et font des chronos impressionants. Comprendre: des temps auxquels on ne s'attendait pas...
Et lundi, un inconnu - français cette fois-ci - s'intercale à la surprise générale entre deux Kényans en finale du 3 000m steeple pour remporter la médaille d'argent. L'histoire est belle pour
Mahiédine
Mékhissi-Benabbad. Trop belle? "On n'a aucune raison de douter", assure à RTL... Franck Chevallier, le même directeur de l'athlétisme français. Alain Blondel regrette lui que le parcours d'entraînement de ce champion ne soit "pas facile à suivre".
Au-delà des petites phrases, il reste les contrôles antidopages pour se rassurer. Ils sont systématiques pour les médaillés, à défaut d'être infaillibles. Jusqu'à présent, quatre athlètes ont été contrôlés positifs aux JO. Pour les JO de Londres en 2012, le directeur du comité d'organisation, Paul Deighton, propose que le dopage soit considéré comme un délit pénal.
(Sources: RTL, le Parisien, Canal+)
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